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Comment ça fonctionne ?

août 30, 2006

1966 > Les enfants s'interrogent: y-a-t'il de très petites personnes cachées dans le téléviseur ?
2006 > Les enfants s'interrogent: y-a-t'il de très petites personnes cachées dans leur iPod ?

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Off-Memphis #0001: « Le centième singe »

août 26, 2006

monkeyseemonkeydo.jpg

(Une série intitulée « Lettres à Memphis » a été publiée sur rappaz.net de l'automne 2004 au printemps 2006. Au cours de nos recherches, nous avons aussi intercepté les correspondances privées d'une variété d'individus, qui écrivent partout, et pas nécessairement à Memphis. Ces communications entre des êtres humains, lorsque exposées au grand jour, deviennent des « Off-Memphis ».)

*****

« Connais-tu l'histoire du Hundredth Monkey ? C'est une théorie ridicule, mais quand même intéressante: si tu fais quelque chose ou que tu parles d'un sujet quelconque... à ton voisin disons... lui va rentrer dans sa cabane pour parler du même sujet à sa femme... qui elle, en retour, va agir / slash / en parler à quelqu'un à son travail, n'importe qui... and so on and so on... et un paquet de monde va agir ou penser de la même façon, simplement en regardant autre truie, par imitation ou encore en écoutant leurs réflexions sur un sujet donné.
Et ce jusqu'à ce qu'un certain nombre d'individus, imitant et répétant, et réflexionnant, soit atteint. Une masse critique. Alors, il se produira un déclic invisible dans l'inconscient collectif de l'arrache humaine: d'autres êtres humains vont adopter le comportement ou l'idée sans en avoir été témoin directement.

Un exemple: si on pense fort a la paix dans le monde et qu'on agit conformément à cette idéal (comme en frenchant un Libanais ou en mangeant des patates à l'ail), à un point les gens au Liban et leurs voisins vont tous faire la paix et agir conséquemment, soit en riant, rigolant, rigolfant, échangeant sourires, partageant poignées de main et patates à l'ail, le tout sans nous avoir observé directement promouvoir la paix et la bonne entente dans notre coin du monde ainsi qu'au Amir shishtaouk au coin de la rue.

Cette théorie, que je remet ce matin à la saveur du jour, fut élaborée en guise de parabole à l'époque où les gens avaient peur de la menace nucléaire... puis c'est devenu une légende urbaine. Certains croient que tout ça est scientifique et que l'effet du 100e singe (« Hundredth Monkey effect ») fonctionne réellement.

Mais la partie intéressante, c'est que l'histoire initiale a, comme son nom l'indique, des singes dedans. C'est l'histoire d'un singe qui, pour la première fois en 1952, sur l'île japonaise de Koshima, a décidé de laver sa patate avant de la manger. Un autre singe l'a vu et a aussitôt lavé sa patate avant de la manger. Puis un troisième singe a fait pareil... and so on... rendu vers le 100ème singe, un autre singe qui vivait sur une autre île, et qui n'avait jamais vu les singes laveurs de patates, s'est mis à laver ses patates lui aussi, et tous les singes sur son île ont lavé leurs patates.

Tout ceci est charmant, mais tout ceci est faux, n'est qu'invention: il n'existe pas de masse critique, d'inconscient collectif, de réflexe qui amène les singes d'une île éloignée à laver leurs patates sans avoir pris exemple sur un autre singe habitant une autre île le faire, juste par une espèce de telepathie. C'est donc dire que la guerre et l'opression vont continuer dans le monde.

La question maintenant est: « Don't ask what the potato can do for you, but what you can do for your potato ».

We have nothing to cheese but poutine itself. »

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Prévisions

août 24, 2006

À la météo aujourd'hui: chutes de merde.
Habillez-vous en brun.

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Pygmalion, ou l'été de force

août 19, 2006

The future looks so bright we have to wear shades.

J’ai connu une femme qui un jour est allée s’asseoir pour penser à tout ce qu’elle avait laissé derrière elle, jusqu’à maintenant, jusqu’au moment précis de sa vie où elle s’est assise au pied d’une statue. Certains statuts s'ébranlent tranquillement, d’autres se branlent auprès des statues. Elle m’a dit avoir pensé au passé, du matin jusqu’au souper, complaisamment; à son passé qu’elle n’explique jamais, et qu’on ne veut pas savoir.

On retrouve son histoire là, au pied d’un monument : elle réfléchit à la dernière journée d’été et s’aperçoit d’une révolution, qui se passe à l’instant même. Dans les branches d'arbre coupées, laissées à terre par la dernière tempête, celle de la veille, dans les racines déracinées il y a une odeur de chose mouillée qui exhale la révolution. Le soir, les éclairs reviendront sillonner le ciel comme a thousand feux d'artifices. Elle vit au coeur d’une épopée intrépidante, où tout s’est mis à tourner au ralenti, à ne plus prendre de visages connus. Les trottoirs n'ont plus de craques, et le crack n'a plus de trottoir. L'inflation descend, high prices going down. Il y a des différences.

Lorsqu’elle est rentrée chez elle ce soir là, elle a surpris la moitié masculine de sa vie à deux tombée à genoux dans la chambre, des cartons éparpillés autour de lui. Il s’essouflait en parlant, les mots se mâchaient mal et il sautait des conjonctions, des articles et des adverbes : « Ramasser des affaires, paqueter ses petits, faire de beaux grands rêves tout bleus, stay away from water, rester loin des liquides, des fluides, des liquidités, des liquidations, des excisions, du coulant, du collant, du poisseux, des jambes nues. » C’est ce qu’il raconte. Tout ça était devenu trop lourd à porter pour lui. On n’a pas tous le statut d’une statue, des épaules d’acier, un dos toujours droit et le droit de garder la tête haute en toute circonstance. Si on le croisait dans la rue, nous ne le reconnaîtrions pas. Je crois qu’il vit dans un monastère au Laos.

Le soir même de cette journée là, mon amie est retournée s’asseoir à l’emplacement précis où elle avait passé l’après du dernier midi de l’été. Voir un avion en levant la tête, « nuker les ponts laissés derrière, exploser les ponts une fois qu’ils ont été franchis. Annihiler le passé. Ne pas avoir de fassé et ne pas avoir de puture. Coincer le présent. Icitte. » Se dit-elle. Elle bafouille dans sa tête. Les éclairs ont silloné le ciel, comme un thousand feux d’artifices, mais il ne pleuvait pas encore.

Dans sa maison, rendue seule, elle avait mis des boîtes closes, des cartons pleins partout, qui l’entouraient d’une pièce à l’autre. Sur le comptoir de la cuisine, un cannage vide restait ouvert, les bords coupants levés vers le plafond.
Ensuite tous les prix qui apparaissaient si haut devinrent soudainement bas. Tout ce qui était très grand devint vil, et inversement. L'inflation ne se comptait plus, ne se dénombrait plus, le grand boulier des bonnes et des mauvaises actions est relégué derrière. Il est temps de repartir à neuf. À déficit zéro.

Dans les semaines qui suivirent leurs cours, la nature se métamorphosa avec tout ce qui vient avec. Les feuilles se sont mis à se crisser en bas des arbres et à crisser en bas de nos pas. « Un mois déjà » se disait-elle, toujours posée sur son socle, à regarder perpendiculairement, « un mois déjà et mon ancienne vie à deux chauffait encore, de la chambre à coucher jusqu’au coin de la rue, odeurs d'ass fat, circulations, umuduté. » Le ciel s'ouvre et le ciel s'éclaire, devient bleu malgré octobre. Des cheminées phalliques phument, mais très au loin.

Il est important de garder son avenir perpendiculaire à soi. On peut le croiser à une intersection. Il vient un temps où la canicule de la femme-d'à-côté-est-enceinte s'embarre dans la maison avec la femme-d'à-côté, cernée par les ventilateurs et par une odeur de crêpes. Laisser le très chaud pour le tant doux. Elle s’est mise à popper des enfants au début de l’automne, à les catapulter hors de la matrice comme une machine à popcorn. Elle nous a pondu des quadruplés avant le lever du jour, avant la fin de l’orage.

Mon amie a laissé son appartement quelques jours plus tard, laissant là la femme aux quatre enfants et sa collection de ventilateurs. Elle est retournée s’asseoir à l’endroit précis où elle s’était assise jadis. Le ciel apparaissait soudain très attirant, attirant comme la mer quand elle est de la même couleur. Son porte-monnaie débordait d’espoir et elle a acheté le présent avec ce qu’elle avait gagné avant. Elle a tout nié en bloc.

Si on la croisait dans la rue, nous ne la reconnaîtrions pas, et elle non plus. Je pense qu’elle est partie en Thaïlande, ou alors c’est tout comme.

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Télé, visions

août 18, 2006

Oh desperate youth, oh blood thirsty babes, où suis-je ? C'est l'été encore et je suis en hiver. J'ai des écrans aux places où ce qu'on s'met les fenêtres.

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Pensées vagabondes #22

août 11, 2006

- Dans le doute, obstine-toi.
- Qui ne crisse rien n'a rien.
- Qod save the Gouine.
- Wieners don't do drugs.
- Trouver une seringue dans une botte de foin.
- À chameau donné, on regarde pas la bosse.
- Frederic Back a dépassé les borgnes.




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L'acronyme de la semaine

août 08, 2006

Aujourd'hui: C.S.R. (Customer Service Representative).
Ou encore...

-Centrifugeuse Subarticque Rotative ?
-Condoleeza "Sexy" Rice ?
-Cuisiner Sans Riccardo ?
-Cuba Sans Raúl ?
-Comment S'en Rappeler ?
-Converser Sans Redondances ?
-Cruiser Sans Racolage ?
-Camarade Sanchez Reçoit ?
-Centre Sud Reprezent ?

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Frederic Rappaz présente :
«101 façons de fourrer le chien»
(un répertoire de bien mauvaises idées)

août 07, 2006

Fourrer le chien

* Jouer au frisbee avec une scie ronde.
* Danser le tango en patins à glace sans enlever ses protège-lames.
* Demander à son curé d'éviter les sujets controversés, comme la religion.
* Chercher le Midi à quatorze heures.
* Inventer des nouveaux temps de verbe.
* Apprendre le latin en prévision d'un voyage en Amérique latine.
* Utiliser les ustensiles de cuisine à d'autres faims fins.

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«Some New Orleanians remembered him as a cornet hot-shot in his youth»

août 04, 2006

Des photos; des bêtises; des retards au travail le mardi matin parce que retenu en entrevue ailleurs; deux semaines passées sur le bord de l'autoroute 40, à respirer une vilaine odeur de goudron; cinq journées de vacances improvisées sans un sou en poche; un été 2006; un été chaud; une canicule; un soleil qui tape très fort; une disparition; des absences et des insultes; des comptes en souffrance; des patates; des bombes sur Beyrouth; des tombes sous Beyrouth; des nuits chaudes et des ventilateurs; des orages à six heures du matin; des réveils à sept heures du matin; des réveille-matins; qui oublient de sonner; des mots composés; un nouveau job; des dizaines de milliers de morts mots; un livre bientôt. J'ai un secret à vous confier: je n'ai jamais véritablement existé.

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After one year, after two years...

août 03, 2006

Viva Mexico.

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