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Blog en déconstruction

mai 30, 2007

On refait le blog. Oui je sais : c'est tout croche. Ça sera pas long. On a pas rien que ça à faire, on a des jobs aussi ! Ça sera réglé sous peu. Promis. Bientôt de retour à notre déprogrammation régulière.
En attendant, par ici les insultes : info@rappaz.net.

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Pensée vagabonde #0061

mai 29, 2007


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Un dimanche fertile en émotions

mai 28, 2007

Et l'infertilité jusqu'à la fin de vos jours ?

the zipper incident

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Pensée vagabonde #0060
Énième variation sur le thème de la création.

mai 28, 2007

Le septième jour, Dieu observa ce qu'Il avait accompli dans les six jours précédents. Puis il déclara : « Viens t'en Albert, on décrisse. La vie ici, c’est pu ce que c’était. »

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Pensée vagabonde #0059
Énième variation sur le thème de la création.

mai 28, 2007

Dieu regarda ce qu'Il avait créé dans les six jours précédents et Il vit que cela était bon. Il prit le septième jour pour faire son lavage.

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De retour à notre déprogrammation régulière

mai 28, 2007

De retour à notre déprogrammation régulière: Lucie était très inquiète au sujet de son conjoint.
Richard souffrait en effet d'acné du sommeil : la nuit, ses boutons essayaient de l'étouffer. Il devait donc se réveiller à intervalles réguliers, pour éclater une à une les pustules, ce qui après huit mois de concubinage, causa de la gêne à la peinture verte du plafond, qui commença à jaunir sous l'effet du pus. Elle vint s'en plaindre à Lucie.

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Boîte à malle

mai 27, 2007

De : Manuel B.
Envoyé : vendredi 18 mai 2007 17:45:08
À : Frederic Rappaz

C'est dommage qu'un si bon blogue ait un visuel aussi laid. Get a designer!!!!

(Mise à jour : il parlait de l'ancien design, avant l'avènement salutaire du rose).

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Un samedi à l'usine

mai 26, 2007

On m'a reproché d'être vague, de ne pas aller au fond des choses. De rester en surface, ou bien de digresser, de diverser. De ne pas vous parler de mon quotidien, de mes joies, mes peines, mes aspirations et/ou mes condylômes. Alors, tel que riquouesté, je réajuste aujourd'hui le niveau d'intimité avec toi, lecteur, avec toi, lectrice. Pour ce faire, je transgresse entre autres une des règles non-écrites du bloggage : je te parle de mon travail.

Pendant que vous célébriez, à pareille date la semaine dernière, votre Jour de la Reine/de Dollard/du Dollard/des Patriotes/insérez-votre-dénomination-favorite-ici en accordance avec vos allégeances politiques vos préférences en matière de congés payés ou vos vues sur le nationalisme, et pendant que vous manifestiez (peut-être) dans le Parc La Fontaine en clamant « Le Québec aux Québécois DE SOUCHE ! » (la dernière partie ne manquant pas de me faire naître un petit régurgi de vomi à l'intérieur de la bouche, pour des raisons que j'expliquerai un autre jour (ou que j'ai peut-être déjà expliquées)) je travaillais comme à tous les samedis pour sauver vos âmes et assurer que la loi et l'ordre se maintiennent dans votre ville, que dis-je? dans votre pays.

Mon travail consiste en bien peu de choses. Je suis assis à mon bureau habituel, avec trois plantes autour de ma tête, suspendues en des points soigneusement déterminés, de manière à former un triangle dont les angles correspondent en tous points avec ceux du triangle des Bermudes. Et devant moi il y a un mur de télévisions. Sur les moniteurs, j'ai le loisir d'alterner d'une caméra à l'autre, et toutes ces caméras me donnent un aperçu de vos cuisines, vos salons, vos salles d'eau, vos placards, vos squelettes.
Et ce manège se poursuivra jusque à ce que l'on vienne relever la garde. Alors un autre, un semblable à moi, un nouveau numéro anonyme, un nouveau travailleur, un nouveau soldat, une nouvelle fourmi dans l'estomac du grand tamanoir du monde, viendra à son tour accomplir le rôle pour lequel il/elle a été spécialement formé(e) : vous épier.
Ou pas vraiment.

Pour être honnête, les samedis sont longs et se ressemblent. Je travaille dans l'ombre (on n'allume pas les néons du bureau, le samedi), tranquille dans mon coin favori, sans grandes tâches à accomplir, et je regarde la butte que l'on appelle vaniteusement « la Montagne » se reboiser à vue d'oeil, après un hiver pénible et un printemps qui jusqu'à récemment n'attirait que méfiance.

Je me plais à fabriquer une fascination révérencielle (révérencieuse) pour certains blogs, certaines lectures en ligne, et c'est là chose bien inhabituelle que je cherche intérêt dans la lecture et révérencie à ce point puisque moi, madame, je ne lis pas, en temps normal.

Moi madame, je ne regarde pas la télé. Moi madame, je ne vais ni au cinéma, ni au théâtre. Encore moins au ciné-parc, puisque le métro refuse de s'y rendre ! Moi madame, je suis acculturé. Moi madame, je suis asexué. Moi madame, je ne connais rien. Je n'connais ardjien. Je suis un idiot. Je suis un simple d'esprit. Je suis redescendu à l'état nu, à l'état vierge. Page blanche tu étais et page blanche tu retourneras. Je reconstitue le mythe du bon Sauvage.
En bon français bien de cheu nous : je ne veux rien savoir.
Dans l'autre langue, venue d'ailleurs : popular culture no longer applies to me.
Je suis telle une casserole. Je suis bien huilé comme une machine bien huilée. Je fais ce qu'il y a à faire et rien ne me colle dessus.

Moi madame, je suis un produit de mon environnement. Et cet environnement est technologique.
Je suis certain que c'est à cause de toutes ces ondes de téléphonie cellulaire, de télévision satellite, de wi-fi, de hi-fi, de lo-fi, de no-fi, que ma tête me fait mal, que ma tête cogne, fait boum-boum, et que mes vaches dans mon pré ne donnent plus de lait.

À cause du réchauffement de la planète, mes vaches donnent du lait plus chaud, avec une petite peau sur le dessus.

Dans mes loisirs, je pratique la marche à pied. Je travaille aussi sur une liste d'adverbes, parce que les mots sont des choses que l'on aime bien. Ils n'ont pas vraiment de sens, même mis bout à bout. Encore moins lorsque mis bout à bout... Ils ne font que sonner comme des carillons, comme des flûtes de paon, comme des cuillères de métal quand on cogne dessus avec une autre cuillère de métal.

Moi aussi j'aurai droit à un week-end de trois jours, pour le congé statutaire, l'holidé sus-mentionné, à la dénomination aléatoire.
Seulement, mon congé de trois journées sera décalé, et ne débutera que dimanche, pour aller se conclure quelque part dans le coin du mardi soir, le mardi étant toujours ma journée de congé favorite, que je passe à traînasser dans les cafés et à planifier des activités plates et inévitables, genre aller chez le médecin pour me plaindre de maux de tête, manger des pointes de pizza sèches et peu goûteuses à 1,29$ dans des établissements douteux, changer de caleçon, visiter ma banque pour constater plus à fond le marasme financier qui est le mien, graffigner des Hummers avec mon set de clefs, sauter de toit en toit déguisé avec un habit noir, un passe-montagne et un grand bâton comme Donnatello dans les Teenage Mutant Ninja Turtles.

Bref, la routine.

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Pensée vagabonde #0058

mai 26, 2007

Les blogs sont des lectures écologiques puisqu'on ne daigne pas les imprimer sur du papier neuf.

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Le Raideur Digeste

mai 25, 2007

Capture d'écran de TrackingTranscience.net, 25 mai 2007

Si tous les shows de télé-réalité qui nous ont envahi ces dernières années m'ont laissé totalement indifférent, je suis en revanche assez fasciné par ce meussieu.

Interpellé par le FBI en 2002, cet Américain originaire du Bangladesh ne sort plus sans son bracelet GPS. Tous ses déplacements sont donc notés en temps réel sur son site web personnel, et pour compléter le tableau de ses activités et prouver qu'en tout temps il ne fait rien de répréhensible ou de menaçant pour la nation, il dresse la liste de ses repas, ses sorties et ses achats, photos et relevés banquaires à l'appui. Il y a même une section « petit coin » sur son site, pour prouver que quand monsieur dit qu'il fait caca, c'est qu'il n'est pas en train de larguer des bombes.

Le « projet » de Hasan Elahi, qui dure depuis maintenant cinq ans, m'a immédiatement rappelé cette autre histoire, que j'avais lue il y a plusieurs années dans le Reader's Digest : un type s'était retrouvé en prison, dans les années 1970 je crois, pour un viol qu'il n'avait pas commis. Finalement libéré et relâché dans le grand monde, le gars était devenu assez paranoiaque (on le serait pour moins que ça) et se présentait systématiquement à toutes les personnes qu’il croisait. Mieux encore : il distribuait ses cartes d'affaires en quantité industrielle, pour laisser sa trace partout où il passait et être certain que tout le monde se rappellerait l'avoir rencontré, dans le but d'avoir des alibis inattaquables si par une incroyable malchance la même histoire d'horreur venait à se répéter.

Ce qui m'amène à faire mon coming out : je suis un grand fan du Reader's Digest.
Il y a une dizaine d'années, j'ai eu la chance de travailler à un endroit où j'avais accès à un jeu d'échecs d'une part, et d'autre part à une bibliothèque fort complète de vieux Sélection des années 1960 et 1970. J'en ai profité pour en chiper quelques uns, afin de me distraire et me nourrir l'esprit... pour finalement entasser ces magazines dans ma chambre et m'enfuir avec.

Bien plus qu'une simple lecture de salles de bains, le Reader's Digest est une mine d'informations, pour un peu que l'on s'aventure plus loin que ces anecdotes de bas de pages qui nous assurent de briller dans les soirées, de passer pour un convive à la compagnie des plus agréables, et qui remplissaient un peu la même fonction, maintenant qu'on y pense, qu'un Louis Quipédia, mais avec quelques années d'avance.

En plus, d'aucuns n'est pas sans ignorer que le concours de cet inestimable mensuel permet d'enrichisser son vocabulaire !!!

Quelques dizaines de Reader's Digest qui sentent le vieux traînent encore dans mes boîtes, et me suivent de déménagement en déménagement. S'il m'arrive rarement d'en faire étalage devant la visite (ou aux salles de bains), je ne chéris pas moins le vibrant souvenir de ces lectures au sujet de docteurs philanthropes survivants de l'Holocauste ayant sauvé des enfants sans bras des dents acérées de furieux requins de Tasmanie arracheurs de jambes pendant Thanksgiving en Alaska.

L'image d'une vieille pub de margarine avec Ovila Légaré habillé en brun carreauté dans un Reader's Digest d'il y a trente-cinq ans me rappelle aussi une merveilleuse référence tirée d'un hilarant épisode de « Semi-détaché », le feuilleton avec Roberto Medile, vers 1990. Ça allait à peu de choses près comme ceci :

- Où avez-vous pris cette information là ?
- Je l'ai lue dans le Sélection !
- Ben vous devriez mieux sélectionner vos lectures, ma tante.

Savoureux. Comme quoi mon goût pour l'esprit de bottine et le cabotinage insignifiant s'est décidé en bas âge.

*****

Vous pouvez lire l'histoire de Hasan Elahi dans WiredThe Visible Man »). Rien dans le Reader's Digest jusqu'à maintenant...

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Les solutions faciles

mai 24, 2007

Il arrive que des pélerins meurent piétinés à La Mecque.
Parce qu'il y a trop de monde.
Pourquoi ils en ont juste pas ouvert une deuxième ?

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Quand les moutons rockent, les brebis dansent

mai 24, 2007

« Le sage qui vagabonde sans permis de conduire doit scanner la radio. » (Proverbe chinois)

« Highway 401 » sur la [rappaz factory].

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Conversation inutile #0061
Printanités, reboisement et feuillisme

mai 23, 2007

- Hey, regarde ! As-tu vu le Mont-Royal ? La semaine passée, me semble qui avait même pas encore d'arbres !
- Pas encore de feuilles, tu veux dire ?
- ...
- ...
- Pfffff... Non, non ! Pas d'arbres ! Ils ont reboisé pendant
la nuit.

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30 images valent 30 mille mots

mai 22, 2007

Norman Bethune

Mardi de congé qui complète mon week-end de trois jours, mon premier depuis des mois et des mois. Il fait glorieusement beau, le printemps s'est finalement installé et les mouettes capitalistes font caca sur la tête de Norman Bethune, au coin des rues Guy et Maisonneuve.
Mais comme je suis un nerd fini avec une hygiène corporelle douteuse, je passe ce superbe après-midi à faire le ménage de mon ordinateur, et plus particulièrement de mon iPhoto. J'ai jeté environ 150 images (merci, âge d'or de la caméra numérique) et j'en ai conservé 30 pour le Rappaz Horror Picture Show.
Vous pouvez les regarder, elles sont toutes ici. C'est un peu n'importe quoi, et dans certains cas ça date de cette époque lointaine où il y avait ce truc blanc sur le sol, j'ai oublié le nom...
Certaines des photos mises en ligne aujourd'hui sont moches, il faut le dire, mais il y en quelques unes que j'aime bien.

J'aime prendre des photos et les mettre sur flickr. J'ai un appareil numérique bon marché, je ne suis pas photographe et ne connais rien en photographie, mes habiletés en Photoshop sont rudimentaires... et quand les photos sont mauvaises, je m'en fous. Ça fait du bien de faire des choses sans s'imposer le devoir de bien les faire.

Les photos : 1
Les mots : 0.

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Pensée vagabonde #0057

mai 22, 2007

Lucien aboie, la caravane passe.

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Religions

mai 22, 2007

Richard et Lucie formaient un couple bien mal assorti, leurs visions du monde et de l'origine des univers se trouvant diamétralement opposées.
Quand on en demandait à Richard où se trouvait le Future Shop, il répondait « en face de l'église St.James », alors que pour Lucie, c'était l'église St.James qui avait été construite en face du Future Shop.

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Une poutine par jour, plus de médecin toujours

mai 21, 2007


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Un autre week-end, un autre party

mai 19, 2007

Patriote Hot Hot

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Des nouvelles des nouvelles

mai 19, 2007

Je vous en ai déjà parlé le mois dernier : j'ai un beau livre qui s'en vient. Un mien je parle, avec des belles histoires avec des chiens, et des histoires où il n'y aura pas de chiens. C'est presque prêt, et je pourrai enlever le mot presque dans presque prêt lorsque j'aurai finalement ramené mon cul au magasin de copies et fait imprimer en gros gros la photo choisie pour la couverture. J'avais dit que ce serait disponible début juin, et ce sera début juin. Les onze nouvelles qui composent ce premier recueil sont terminées, corrigées, tous les paragraphes à leur bonne place. Mieux encore : le second recueil, que je prévois pour l'automne, est presque complété, et j'ai une demie-douzaine de nouvelles en chantier, ce qui augure bien, malgré que je sois plus appliqué ces jours-ci à débuter de nouvelles nouvelles plutôt qu'à en finir d'anciennes.
Pour les intéressés, le livre d'environ 130 pages va coûter neuf piastres. Pas cher pour se divertir en attendant un autobus en grève qui ne viendra pas, pour lire l'été dans un parc où y'a des fourmis qui vous rentrent dans le pèteux, ou assis dans une chaise longue sur sa terrasse coiffé en portant un grand chapeau de paille ainsi qu'une couverture pour se protéger du froid comme dans un sanatorium parce que t'as la tuberculose.

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De l'importance d'épousseter fréquemment son étagère à trophées

mai 18, 2007

Je viens tout juste d'apprendre, ce matin, que rappaz.net avait été nominé trois fois aux Canadian Blog Awards 2006. Pas gagné par contre... Encore heureux, on aurait attendu mon discours longtemps.
Dans un autre ordre d'idée, faudrait que je passe chercher mon prix Nobel de physique 2001. Et mon trophée du plus gros mangeur d'oeufs dans le vinaigre 1997. Et mon prix pour l'amélioration des odeurs du corps...

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Du design, de la technologie, et de leurs évolutions respectives

mai 16, 2007

La technologie est quelque chose de fascinant, certes. Mais par grand bonheur (et en dépit de quelques errements et abominations, comme la Plaza St-Hubert, MySpace, le canard pour toilettes, le logo des Sabres de Buffalo, les nouvelles tasses brun pâle chez Second Cup, Dunkin' Donuts en général et les sandales Birkenstock en particulier), le design suit la même courbe d'évolution.
Ce qui nous donne, en ce début de XXIème Siècle, des objets beaux, bons, utiles, merveilleusement complexes et à la fois simples d'utilisation. Bref, nous vivons dans un Eden technique et un monde parfait.

Il est plaisant parfois de remarquer que ces deux concepts distincts, la technologie et le design, se plaisent à évoluer de manière totalement indépendante en de rares occasions. Nous nous retrouvons alors, lorsque la conjoncture économique nous sourit, que l'humidité relative nous le permet et que les sondages sont favorables, avec des objets hideux, capables de grands bienfaits, et des merveilles d'esthétisme d'une inutilité crasse.

Agissons avec ce paradoxe comme nous agirions en présence d'un frêle nonagénaire au sommet d'un escalier roulant dont la marche du haut est glissante, et poussons-le un peu.

Que se passerait-il si les télé-communications, cet univers en constante mouvance depuis le jour où l'homme des cavernes a tapé sur une roche pour alerter son compagnon jusqu'au matin béni où nous avons tenu entre nos doigts tremblants ce téléphone cellulaire avec caméra-vidéo-mp3-bluetooth-GPS-tapis mur-à-mur-frigidaire intégré, en passant par le Pony Express, le bélinographe, l'instructeur des Expos au troisième-but, et les signaux de fumée, si cet univers technologique donc avait poursuivi son imperturbable et vertigineuse ascension... mais en abandonnant derrière son complice de toujours, le design ? Peut-être aujourd'hui parlerions-nous tous, dans la rue et dans le bus, avec à notre oreille de très très très très très petites boîtes de conserve ?

TelephoneAntique.JPG

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Fête des mères et Christmas Carole

mai 15, 2007

Le resto n'était pas une bonne idée dimanche dernier : partout, c'était plein à craquer. Et on y entendait cette horrible musique de Fête des mères, toujours les mêmes chansons qui jouent année après année.

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La minute Cracker Jack

mai 14, 2007

Ou quand un funny fact inopiné trouvé sur Louis Quipédia fait de nous une véritable boîte de Cracker Jack ambulante...
Saviez-vous que la circonscription électorale de Mont-Royal fut représentée à l'Assemblée Nationale par un dénommé André Tranchemontagne ?
Eh oui. C'est ben pour dire...

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De la classe et du poil

mai 12, 2007

Une nouvelle dose d'inutilité que j'ai mise en ligne sur Vimeo il y a trois jours. Parce qu'on le mérite bien, à cette époque où tout le monde est blasé.
Le docteur Mailloux, lui, il ne parle pas la jambe langue de bois ! C'est le clip que j'ai fait qui a suscité le plus de réactions jusqu'à maintenant. Il y aura peut-être une suite, si de nouvelles télécommunications providentielles nous le permettent...

« Doc Mailloux » sur la [rappaz factory].

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Pensée vagabonde #0056
De la grammaire et du niveau de langage

mai 11, 2007

Mieux tu parles, moins le monde te comprend.

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Conversation inutile #0060
Variations sur le manifeste pour un Québec lucide...

mai 11, 2007

Les grands assprits se rencontrent...



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De l'observation de panneaux et des manières d'améliorer l'état du réseau routier de la nation

mai 10, 2007

En roulant (c'est-à-dire : en servant de co-pilote) vers Toronto samedi dernier, j'ai réalisé une chose : les noms de villes au Québec sont souvent beaucoup trop longs. Pourquoi Salaberry-de-Valleyfield ? Pourquoi St-Stérile-de-Wendover ? Pourquoi Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, quand une est déjà bien assez ? Pourquoi des noms tellement longs que quand tu finis de les prononcer tu es déjà rendu au village suivant ?

Si l'on réduisait dès maintenant la longueur des dénominations municipales, nous pourrions faire des économies substantielles sur la quantité de tôle nécessaire pour fabriquer les pancartes, puisque les mots prendraient moins de place.

Les argents ainsi épargnés pourraient être investis dans notre réseau routier, de manière à doter les autoroutes du Québec d'une chaussée de meilleure qualité résistant mieux aux misères de l'hiver; de cônes oranges plus beaux et plus brillants dans les phares de la nuit; de sorties plus excitantes (avec souper au restaurant, boîte de nuit, etc.); de pancartes « Attention aux chevreuils » avec des néons mauves tout le tour; de glace noire, mais au chocolat; d'un Arc de triomphe à l'entrée de St-Hyacinthe; de gros véhicules avec des grosses brosses en-dessous pour nettoyer la chaussée, comme en ville. Ou encore acheter un Hummer à chaque enfant défavorisé qui ne mange pas à sa faim en se marchant jusqu'à l'école chaque matin nu-tête sans déjeuner dans la neige pour être victime d'intimidation et se faire taxer son lecteur mp3.

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Le français au Québec, c'est sacrer sacré

mai 10, 2007

À l'instar de plusieurs autres jurons québécois, le mot crisse (du grec χριστός) peut s'avérer un verbe très agréable à conjuguer lorsqu'on le fait correctement (je m'en crisse) et en bonne compagnie (nous nous en crissons). Mais lorsqu'on emploie ce mot comme nom ou adjectif, et qu'il faut le mettre au pluriel, ça craint. C'est pas super beau.

Observons cet esthétisme discutable dans les exemples suivants :
- Ils n'ont pas voulu m'accorder de prêt, les crisses.
- Ce sont des crisses de mangeux de marde.
- Les crisses de banques.

Ce sont des exemples choisis au hasard, sans rapport avec ma situation financière actuelle ni celle qui prévaudra dans les six prochains mois.

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Pensée vagabonde #0055

mai 09, 2007

Adolescent, mon père ne m'a jamais appris à me raser...

...j'ai appris sur la ferme, en regardant les animaux faire.

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Du journalisme et des coliformes fécaux

mai 07, 2007

Le gardien des Canucks de Vancouver, Roberto Luongo, a raté le début de la première période de prolongation de la rencontre éliminatoire de jeudi dernier parce qu'il était malade, et non en raison d'un problème d'équipement.

« Ce n'était pas un problème d'équipement, a dit le gardien québécois. (...) Laissons ça comme ça. J'ai été malade, rien de sérieux. »
Luongo n'a pas répondu lorsque un journaliste lui a demandé s'il a dû aller à la toilette.
(Source : RDS)

Voici donc une nouvelle preuve, celle-ci plus littérale : les journalistes sportifs sont des fouille-merde.

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De la joie, du chant, et des chants de joie

mai 05, 2007

Cet homme qui, tout à l'heure sur l'avenue du Parc, chantait en titubant (ou titubait en chantant) devant l'Église Notre-Dame-de-la-Saleté Salette était-il encore sous le charme d'un office religieux particulièrement vibrant, ou simplement heureux d'être complètement paf à midi ?

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Conversation inutile #0059
« La cuisine de nAOmi »

mai 05, 2007

En plus d'un intérêt pour les pigeons blessés, comme ces dernières semaines l'ont démontré, Noémi cultive une autre passion (pas aussi incompatible qu'on pourrait le croire à première vue). Ainsi, elle propose à ses amis une cuisine qui fait jaser pendant longtemps :

- Des fois on trouve du poil dans son assiette, mais bon...
- C'est pas grave ! Du poil, c'est bon pour la santé.
- Mouais... D'où l'expression populaire : « Mange du poil ».

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Meat Loaf claims to have once picked up Charles Manson hitchhiking, not realizing who he was until he heard about him in the news.[citation needed]

mai 04, 2007

Louis Quipédia, c'est tellement l'fun. J'apprends plein d'anecdotes, pi comme je suis content de les savoir, je peux les raconter à n'importe qui et à tout le monde, et avoir l'air vraiment intéressant! J'ai toujours une réserve de funny facts pour les cocktails, les vernissages et les autres mondanités. Je suis devenu une boîte de Cracker Jack perpétuel.

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Le survé -1

mai 03, 2007

Voici ce que vous avez raté cette semaine, en n'étant pas l'ami MySpace de votre blog favori.

worldpotato.jpg

Q. What is your salad dressing of choice?
A. Le choice du Président

Q. What is your favorite fast food restaurant?
A. Foot Locker

Q. What is your favorite sit-down restaurant?
A. le planétarium, a good place to get a blowjob in the dark

Q. What food could you eat every day for two weeks and not get sick of?
A. radish

Q. What are your pizza toppings of choice?
A. spaghetti

Q. What do you like to put on your toast?
A. salad dressing

Q. What is your favorite type of gum?
A. bleeding gum

TECHNOLOGY

Q. Number of contacts in your cell phone?
A. 1

Q. Number of contacts in your email address book?
A. 0,1

Q. What is your wallpaper on your computer?
A. my naked oiled body

Q. How many televisions are in your house or apartment?
A. I live in the sewers

BIOLOGY

Q. Are you right-handed or left-handed?
A. ça depend

Q. Do you like your smile?
A. I like to sneeze

Q. What's your best feature?
A. mes verrues

Q. Have you ever had anything removed from your body?
A. I can put my arm back on, you can't

Q. Which of your five senses do you think is keenest?
A. le lupus

Q. What is the heaviest item you lifted last?
A. deux pianos

Q. Have you ever been knocked unconscious?
A. juste avant de commencer à repondre

CRAPOLOGY

Q. If it were possible, would you want to know the day you were going to die?
A. quand Marlon Brando est mort, je suis mourru un peu

Q. Is love for real?
A. nope

Q. If you could change your first name, what would you change it to?
A. Meat Loaf

Q. What color do you think looks best on you?
A. the only thing that look good on me is you, comme disait Bryan Adams

Q. Has someone ever saved your life?
A. I saved many lives. Now I have about 14 dudes from India who follow me every where I go and want to save my life in return

DAREOLOGY

Q. Would you walk naked for a half mile down a public street for $100,000?
A. oui

Q. Would you allow one of your little fingers to be cut off for $200,000?
A. oui

Q. Would you never blog again for $50,000?
A. hmmm, maybe for more

Q. Would you pose naked in a magazine for $250,000?
A. nope

Q. Would you drink an entire bottle of hot sauce for $1,000?
A: nope

Q. Would you give up watching television for a year for $25,000?
A. j'ai déjà abandonné, show me the mouné


LASTOLOGY

Q: Friend you talked to?
A. Ségolène Sarkozy

Q: Last person you called?
A: Paul Piché j'appelle au loin

Q: Last person that called you?
A. L'Inuit saoul sur la rue du Parc m'a crié des noms

Q: Person you hugged
A: Dildo le Hob-bite


FAVORITE-OLOGY

Q: Number?
A: number nine number nine number nine

Q: Color?
A: Yellow Ono

Q: Season?
A: Summer of '69

Q: Band?
A. bande de motards caramélisés

CURRENTOLOGY

Q: Missing someone?
A: missing 4 teeth

Q: Mood?
A: marshmallow

Q: Listening to?
A: Alphaville

Q: Watching?
A: les cieux

Q: Worrying about?
A: la façon dont tu occupes ton temps

RANDOMOLOGY

Q: Do you ever think about someone?
A: I don't think. Personne fait pu ça.

Q: First place you went this morning?
A: dans l'égout

Q: What can you not wait to do?
A. pipi

Q: What's the last movie you saw?
A: Terreur à Côte-St-Luc

Q: Do you smile often?
A: oui je me suis fait remonter la face pour ça

Q: Are you a friendly person?
A: je suis bourru comme monsieur pointu

Q: What is in your left pocket?
A: une arme semi-automatique dûment enregistrée

Q: Is Napoleon Dynamite actually a good movie?
A: c'est avant tout une femme que j'admire beaucoup

Q: Do you have hardwood or carpet in your house?
A: I have a crapet in my house

Q: Do you sit or stand in the shower?
A: I lay dying

Q: Could you live with roommates?
A: I can put my arm back on, you can't

Q: How many pairs of flip-flops do you own?
A: I have no legs

Q: Where were you born?
A. dans un zoo

Q: Last time you had a run-in with the cops?
A: en 1776

Q: What do you want to be when you grow up?
A. un radis (ou FuzzyDave).

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Pensée vagabonde #0054

mai 03, 2007

Comme le disent les Chinois : le sage dont les patates pilées sont liquides peut considérer qu'il les as ratées.

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Pensée vagabonde #0053

mai 03, 2007

Les gens sont des plaies.
Parfois des plaies de lit.

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Conversation inutile #0058

mai 02, 2007

♂ (18:04:33) > (...) maintenant que tout le monde sait qu'on est comme CUL ET CHEMISE
♂ (18:04:42) > qui fait quoi dans cette équation, je me demande
♀ (18:04:53) > je peux tu être la chemise?
♂ (18:04:57) > mouin
♂ (18:05:02) > mais une chemise, c'est salissant
♀ (18:05:13) > un cul aussi tant qu'à ça
♂ (18:05:28) > oui mais c'est moins cher de nettoyeur
♀ (18:06:21) > oui bon sois la chemise, alors
♀ (18:06:32) > anyway mon cul est plussse cool que le tien

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Manger en canne

mai 01, 2007

Lu à travers une vitrine, quelque part sur Ste-Catherine aujourd'hui : « Les boissons comme Pepsi et Coke sont les cigarettes du futur ».
Pour ma part, attendu que mes habitudes alimentaires sont irréprochables : « Les canettes de V8 sont les nouveaux repas ».

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We make art, not money

mai 01, 2007

Aujourd'hui, c'était mardi. C'est un grand jour, même s'il y a le mot « marde » dedans, puisque c'est ma journée de congé. Dès le lever du soleil, plein de péripéties sont à prévoir, et ce mardi ne fit pas exception.
Ainsi, j'ai appris que je devrais de l'argent à la presque totalité de la race humaine. J'ai dit presque, car il y a encore de la place pour quelques inscriptions. Call now.
Aussi, je suis devenu, en retard peut-être, mais quand même, un fan d'Amy Winehouse, la chanteuse soul désarticulée avec un nom de famille qui plairait à Jacques Parizeau et autres alcooliques politiciens notoires.

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Frederic Rappaz © 2002-2008
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