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Vade Retro Madamas

mai 31, 2008

Comme vous l'avez peut-être soupçonné en voyant la photo de jeudi dernier, un peu plus bas sur cette page, je me suis trouvé un nouveau passe-temps ces derniers jours, et ma fibre d'archiviste vibre en même temps que mon scanner à deux heures du matin. J'ai mis la main sur quelques photos des années 1940 que je m'amuse à numériser dans mes temps libres (et ce n'est pas ça qui manque puisque je ne fais jamais rien). Il y a déjà une vingtaine une trentaine d'images en ligne sur mon flickr, et elles ont jusqu'à maintenant reçu passablement de views et de commentaires. C'est sûr que ça aide tout le temps quand on tague ses photos avec des mots comme sexy+pin-up+girls. En tout cas, c'est plus populaire auprès des masses que des photos de bisons.

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Le métier que j'aurais pu faire au lieu de ruiner ma vie, # 137

mai 29, 2008

Teneur de bas.

Stocking Ad

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Histoire qui ne commence pas par un tremblement de terre, ni par des oiseaux, ni par des serpents, ni par des aéroplanes, et où il n'est pas question de Lenny Bruce ou de Lester Bangs

mai 28, 2008

Levé tôt, allé faire pipi, brossé les dents, fait chauffer de l'eau pour le thé, à la cuisine. Il n'en reste plus. Alors j'ai rébouillanté (du verbe rébouillanter) les feuilles d'hier soir laissées dans la théière. Je suis retourné au lit, ai posé la théière à côté du matelas. Le thé était âcre. Trois gorgées.

De passage dans la cuisine, j'ai marché devant une fenêtre ouverte en-haut de l'évier. J'ai cru comprendre qu'il faisait mille degrés dehors, et un tour de balcon, debout en bobettes, m'a permis de constater le vrai de la chose. Les gens s'accumulent à la sortie du dépanneur d'en face, avec dans leurs mains des bières froides et des Mister Freeze. C'est l'été et j'ai mis des culottes.
C'est l'été et voilà enfin une excuse, attendue depuis des mois, pour sortir de la maison en wifebeater.

J'ai amputé de quelque dollars le deux-cent-quatre-vingt-neuf économisé jusqu'à maintenant pour le scooter du futur (voir plus bas), et je me suis payé un café à l'Atomic, même si la caféïne ne me fait pas, que le lait de vache c'est dégueulasse et que le lait de soya me donne des glaires.

Des fois tu marches sur la rue et tu vois au loin une fille que tu trouves de ton goût. Quand tu la croises sur le trottoir, elle te dit bonjour et là tu te rends compte que tu la connais et que t'as déjà couché avec. T'as l'air étrange, mais gentil. Des fois, c'est le genre de chose qui arrive. Mais pas dimanche dernier.

Dimanche dernier, j'ai fait de la fièvre des foins au coin Joliette et Ontario.

Ça pue dans ma chambre. On a décidé de virer les meubles, puisqu'on déménage dans cinq semaines. En fait, Mathilde a décidé de tout donner. Je pense que j'ai approuvé son geste. Allez voir dans les annonces classées pour un aperçu des meubles qu'on donne et la chance unique de venir les chercher dans notre salon et me voir me gratter devant vous.

Ça pue dans ma chambre. J'ai opté pour une solution simple pour règler le cas de la commode : vider par terre le contenu des neufs tiroirs et déplacer le meuble de la chambre au salon, en attendant que son éventuel acquéreur, recruté via les annonces classées, vienne m'épargner la tâche de le déménager le mois prochain, et vienne me voir me gratter.

Depuis le vidage des tiroirs, ma chambre est un sol mou sur lequel je rebondis tel Buzz Aldrin en soixante-neuf. Plein de vêtements partout, dont plusieurs n'avaient pas vu l'odeur du jour depuis un bon moment déjà. Un doux fumet de fond de garde-robe et de syndrome pré-Armée du Salut flotte dans la pièce. Le thé est âcre en maudit, la théière est restée là. Je travaille de mon lit en éternuant et je m'ébouillante avec le café chaud du coin, qui me tâche la camisole. S'abreuver en position semi-kekchose constitue un risque pour la propreté de ses plus belles tenues.

J'ai la fièvre des foins et le lait de soya me donne des glaires. La fenêtre ouverte chasse les odeurs mais les lattes du store claquent.

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Quand on y pense...

mai 28, 2008

Les vêtements sont à American Apparel ce que les articles sont à Playboy.


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En réponse à « Papillon aux ailes brisées »

mai 27, 2008

Ah ! Le courrier de Louise ! Toujours un succès !

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Vroum vroum

mai 27, 2008

Bon. Je l'ai le permis. Manque juste l'argent pour la bécane maintenant. Ça n'a pas pris de temps cette fois-ci, environ trois quarts d'heure et tout était réglé. Personne ne s'est trompé dans rien, personne ne s'est évadé de la prison Tanguay, juste à côté des bureaux de la Société de l'assurance automobile. J'ai trouvé bien drôle de voir un type tirer les dernières puffs de son joint près du boulevard, en marchant vers le stationnement où sont les voitures pour les examens pratiques. Bonne chance, dude.

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Se casser la gueule cet été en 328 étapes faciles

mai 26, 2008

Vu que l'on me presse de questions sur les récents développements dans l'accomplissement du point #8 dans la liste des 1000 choses que je dois faire avant de mourir, c'est-à-dire « Avoir un scooter » (qui se place juste devant « Avoir un accident de scooter », en position #9), voici tous les détails... et une nouvelle preuve qu'il n'y a en ce bas-monde aucun défi tout simple que je ne puisse relever autrement qu'après maintes grimaces et contorsions. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, disait un grand philosophe, dont le nom m'échappe, mais je l'ai lu déjà, et c'est donc vous dire si j'ai de l'érudisme.

Petit rappel « historique » pour faire une belle histoire : pour avoir un scooter, ce que tu as à faire mon ami est d'aller t'en acheter un. Si tu as un permis de conduire « régulier », celui qu'on dit être pour un « véhicule de promenade », tu es amplement qualifié pour conduire dans le respect des lois de notre nation cet engin de la muerte.
Or, à presque trente ans, je ne possède pas de permis de conduire. Cela ne fait pas de moi un paria. Je n'ai jamais eu de cancel colorectal non plus, et je ne m'en porte pas plus mal, surtout que j'habite en ville et que ce n'est pas une nécessité (un permis).

Il faut donc, pour le scooter, aller passer un simple examen théorique, question de prouver que l'on sait distinguer une lumière rouge d'une lumière verte, un piéton d'un dromadaire, et un permis de conduire des symptômes du cancer colorectal, et voilà le travail, tu ressors de la SAAQ avec un permis de classe 6D, et tu cours t'acheter ton bolide. Vroum vroum vroum. Tu es fin prêt à attaquer les voies publiques et à faire sacrer les automobilistes.

Mardi dernier, je m'installe donc devant les ordinateurs archaïques de la Société de l'assurance auto, pour passer un examen que je réussis avec panache (ce n'était sur le chemin du retour que confettis et pamoison), je retourne au guichet pour me laisser collecter 40 dollars pour la délivrance du fameux bout de papier... mais aussi pour apprendre que l'on m'a fait passer le mauvais test ! Par chance, ce n'était pas le test du cancer colorectal, imaginez le quiproquo, mais enfin, passons... La conversation entre l'employé z'affable alla t'à peu près (liaisons dangereuses ici) comme suit :

— C'est pas de ma faute, moi monsieur.
— Je sais bien, mais quand j'ai téléphoné la première fois pour prendre rendez-vous, ce n'est pas ce que j'avais demandé
— Oui mais c'est bon ça, tu as un permis de conduire !!! Tu as réussi l'examen !
— Ce n'est pas ce que je voulais ! Je veux juste avoir un scooter. Avec un permis de conduire « normal », je peux avoir un scooter, non ?
— Oui.
— Alors maintenant je l'ai !
— Ah mais non ! Ça, c'est juste un permis temporaire ! Dans un an, tu vas avoir le « vrai » permis si tu réussis un examen pratique.
— Et il va falloir que je paie, encore !
— Ah ben oui... C'est pas gratuit, hein !
— Est-ce que je peux juste sortir d'ici et m'acheter un scooter, et le conduire ?
— Pour ça il faut que tu passes un autre examen.
— Et il va falloir que j'attende encore un mois et demi...
— Qui te dit que tu vas attendre un mois et demi ?

J'ai tellement rouspété qu'on m'a donné un rendez-vous pour deux jours plus tard, alors qu'en temps normal on vous fait attendre un mois et demi. Comme je travaillais jeudi dernier, on s'est entendu pour lundi de la semaine suivante, c'est-à-dire aujourd'hui. Ce qui va quand même m'occasionner de traverser la ville jusqu'au métro Henri-Bourassa, cette terre hostile, et prendre un bus, puis aller passer trois heures encore dans les bureaux de la Société de l'assurance automobile du Québec, situés sur une terre hostile, à quelques mètres de la prison pour femmes Tanguay (véridique), à poireauter dans une salle pleine à craquer, surpeuplée. Ne la surnomme-t-on pas, d'ailleurs « le Darfour du Nord » (moins véridique) ?

La SAAQ, c'est un triomphe pour notre démocratie. Tout le monde qu'il veut un permis de conduire, il doit y passer. Pas de passe-droit. Même les connus doivent y aller. À la SAAQ, tout le monde il est égo, même Richard Martineau.
Sauf que puisqu'il y a beaucoup de monde qui sont égo là-dedans, parfois, même souvent, on attend longtemps... La prison est à côté, on aurait le temps d'y purger une sentence dans l'intervalle. D'ailleurs il y a de la place, puisque deux détenues s'en sont évadées le jour même (encore véridique).

Chose amusante mardi dernier, il y a cette femme qui est venue s'assoir dans la même rangée que celle où je patientais depuis un moment déjà. Vous savez quand vous avez la certitude d'avoir déjà vue la personne, mais êtes incapable de vous rappeler en quelles circonstances vous l'avez croisée. J'ai trouvé le lendemain. C'était cette dame vue dans le métro, il y a deux ans. On l'aperçoit aussi à la seizième seconde de ce petit clip :


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Conversation intuile #0086

mai 25, 2008

rappaz > « Romanian bride, add to cart »
Philémon > « Add $19,99 for your bride to come faster »

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Et tous ces gens qui se filment sur webcam et qui mettent ça sur YouTube

mai 24, 2008

Ce siècle m'étonne et me rend heureux meme si ça gratte un peu.

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Des heures de plaisir

mai 23, 2008

On n'a plus les petits lapins qu'on avait.

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De la relativité et de là où j'exagère avec la pression

mai 23, 2008

Il y a des moments où tout ce que je fais est d'une importance extrême. Mener à bien des projets... résolutions de problèmes... faire sérieusement des choses pas sérieuses. Et y'a des moments où je m'en calice, mais où je m'en calice tellement. Ça dépend généralement de mon taux d'alcoolémie.

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Pour des freinages brusques plus brusques

mai 22, 2008

Dans le métro ce matin, deux vieilles dames sont entrées dans le wagon. L'une s'appuyait sur une canne. Il y avait plusieurs sièges libres mais aucune de ces vieilles dames ne s'est assise. Les aînés de nos jours n'ont plus de respect pour rien.

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Quelques photos

mai 19, 2008

I Love Cans

Broken English Spoken

The Plane | L'avion

Pas de balles

Play Ball

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Nathalie Petrowski dans la quatrième dimension

mai 18, 2008

Une bonne récolte du Bêtisier ce week-end :

À La Presse, Nathalie Petrowski connaît les joies du voyage dans le temps
Un journaliste du Journal de Montréal s'amuse bien avec les champs lexicaux.
Un restaurant de la rue McGill propose des desserts au goût douteux.

Je suis maintenant propriétaire du domaine www.betisier.info (tous les points com et points net étaient déjà pris), mais comme je suis vraiment nul dans ces trucs-là, ce n'est pas encore au point. À suivre, donc. D'ici-là, je m'arrache les cheveux.

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Libre-service

mai 16, 2008

Il y a quand même des avantages à se présenter au bureau de temps à autres : aujourd'hui, la machine distributrice de chocolat/chips/biscuits/starburst/etc. est grande ouverte, pour une raison inexpliquée. Je vous laisse deviner l'effervescence, surtout un vendredi après-midi aux environs de cinq heures. Tout le monde se sert sans se faire prier.

Enfin on peut s'adonner au pillage, c'est notre ouragan Katrina à nous.
Ça sent tellement les Doritos que le tapis neuf décolle.

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Every Blog Post is The End of The World For Me

mai 16, 2008

JeffreyBrown - LittleThings - 2008

Je suis absolument positivement incroyablement incapable de travailler. Je tourne autour du pot, je m'amuse dans Photoshop avec des vieilles photos qui encombrent mon ordi depuis trop longtemps, avec mon scanner je numérise le tas de vieilleries qui s'empilent chez moi, je parle des heures pour ne rien dire sur MSN, je regarde de la porn... mais je ne travaille pas !
Quand je parle de travailler, je veux dire écrire. J'ai un paquet de nouvelles en chantier, certaines commencées il y a plus d'un an, et je les trouve nulles, nulles, nulles. Et je n'y touche pas, et n'essaie pas de les rendre moins nulles, n'essaie même pas d'ouvrir les documents Word pour vérifier si elles sont, objectivement, si nulles que ça. Je fais semblant qu'elles n'ont jamais existé. Je fais semblant d'être un type qui écrit dans la vie. J'ai abandonné sur ma lancée comme un chevreuil qui stâlle devant les phares d'une voiture. Je suis un imposteur. J'imposte.

En plus que je ne sais pas trop quoi faire maintenant. Je ne sais pas quelle direction je dois prendre.
Je viens de terminer cette semaine le plus récent Jeffrey Brown, Little Things, qui vient juste de paraître. Et j'ai été plutôt déçu de son nouveau bouquin, mais là n'est pas la question. Je me mets à m'interroger sur la nécessité de faire dans le biographique, l'auto-biographie, l'auto-fiction, ou whatever, appelez ça comme vous voulez. Parce que lui, Jeffrey Brown, c'est ce qu'il fait, d'où le questionnement, que j'avais déjà mais qui ne s'en trouve que plus lourd ces jours-ci.
Je me dis que c'est peut-être la voie à suivre, la seule façon de réellement communiquer quelque chose à autrui (et c'est bien pour ça qu'on écrit, ou qu'on blogue, n'est-ce pas?), et en même temps, je ne vois pas comment je pourrais y arriver.

D'abord, je pense avoir beaucoup trop de pudeur (aussi paradoxal que cela puisse paraître quand on tient compte du fait que j'entretiens ce blog depuis bientôt six ans, l'équivalent d'un millénaire dans le « domaine », sans compter tout le tas d'autres trucs que je fais sur le web) pour y aller à fond et raconter ma vie. Forcément, j'en saute des bouts plus intimes, d'autant plus que ma vie, je ne la vis pas seul mais entouré de gens, qui n'ont pas demandé à être impliqués dans mes internets. Habituellement, les gens que je rencontre (et j'en rencontre peu puisque je sors peu) sont déjà passés par ici, ou du moins chez Entendu à Montréal, et ont une bonne idée des jouets avec lesquels je m'amuse dans la vie. De temps à autre, je rencontre des gens qui n'en ont aucune idée, et là c'est bizarre... Mais bon... Que les gens soient au courant de mon wonderland virtuel ou pas, je me vois mal parler d'autrui sur ce site, puisque cet autrui, qui n'a rien demandé, n'aimerait probablement pas voir sa vie étalée au grand jour. Et je ne me sens pas à l'aise de le faire quand même, sans son consentement.

Ensuite, je ne crois pas faire quoi que ce soit de suffisamment palpitant dans mon existance pour oser avoir la prétention de croire que ça pourrait intéresser quelqu'un.
Je suis plus visible sur le web qu'en personne, merde, je sors à peine de la maison. J'ai slaqué les sorties au bar, où j'ai passé l'hiver entier à raison de cinq soirs par semaine, en moyenne. Je suis trop de bonne humeur ces temps-ci, il y a trop de bagarres dans la place (et autour) et j'ai besoin d'argent pour acheter ce fichu scooter que je veux m'acheter. Ce qui fait que je reste dans ma cuisine, ou carrément assis dans mon lit avec le laptop.

Sauf que l'auto-biographie, j'ai tendance à trouver ça faible. Parce que ce que j'aimerais vraiment, c'est inventer des histoires, pas raconter ce qui m'arrive quand je me perds en allant au dépanneur. Et je manque d'imagination, je n'ai pas d'histoires dans ma tête. Tout ce que j'ai, c'est des observations décousues sur à peu près n'importe quoi et la conscience aigue que c'est, justement, n'importe quoi.

Me voilà donc bien fourré. Je ne sais plus quoi écrire... avec le résultat que je n'écris plus. Les nouvelles restent inachevées dans leurs beaux documents Word; j'ai un truc commencé il y a deux étés auquel je n'ai plus touché depuis des mois; et un autre truc, commencé dans un carnet pendant la route entre New York et Montréal en février, que je ne me suis toujours pas donné la peine de recopier et de corriger...

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Ma Léa Pool de hockey

mai 15, 2008

Sept matchs de joués dans les finales de conférence, et sept prédictions justes. Que se passe-t-elle ? Aurais-je un gris-gris avec du poil dessus ?

EDIT: Looks like que j'ai talké trop vite, comme on dit au New Brunswick (peut-être...). Ma belle séquence est finie puisque Pittsburgh a perdu. Mais j'ai toujours l'oeil sur la cagnotte et je mène toujours le pool, en espérant une victoire de Detroit demain. Maintenant j'ai compris ce qui était vraiment l'fun dans le sport : faire de l'argent en pariant sur les matchs.

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Pensée vagabonde #00116

mai 14, 2008

Buvez plus, tremblez moins.

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Ça va sacrer à l'École des fans en 2013

mai 14, 2008

Juste à sortir de chez moi pour aller au café Atomic, je viens de voir quatre filles en balloune. Ça a fourré cet hiver dans Hochelaga.

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J'ai peut-être pas de classe, mais j'ai de l'hygiène

mai 12, 2008

Je viens de sortir de mon appartement, après trois jours sans sortie, passés à bosser de la maison, à boire du thé, à boire de la bié.
Je coupe à travers les petites rues question de croiser des femmes de trente-deux ans habillées comme des guédailles de quatorze. Sur Valois, je lis un graffiti en belles lettres attachées : « La crise du logement n'est pas finie ». Je pense à acheter une canne de spray paint et écrire en gros : « Pénurie de peinture en spray ».

Détour au Pharmaprix pour acheter un objet unique et désirable : un bâton de désodorisant à odeur de « glacier » (c'est écrit dessus). J'ai peur que le réchauffement climatique me fasse puer des en-dessous de bras en me faisant suer plus chaud qu'une marque concurrente. À la caisse, l'employée me fait payer sans me dire un mot, sans me regarder. Néanmoins, mon bonheur demeure intact, car j'ai une carte Optimum et un jour moi aussi je bénéficierai d'un rabais substantiel.
Mon achat me comble, je vais sentir bon, je vais sentir comme le glacier, je vais sentir une croisière dans l'Antartique. Je ne sors pratiquement jamais parce que je ne sais pas me tenir, mais sachez qu'à la maison je prends des douches.
Avant de quitter la pharmacie, je croise un ami qui s'approche des caisses. Je me réjouis de n'avoir acheté aucun article gênant. Pour montrer ma bonne foi, je lève le Speed Stick haut comme la torche olympique, haut comme le skyline de Dubaï, haut comme la longueur de mon bras finalement. Mon anti-sudorifique a l'air de dire : on n'a peut-être pas de classe mais on a de l'hygiène.

Arrive à l'épicerie pour me rappeler la verdeur des denrées. Dans une des cinq rangées de cannage, je croise une fille que je voyais le matin dans l'autobus 29, dans une autre vie que je travaillais pour vrai. Je la trouvais cute dans le temps. Mais maintenant à chaque fois moins. Même que de plus en plus moins, à mesure qu'elle enlève des couches d'hiver. En plus, son chum a l'air de puer.

La caissière la plus lente travaille à la caisse rapide. Je lui demande le comment-ça-va-chez-vous, dans une logique de non-agression et d'implantation sympathique dans un quartier donné de la terre des hommes. Après un silence, elle exhale un « oui », et puis c'est tout. Les supermarchés sont pleins de denrées périssables et de caissières de dix-sept ans qui n'ont pas encore appris les aptitudes sociales.

Les denrées font bip-bip à la caisse -je chante Roadrunner de Jonathan Richman dans ma tête mais tu n'étais pas là- et taxes incluses mon épicierie coûte 20.00 $ pile. Le juste prix ! Pour une rare fois que ça arrive, je n'ai pas de billet de vingt. Je veux payer avec ma carte. La transaction est refusée.

Je dépense le reste de mon petit change pour un café à l'Atomic. Un inconnu se mêle de la conversation que j'ai, j'ai envie de le frapper à coups de pelle dans face mais à la place je caresse sa barbe. Il se montre agacé. J'arrive chez nous sans croiser d'autre mécréant. Les vidanges fleurissent comme à tous les lundis. Elles me font penser à des gens que je ne croise plus et je me dis : peut-être qu'ils sont morts ?
Rentré chez moi, je me débarasse de mon t-shirt, met une camisole et ressent la fierté d'avoir des en-dessous de bras même si de leur utilité je ne suis pas sûr.

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Gagner un concours dans un bar est une mauvaise idée car tout le monde voit bien que tu as de l'argent

mai 10, 2008

Pittsburgh a gagné vendredi soir, et les Red Wings en ont remporté une deuxième samedi. Je suis maintenant en seconde place dans mon pool, c'est fou comme c'est excitant, on peut suivre ça ici pratiquement en temps réel. D'ici deux ou trois semaines on devrait savoir combien d'argent de bière j'ai gagné avec ça. Si jamais j'empoche le magot, j'ai pas l'impression que c'est avec ça que je vais m'en payer un, scooter.

Autre raison qui explique peut-être, comme nous en parlions hier, que mon enthousiasme initial pour le sport ait été tué à l'adolescence : une haine viscérale pour mon prof d'éductaion physique en secondaire 3.

Je ne me rappelle pas de son nom. Je pourrais peut-être faire une recherche sur les sites du genre « Rate my teacher », mais je ne suis même pas certain que je pourrais le reconnaître. Quinquagénaire, il avait joué dans l'équipe de volley-ball olympique de son pays d'origine, l'Égypte si je me souviens bien. En tout cas, c'est ce qu'il nous avait raconté, pour les Olympiques. Mais une vilaine blessure l'empêchait maintenant de trop se démener dans le gymnase. Il nous faisait jouer constamment à sport de prédilection, et comme j'ai toujours détester, sans raison précise, ce sport de prédilection (les blancs ne savent pas sauter), on n'était pas fait pour s'entendre lui et moi. Il s'en est pris à moi parce qu'il me trouvait paresseux, pour une raison ou une autre, puis s'est mis à m'accuser, devant tout le monde, d'être trop fatigué pour participer aux cours parce que je me levais tôt le matin pour passer le journal.

Comment il avait su ça et qui s'était ouvert la trappe ? Aucune idée. Il y a dû y avoir du coulage dans une réunion de parents, ou une taupe matinale dans mon quartier. Mais bref, entre me salir les mains à l'aube sur une trentaine de journaux et récolter du bon tip des Anglais, ou jouer au volley-ball l'après-midi et récolter des ecchymoses aux poignets à cause d'un stupide ballon, le choix n'a pas été difficile.
Peut-être espérait-il me secouer de mon apathie légendaire en y allant de ses beaux discours devant les autres, qui du reste devaient s'en crisser éperdûment, mais moi quand on m'attaque gratuitement, surtout devant tout le monde, ce qui n'a guère de classe (joke d'école, « classe »...) je ne fais que me retrancher davantage dans mes positions et m'entêter encore plus.

La balance de l'année s'est déroulée de la manière suivante : quand l'envie me prenait, et elle me prenait souvent, d'aller m'asseoir dans un coin plutôt que de jouer au volley, on avait tôt fait de me dénoncer au prof, qui m'invitait cordialement à aller me « reposer » de mes loyaux services matinaux au quotidien The Gazette dans le bureau du directeur le plus proche. Joie.

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Ma position favorite

mai 09, 2008

Tant qu'à parler de sport... Aussi bien continuer.
J'ai investi début avril la somme astronautique de 10 dollars (quand même ! le prix de deux pintes !) pour m'inscrire au pool de hockey des séries organisé par mon débit de boisson préféré. Je dois dire que je m'en tire plutôt bien (quatrième jusqu'ici, à quelques tout petits points du meneur), surtout si l'on considère que je suis le hockey à distance, jamais directement, par la bande, c'est-à-dire via les manchettes sur internet et les quelques lignes publiées dans le journal Métro.

Je ne suis pas un amateur de sport professionnel, mais pourtant il me fascine. En fait, je ne suis pas fasciné par le sport en tant que tel, ni par les exploits sportifs. Je me demande si je l'ai seulement déjà été, et si ce fut le cas je crois que mon enthousiasme initial a été tué à l'adolescence par le fait de n'avoir excellé dans aucun sport (quoique je me débrouillais au baseball, mais en défensive seulement, et quand on me laissait jouer à ma position favorite, l'arrêt-court, plutôt que de me faire moisir au champ, à faire la vache). J'étais un enfant assez solitaire aussi, même pas mal, alors le baseball se pratiquait souvent moins en équipe que tout seul dans le stationnement du centre commercial, après la fermeture, avec un gant, une balle et un mur de briques comme adversaire. Ça développe les réflexes, et c'est comme ça qu'on en vient à être capable de tourner un double-jeu. Quand on se présente au bâton cependant, c'est une autre paire de manches...
(Baseball, manches, la comprenez-vous ? Oubliez ça...)

Non, je suis surtout fasciné par le vocabulaire sportif, qui est une source de richesses et d'amusement sans fin; par l'hystérie collective l'emballement collectif (les matchs qui vont en deux ou trois périodes de prolongation, la conquête de 1993, les hautes espérances de cette saison après douze années d'équipes poches), et par le côté esthétique et/ou historique qui accompagne le sport professionnel. Je me rappelle que ma grand-mère avait un grand livre, écrit par feu Claude Mouton, rempli des photographies de Denis Brodeur. Et je ne me lassais pas d'entendre ma grand-mère parler des « exploits » d'un Serge Savard vieillissant que mon défunt grand-père, apparemment, prenait plaisir à injurier de son salon pendant la Soirée du hockey.

Bref, pour une raison que j'ignore, je suis incapable de donner raison à ceux de mes amis qui ont une haine viscérale du sport professionel et qui le considèrent comme une abrutisserie sans nom. Pas plus que je ne peux me résoudre à regarder un match à la télévision. Mais inlassablement, je lis les comptes-rendus des matchs; je zyeute avec un intérêt à peine dissumulé les vains débats de gérants d'estrades sur la pertinence de liquéfier tous les Russes, les Slovaques, les Suédois, les Finlandais, les Tchèques, les Suisses, les le Français, les Biélorusses, les Américains et les Canadiens s'alignant avec le Bleu-Blanc-Rouge, pour mieux les remplacer tous par des Pakistanais; et je visionne les bêtisiers fantastiques montés par l'équipe du génial Sportnographe (LA référence) en quête de nouvelles manières de massacrer la langue française.

Tout ça pour dire que, revenons à nos Claude Moutons : ça va plutôt bien dans mon pool. Permettez-moi de flagorner, j'ai visé juste 4 fois sur 4 lors de la deuxième ronde des séries, merci bien aux Flyers de Philadelphie grâce à qui j'ai non seulement inscrit plusieurs points mais aussi connu le bonheur d'être considéré, brièvement, comme un traître à la nation, pour les avoir vus vainqueurs contre Montréal.

J'avais prédit à l'issue de la saison régulière une finale Penguins-Red Wings pour la fin mai, série qui sera remportée par les Penguins. Facile à dire une fois rendu ici, avec quatre clubs encore en lice. J'aurais dû l'écrire quand c'était le temps, mais bon c'est vrai quand même, gens de peu de foi. Donc allons-y avec audace dans les prédictions pour la ronde numéro trois : Detroit en 5, Pittsburgh en 4.

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Une nuit sans point ni coup sûr

mai 07, 2008

Un bel exemple de désoeuvrement et d'heures de sommeil irrégulières.



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Pensée vagabonde #00115

mai 05, 2008

C'est important de mourir pour la liberté une fois de temps en temps.

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Bien entendu...

mai 03, 2008

Voici le reportage qui a marqué la dernière étape de la courte mais joyeuse tournée médiatique qui a suivi la parution du livre Entendu à Montréal, inspiré du site web du même nom, au mois d'avril.

J'apparais fatigué et un peu incohérent devant les eaux marécageuses du parc Lafontaine. Pourtant, le topo de Simon-Pierre Goulet avait été tourné quelques heures avant que j'aille virer la brosse de tous les dangers avec Gab. Aussi, pour l'anecdote, c'était la même journée que les émeutes qui ont suivi le septième match Canadien-Boston, ce qui n'a aucun lien, bien entendu...

Le livre Entendu à Montréal, publié chez Amérik Média et préfacé par Christian Mistral, est présentement disponible dans toutes les bonnes librairies.

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