rappaz.net : depuis 2002
à propos de... | contact | archives | photos | vidéos | entendu à montréal | le bêtisier | gargouillis | rappaz.net, les livres
« octobre 2006 | Accueil | décembre 2006 »

Wii papa

novembre 30, 2006

Maintenant, grâce à la Wii, je peux enfin frapper femme et enfants, ainsi que le chien, sans craindre les représailles judiciaires.

wii.jpg

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Force

novembre 29, 2006

Notre plus célèbre tireur d'autobus, le Grand Antonio (1925-2003), accumulait les exploits même à un âge avancé. De son vivant, rien n'était plus fort que lui, sauf son odeur.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Country music & oeufs dans le vinaigre

novembre 28, 2006

Tel qu'annoncé hier, de la musique country, de la tristesse, et beaucoup plus d'oeufs dans le vinaigre que prévu.

« Dirty Old Egg-suckin' Dogs », un nouvel album photo sur le Rappaz Horror Picture Show.



Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Country, tears & tessons de bouteilles

novembre 27, 2006

Image_10.jpg

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Meat is murder

novembre 27, 2006

Le poulet du coroner Sanders.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Pensée vagabonde #28

novembre 25, 2006

Ne pas être allergique à un médicament ne règle pas nécessairement votre problème. On fait quoi si on est allergique à la ouate dans le pot de pilules ?

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Fox Friends

novembre 24, 2006

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Conversation inutile #041

novembre 23, 2006



Voir aussi: Conversation inutile #040.


Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Les Savardises, épisode 19

novembre 21, 2006

Résumé de l'épisode précédent:

Alexandre Savard, intoxiqué par un autre de ses repas douteux, tente de se soustraire aux remèdes de cheval proposés par Monique Liquide, visiteuse inopportune et infirmière improvisée. Après que la première médication à teneur alcoolique ait été lapée par le chien de la maison, l'infirmière perd patience...

*****
-19-

Savard se redresse sur son sofa et sur son séant. C’est un malade bien énergique ! La gueule ne lui arrête pas, et la quasi absence de sa voix ne l’empêche pas d’être fort chicanier.

Le verre est plein : alexandresavard veut bien protester qu’il y en a trop dedans, qu’il supporte mal l’alcool, et puis, qu’à bien y penser, il n’est peut-être pas prudent de saouler ainsi une personne souffrante, sans connaître d'abord la vérité sur son mal ou les conséquences possibles d’une absorbtion d’alcool.

Mais Alexandre Savard est un homme fier, qui veut se montrer brave, qui aime bien agir comme si son système immunitaire était à l’abri de toutes les vicissitudes de la vie moderne. Alors que, dans les faits, il n’en est rien, justement : il chope la première scarlatine qui passe, et quand l’épidemie de grippe aviaire sera bien lancée, les plus insensibles représentants de son voisinage seront prêts à empocher, eux qui ont déjà commencé à prendre les paris pour deviner la date à laquelle le bon Savard va tomber.

Monique Liquide saisit d'une patte ferme et poilue le menton mince du Savard. Elle lui serre sans ménagement le bord de la face entre ses doigts boudinés. Savard a à peine le temps de sentir la caresse de la pogne féminine lui ramasser la gencive intérieure, que Monique lui renverse la tête trente-cinq degrés vers l’arrière et appuie contre les lèvres exsangues du souffrant le verre de boisson. Elle pousse sans ménagement et force l’entrée tel un marin libidineux qui n'aurait pas vu de femme depuis 8 mois, et le gros gin s'engouffre en un jet dans la bouche savardoise, puis descend le gosier. L'alcool tout bu d’une chotte, Alexandre Savard s’étrangle et s’étouffe, s'échauffe et tousse comme un porcelet violé.

à suivre...

*****

Liens vers les épisodes déjà en ligne

Les Savardises: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Conversation inutile #040

novembre 21, 2006

En cherchant l'odeur...
- C'est peut-être parce qu'on sort pas les poubelles très souvent ?
- J'ai pour mon dire que si les poubelles ont envie de sortir, elles vont sortir toutes seules.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Star 666

novembre 20, 2006

Pendant qu'on déblatère sur les cafés Second Cup, Starbucks nous ramène encore cette année des gobelets de Noël où l'on vénère le démon !



Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Deux tasses

novembre 19, 2006

Je suis un ancien employé-vedette de Second Cup. Je suis parti parce qu'on refusait de me payer 30 dollars de l'heure, ce que très humblement je méritais.

Je le méritais, moi qui ai fait la pluie et le beau temps derrière les comptoirs, dans l'unique but de divertir une clientèle d'employés de bureau blasés et un défilé d'étudiantes en rut. Fidèle au poste six jours par semaine, même dans des états de conscience que mon médecin de famille n'approuverait pas. Il s'y est passé de grandes choses : c'est à cette époque que j'ai cessé de boire du café, c'est à cet endroit que j'ai commencé à collectionner les précieux artéfacts ayant servi de base au Bêtisier, c'est là que j'ai rencontré l'incroyable Gabrielle Lisa Collard (j'insiste sur le middle name). C'est chez Second Cup que j'ai appris tant de choses sur la psychologie des êtres humains qui m'entourent ainsi que sur les tribulations des prostituées du coin Maisonneuve et St-Timothée. C'est là que j'ai réalisé que cinq dollars pour un café, c'est rire du monde. Et c'est aussi là que j'ai risqué des poursuites judiciaires après avoir ébouillanté un client un lendemain de veille.
Par conséquent, je me sens toujours concerné par la santé de notre chaîne nationale de café corporatif, et de son occasionnel comportement erratique, comme lorsque vient le temps de sélectionner la nouvelle horreur qui servira de gobelet spécial pour Noël.

Second Cup s'en vient comme Starbucks. Je pense que l'invasion que la chaîne américaine a entrepris au Québec il y a environ cinq ans a fait mal à plusieurs franchisés, et globalement Deuxième Tasse se devait de réagir, ne pouvant plus, de toute évidence, compter sur le racisme des Québécois envers les Américains pour contrôler les dommages. Second Cup s'est donc mis à copier certaines idées de son compétiteur.
Ça a commencé par les espèces de cartes qui ont probablement une utilité quelconque, laquelle ? je l'ignore... Puis, récemment, les disques compacts en vente à la caisse, comme si ça se vendait encore ces choses là. Au train où vont les choses, et en comptant le nombre de gobelets verts et blancs abandonnés vides dans les rues de la ville, j'imagine que Second Cup disparaîtra éventuellement. Et ce sera dommage : c'est si beau la couleur brun.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

À côté

novembre 18, 2006

Il est parfois étonnant de constater que des grands hommes s'intéressaient, et parfois même cultivaient des passions, pour des sujets très éloignés de ceux qui les rendirent célèbres. Ainsi, Baudelaire travaillait sur un traité de jardinage intitulé « Les radis artificiels ».

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Ta face sur une pinte de lait

novembre 15, 2006

À l'école primaire, vers la fin des années 1980, on nous apportait chaque matin, vers les neuf heures, une cargaison de berlingots de lait, un pour chaque élève, et nous étions obligés de tout boire. Pas question qu'il y ait, à l'heure de la récréation, un casseau encore rempli, ne serait-ce qu'au tiers. C'était une école très stricte, où la bastonnade était sévèrement administrée à tous les récalcitrants.

Outre la possibilité d'en verser subtilement le contenu dans mon coffre à crayons, ce qui est difficilement discret (et en tout cas beaucoup moins propre que de glisser une barre Aéro dans votre sac), je me retrouvais quotidiennement devant deux choix : refuser de boire le lait, ou bien obtempérer, ne rien dire, ne pas disputer, ne pas élever la voix, ingurgiter à grand peine. J'ai toujours choisi la seconde option, et c'est probablement la raison pour laquelle je n'ai pas bu un seul verre de lait depuis mon passage au secondaire.

Sur chaque berlingot, pour nous amuser, nous renseigner et nous édifier tout à la fois, une courte bande dessinée. L'une d'entre elle illustrait l'histoire d'une femme, marchant dans la rue en s'appuyant sur une belle canne sculptée en bois d'ébène.
Okay, peut-être que j'embellis ici. Je ne crois pas que sa canne était en ébène. Mes souvenirs sont flous, il s'agissait peut-être d'une béquille. Ou deux. Mais pas en ébène. Et j'ai exagéré aussi pour ce qui est de la bastonnade.

Pour faire une histoire courte, matante sur le berlingot croisait dans la rue deux bons enfants, roses de santé, pimpants, et n'ayant visiblement aucune crainte d'être abordés par des inconnus. La dame s'empresse de leur recommander chaudement de toujours boire leur bon lait, ce qui solidifiera leurs os en leur prodiguant le calcium dont tout enfant de neuf ans rêve chaque soir avant de s'endormir.

Et la femme, pour appuyer ses dires, pointe son plâtre aux marmots et leur annonce, sûre de son effet, qu'elle s'est cassée la jambe en " tombant en bas du trottoir ", conséquence directe et tragique de sa déficience en calcium, et preuve ultime, bien entendu, qu'elle ne boit pas de lait.

À cette époque, je trouvais douteux cette histoire : comment une femme d'âge moyen peut-elle se blesser aussi sérieusement en tombant tout bonnement en bas d'un trottoir ? L'hypothèse du lait non-bu m'apparaissait simpliste. Et, au fait, comment tombe-t-on en bas d'un trottoir ? En bas d'un balcon, en bas d'un huitième étage, oui, c'est possible... mais en bas d'un trottoir ?? Permettez-nous d'en douter.

Pourquoi la jambe cassée ? Son mari la battait ? Pourquoi la canne ? Pour être tombé en bas du trottoir et ne pas avoir bu suffisamment de lait ? Je crois qu'elle nous cachait quelque chose. Ce devait être la fibromyalgie.

Bref, du lait c'est dégueulasse. Ça sent mauvais, c'est blanc, et, plus dégueulasse encore, ça sort d'un trou situé sous un animal.
J'aime bien mieux les oeufs.


Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Juste un trou d'eau

novembre 15, 2006

Justin Trudeau, à part avoir un nom ridicule (et dont les Cyniques s'étaient moqué dans les années 1970), être le fils de son célèbre et défunt père, avoir pleuré à chaudes larmes lors des funérailles de ce dernier, émouvant toutes les matantes du Canada anglais, il fait quoi dans la vie pour mériter qu'on l'invite à la télé donner son opinion sur la course au leadership d'un parti politique ? Si mon père est vitrier, est-ce que ça me confère à moi l'expertise de débattre sur le commerce de la vitre ?

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

alexandresavard revient !

novembre 14, 2006

J'ai pris une grande décision: je relance les Savardises, le plus grand succès de l'histoire de ce sittoueb. Le Alexandre Savard nouveau sera de retour cette semaine dans de nouvelles aventures, plus anormales que jamais. Le principal intéressé n'est pas encore au courant, puisqu'il habite au métro Jarry et que les nouvelles se rendent moins vite dans ce coin là. Mais son opinion n'avait jamais été sollicitée de toute façon...
J'ai appris de source sûre qu'alexandresavard attend parfois l'autobus derrière la station de métro Rosemont, et que sa chevelure est maintenant d'une blondeur à faire brunir les teintures des danseuses du Sexe Mania, situé au coin Ontario et Frontenac (juste en face du Tim Horton's) et dont l'enseigne doit dater de 1988, à l'époque où le Nintendo avait seulement huit bits.

En attendant le retour des Savardises, vous pouvez vous rafraîchir la mémoire avec l'épisode 18, le dernier à avoir été publié ici.

C'est à suivre sur rappaz.net dans les prochains jours. Serez-vous aussi de la partie ?

Personne n'a remarqué que j'ai caché le mot « timbits » en message subliminal dans un paragraphe ci-dessus.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Pensées vagabondes #27

novembre 14, 2006

- Rien ne sert de courir, il faut stagner à point.
- Rien ne sert de bien cuire, il faut saigner à point.
- Plus de beurre que de mal.
- À Roume, on fait comme les Roumains.
- L'emo pour le dire.



Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Changer d'air

novembre 14, 2006

Le journalisme et le volley-ball ont ceci en commun qu'après un temps, les joueurs sur le terrain font une rotation.
Heureuse nouvelle pour La Presse, qui vient de voler Patrick Lagacé au Journal de Montréal.
Heureuse nouvelle pour le Voir, qui risque d'être un peu moins mauvais après s'être fait voler l'irrespirable Richard Fartineau par le Journal de Montréal.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Sauvons Parc (suite)

novembre 14, 2006

Moi qui me suis plaint pendant un temps qu'on n'entendait parler nulle part du controversé changement de nom de l'avenue du Parc, à part sur Parc même et sur internet, voilà que les médias traditionnels en débattent maintenant sans arrêt. Du coup, l'idée saugrenue de monsieur le maire prend des allures d'affaire d'État, reléguant aux oubliettes des sujets mineurs tels le génocide au Darfour et les essais nucléaires nord-coréeens.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Pensées vagabondes #26

novembre 12, 2006

Le diable est une invention de Dieu pour excuser les méfaits de l'homme.
Demain est une invention de l'homme pour oublier les méfaits du présent.
Le bagel est une invention de l'homme pour justifier un trou dans le milieu du pain.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Kyoto

novembre 11, 2006

Une fois qu'on aura réussi à réduire les gaz à effet de serre, il va falloir faire quelque chose au sujet de l'odeur à l'Armée du Salut.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Riff Raff Rock & Roll

novembre 11, 2006

Au fil des jeudis, je suis devenu un fan de la rubrique « Riff-Raff » de Raf Katigbak, chroniqueur pour le Mirror, de loin le plus intéressant des quatre hebdos culturels gratuits qui se retrouvent par terre sur les trottoirs de Montréal chaque semaine et qui sont si utiles pour placarder des vitrines quand un commerce déclare faillite. Je pense découper chacune des chroniques de Katigbak, les coller dans un grand scrapbook, et les revendre sur la rue pour faire de l'argent avec le talent des autres.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Pendant ce temps, dans l'arrière-boutique...

novembre 08, 2006

« Lettres à Memphis » : le livre.
Version revue et corrigée, disponible ici.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Pendant ce temps, à l'extérieur d'internet...

novembre 08, 2006

Portfolio (ou peu importe comment on doit l'appeler) maintenant en ligne. Il contient la plupart des trucs que j'ai publié hors de ce site cette année, dans des beaux gamazines avec du papier qui glisse.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Estitudes (2)

novembre 08, 2006

Extraits de l'été dernier, pour mieux se préparer à l'hiver.

Trente degrés autour de la table, les esprits s'échauffent et les assiettes ne se refroidissent pas. Le repas ne satisfait personne et, mangeant ma soupe, je me demande ce qu’il lui manque. Je cherche l’assaisonnement caché qui est si bien secret. Où est le goût ? Albert se plaint des échalottes, Fernande qu'il fait trop chaud, et la cousine, dont tout le monde a oublié le nom, râle qu'il y a trop de salé. J'ose insulter la bouillie. Le bouillon pas content me fait de gros yeux, je ne digère ni le repas ni les reproches.
Passés au principal, c’est-à-dire le plat, personne n’honore ce repas que nous allons prendre. Je mastique mal le sauté du Seigneur, qu’Il a lancé sur notre table. Tout le manger est trop brun pour un après-midi si chaud. Le sang nous bat aux tempes. Les moustiques se lèvent de table, le beurre veut disparaître, essaie de ramollir en douce, et le pain se rassit par dérision. On mange nu seins et la vaisselle sale attire les mouches à fruits. Le chien relève le couvercle d’une poubelle trop pleine.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Off-Memphis #0003
« Toi cowgirl, moi nouveau riche »

novembre 07, 2006

(Une série intitulée « Lettres à Memphis » a été publiée sur rappaz.net de l'automne 2004 au printemps 2006. Au cours de nos recherches, nous avons aussi intercepté les correspondances privées d'une variété d'individus, qui écrivent partout, et pas nécessairement à Memphis. Ces communications entre des êtres humains, lorsque exposées au grand jour, deviennent des « Off-Memphis ».)

*****

Chère cowgirl et amante (de la nature),

Ceci est un vendredi exécrable. Toi cowgirl, moi nouveau riche. Ayant eu à 7h50 ce matin le singulier désir d'acquitter les comptes et les factures laissés en souffrance ces derniers mois, quelle ne fut pas ma mauvaise surprise de constater que la Banque avait gelé tout mon avoir, ce qui m'occasionna une frustation déplaisante et une blessure douloureuse dans la région de l'amour-propre. Ainsi piqué au vif dans ma condition de fortuné tout neuf, de magnat récent à qui l'on administrait sans vergogne un camouflet, je camouflai tant bien que mal, entre l'écran du guichet automatique et ma face courroucée, ma grande honte.

Je réprimai avec difficulté l'envie de pratiquer à voix haute mon plaidoyer menaçant dans l'ascenseur, en attendant l'occasion d'exploser devant la Banque (au sens figuré). Mais comme nous approchions des huit heures et que c'est notre heure à nous, individus sérieux qui triment dur et font rouler rondement l'économie de la nation, il y avait dans la cage une congestion de travailleurs, gravissant en groupe les 33 étages de la tour, où jamais un avion conduit par un lanceur des Expos (R.I.P.) n'est venu s'écraser.

Je réglerai tous ces problèmes à midi, me dis-je entre deux grandes inspirations, afin de nous assurer à toi et moi, au sortir de ma tour, une tournée des magasins digne de ce nom, puis une tournée de tous les bistrots du monde durant le weekend.

Je suis assis à mon bureau. Il reste du café mais plus de filtres. Je viens d'ouvrir à sec un grand journal, et j'apprends, en même temps que tous les lecteurs de journaux de tous les bureaux de ce monde, ce que l'Université de Leicester veut bien nous apprendre : « 38% of hip hop fans had sexual relations with more than one person in the last 5 years » alors que « 1,5% of country music fans admitted to such behaviour ».

La question que je te pose est la suivante : nos amis les cowboys sont-ils...
a) menteurs ?
b) purs ?
c) ennuyeux ?
d) trop souvent mal baisés ?



Je crois qu'il reste un peu de cognac, pour un café-cognac sans café. Peut-on se voir ce soir, comme prévu ?

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Le règne animal

novembre 06, 2006

L'écureuil est un animal nerveux. Je suis nerveux.
Donc je suis un écureuil.
C'est dans les nerfs que ça se passe. Sauf que je ne tombe jamais en syncope, comme les madames dans le temps des crises d'hystérie et dans le temps des corsets. On ne me fait pas respirer de selles pour me réanimer.

Le loup ne dort que d'un oeil. Je ne dors que d'un oeil.
Donc je suis un loup.
Charade ! Mon premier est une moyenne de quatre heures de sommeil par nuit. Mon deuxième est un anniversaire chaudement disputé il y a une semaine. Mon troisième est un combat épique contre un orgelet qui m'a terrassé aux premières heures du récent weekend. Mon tout ne sent pas bien du tout. Quand l'esprit veut aller à droite, le corps l'entraîne à gauche. Le sol semble inégal et mou, c'est comme marcher sur la lune. Je me sens en apesanteur.

Le cheval dort debout. Je dors debout.
Donc je suis un cheval.
Mes yeux croisent leurs effluves devant l'écran, je me bute aux cadres de portes, je fais fausse route dans les métros; inconscient du reste, je garde le nez dans mes livres en essayant d'expier mes fautes (d'orthographe).
Ma tête est lourde, très très lourde, et mon corps est tellement léger que c'est comme si je montais au ciel avant d'avoir pris le temps de mourir convenablement. La vie ça vit vite. La mort, faut pas que ça traîne, sinon les macchabées sentent fort et les squelettes courent se cacher dans les placards.

La femme est l'avenir de l'homme (Aragon), l'homme n'est l'avenir de rien (Séchan) et je suis la moitié de l'homme que j'étais le mois dernier.
L'orignal a du panache. J'ai perdu du panache.
Donc je ne suis pas un orignal.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Il a voulu-voulu vous dire

novembre 04, 2006

Une fois, deux fois, trois fois, ssss'quatre fois !

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Estitudes (1)

novembre 03, 2006

Extraits de l'été dernier, pour mieux se préparer à l'hiver.

Tout le monde il devient purulant, tout le monde il devient comme des plaies. C’est amusant de regarder derrière les chevilles de tout le monde et de regarder les bobos de chaussures neuves, les pansements beiges couleur Poe qui se salissent et se détachent, qui concentrisent la crasse autour de leurs deux bandes adhésives, qui concentrisent le pus sous leurs tampons.
Le métro en particulier purule plus. Mais ce n’est rien comparé aux bus. Sous les aisselles, les chemises pleuvent. Dans les serviettes, les chemises cornent aux coins. Les cafés se renversent aux freins appliqués, les breuvages chauds donnent chaud aux cheveux, ne servent à rien puisqu’ils réveillent un temps bref ceux qui s’endormiront bientôt, écrasés par la chaleur qui ne lâche pas, ne lâche personne.

Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?

Frederic Rappaz © 2002-2008
Tous droits réservés. Photos : © Frederic Rappaz (sauf avis contraire)