Les plus grandes découvertes ont été faites par accident. Par exemple, l'héroïne a été commercialisée comme substitut à la morphine avant que l'on ne s'aperçoive de ses puissantes vertus; on essayait de traiter l'hypertension avec du Viagra avant que les patients mâles ne voient se déplacer la source de cette dite tension; et la regrettée popstar Claude François a découvert en dévissant une ampoule debout dans sa baignoire le 11 mars 1978 que l'électricité, c'était dangereux.
Dans le même ordre d'idées, ou en tout cas pas loin, la tendance mode de l'été 2006 dans le quartier Centre-Sud sera le wifebeater rose, une toute nouvelle collection inspirée par accident lorsque je lavai mes draps neufs (rouges) dans la même brassée que mes camisoles blanches.
Vous vous souvenez peut-être de notre très court métrage, tourné l'année dernière et mis en ligne cet hiver « J'veux pas qu'y me voient, ferme la lumière du salon ». L'action se déroulait derrière notre immeuble. L'édifice que vous y aperceviez, perpendiculaire aux quartiers généraux de rappaz.net, a brûlé la nuit dernière.
Voici une rétrospective des événements tels qu'ils se sont réellement produits: il était environ une heure du matin, je procastinais en caleçons, assis dans mon lit, ordinateur sur les genoux, écouteurs sur les oreilles. Je me verse paisiblement un charmant verre de mauvaise vinasse, et en ouvrant un site porno, je remarque qu'une discrète odeur de brûlé s'en échappe. Quelques minutes plus tard, je m'en trouve fort indisposé, et, intrigué, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux aller voir dans nos toilettes au cas où une alumette aurait dégénéré dans l'eau de la bolle et mis le feu à la tuyauterie.
Retirant, ennuyé dans mes distractions nocturnes, les écouteurs de mes oreilles, j'entends une voix d'homme, bientôt suivi d'une voix de femme, résonner dans ma cour arrière.
Nos voisins sont très bruyants. En été, c'est une cacophonie quasi-constante. Lorsqu'ils ne sont pas sur le party, ils hangent (du verbe hanger) tout simplement sur leurs balcons. Ils sont une multitude telle qu'on ne sait jamais qui habite à quel endroit exactement. À leurs grognements, redoublés par l'écho de la cour arrière, et aux disputes des jeunes, il faut ajouter les insupportables couinements des plus petits, c'est à vouloir leur financer nous-mêmes un camp de jour.
Croyant à de nouveaux débordements nocturnes, je me lève contrarié, en boxers, bien décidé à me renculotter et à sortir mettre fin à ce vacarme. Des rais de lumière flashent à travers le store de ma chambre: qu'est-ce que ces gens sont en train de faire? Sans doute en train d'administrer une autre raclée à un adolescent du quartier, qu'ils pourchassent dans un coin sombre à coups de torche électrique?
Mais il n'en était rien! Le quartier sent le feu, et de ma fenêtre je remarque la fumée qui s'échappe du second étage de l'immeuble qui donne drette en face de nos cuisines.
Nous avons passé une partie de la nuit sur le trottoir. Les pompiers ont circulé par nos appartements, pour une raison que j'ignore, mais heureusement le feu a été rapidement circoncis tel un jeune mâle Juif entre les mains expertes d'un mohel pressé.
Par mesure de prudence, il a été nécessaire de demeurer quelques heures à l'extérieur et de côtoyer les copains du quartier, la Badass Crew, qui avec ses chiens en laisse, qui avec son laptop en bandoulière (moi, en l'occurence), le gars du troisième avec sa guitare sur le dos, et alexandresavard, toujours aussi svelte, les deux mains dans les poches, tous ses biens laissés là dans son appartement, sa chambre, son loveshack. Alexandre Savard sur la rue avec aucune possession sur lui, sinon sa passion et son âme pure comme le vent du Centre-Sud, qui poussait les flammes dans la direction opposée à notre immeuble.
Comme c'est inévitable, dans les moments de grande joie comme dans l'adversité, nous en avons profité pour prendre quelques photos.
Voici, en ligne sur le Rappaz Horror Picture Show, une série d'images intitulée « We didn't start the fire ». (Pour voir les photos en slideshow plutôt qu'une par une, cliquez ici).
Nous y avons apposé, par souci de sobriété, un titre référant à un succès de Billy Joel, titre par ailleurs fort juste puisque nous n'avons effectivement pas allumé le brasier nous mêmes. De plus, telle appellation permet d'éviter quelques pièges grossiers, comme par exemple affubler cet album photo des titres de mauvais goût suivants: «i smell smoke», «beds are burning», «qu'est-ce qu'on a fait des tuyaux?», «sur le chemin des incendies», «we don't need no water let the motherfucker burn» ou «ce soir, on vous meeeet, ce soir on vous meeeet le feuuuuu».
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Cette semaine: cinq villages aux noms déplorables:
5) Gros-Morne (Gaspésie)
4) Condom (France)
3) Gland (Suisse)
2) Fucking (Autriche)
1) Montcuq (France)
Résumé de l'épisode précédent:
Entraîné par d'irrépressibles pulsions carnivores, Alexandre Savard a été intoxiqué par un repas douteux, et se tord de douleur dans son appartement du Centre-Sud. Un voisin, s'improvisant médecin de campagne, suggère le thé vert ou l'alcool afin de soulager les maux de notre héros souffrant. Monique Liquide, s'improvisant infirmière, opte pour cette dernière solution: « Alex, tu m’avais pas dit que vous cachiez de la boisson dans votre appartement? ».
« On en a, mais je me rappelle pas où » articule Savard, du divan. Il transpire abondamment à présent.
« Quel genre d'alcool?»
« Du gin je pense... pas certain... oui c’est ça : du Tinqueraie?»

Alexandre Savard ferme les yeux, plisse les paupières et tente de se concentrer sur son intestin grêle, qui frétille maintenant sur ses sept mètres. Il l’imagine en train d’essayer de se déplier dans son ventre, de se remuer. Son gros serpent d’intestin gros, pour sa part, est-il en train de se sentir pousser des pattes? Il semble à Savard que le côlon lui perfore à des places.
« Tinqueraie??? Tanqueray plutôt!»
« Ouais, c'est ça: Tanqueraie»
« Du Tanqueray! Y’a rien de trop beau!»
« Muriel a volé ça dans un party sur la rue Wolfe»
« Elle est où, la bouteille?»
« Aucune idée»
Monique Liquide, déjà à la cuisine, entreprend un tour d’horizon rapide des armoires, enjambe les monticules de vaisselle sale et sonnante, s’accroche dans une assiette, un verre souillé, claque les portes et fouine de gauche et de droite.
« Mais vous la cachez où ?» s’exclame-t-elle.
« Aucune idée, je te dis!»
« Mais vous la cachez pourquoi? Vous êtes ben drôles! Muriel boit en cachette ou ben quoi? Elle trouve que ça donne un edge? »
«On la cache parce qu’on a des voisins qui viennent traîner ici juste quand ils manquent d’alcool chez eux! Pourquoi tu cherches de la boisson, au juste?»
« T’as pas entendu? Ton voisin vient de me dire que ça va t’aider! »
« N’importe quoi! Il veut probablement savoir où on la met, pour nous la chiper la prochaine fois»
Dans le ventre du malade, les organes en goguette trinquent les uns avec les autres. Les uns contre les autres. Alexandre Savard est l'hôte d'une grande fête d’organes dégoulinants. Dans son intérieur, toutes ses parties se sont passées le mot et dansent le tango, la salsa, le swing et le watusi. Pendant que Monique Liquide fouille l’appartement pour trouver l’alcool prohibé, des speakeasies pullulent dans le ventre de Savard, des blind pigs animés, noir comme les années 30, reçoivent des organes déshydratés qui s'adonnent au charleston, se tortillent, s’arrosent le gorgoton et les parois, qui avec de la bile, qui des enzymes. À la porte sonnent des polypes effrontés, un glucagon inattendu, quelque suc gastrique encore non-identifié, indésirable.
Alexandre Savard humidifie le sofa avec sa sueur de front, qui, non contente de ruisseler, rigole maintenant, cascade le long de sa face jusqu’aux coussins qui s’imbibent.
Soudain, Monique Liquide à quatre parles hurle un cri de joie. Sous le buffet, une brave bouteille de Tanqueray patientait, inerte, attendant qu’on la découvre. Monique vient de mettre la patte sur les onces de gin sensés soulagés son patient.
Savard sue.
à suivre...
Liens vers les épisodes déjà en ligne
Les Savardises: épisodes un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze et treize.
Vos idées, commentaires et suggestions sont toujours les bienvenus, elles prendront forme dans les prochains épisodes des Savardises.
* Visitez le profil rappaz.net sur MySpace.
- Quoi? On peut déjeuner chez Ikea!
- Comment?
- Oui, regarde!
- Eh ben...
- Déjeuner: seulement un dollar!
- Oui, mais il faut probablement que tu l'assembles toi-même...

USA: United States of Alexandresavard.
(Le quatorzième épisode des Savardises sera en ligne dimanche prochain, 23 avril.)
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Cette semaine: cinq extraits de chansons de Franz Ferdinand (le groupe anglais, pas l'archiduc autrichien) dont l'utilisation comme pick-up lines présenterait des chances de succès discutables:
5) «I flirt with any flighty thing that falls my way» (Come
On Home)
4) «I'm so drunk, I dont mind if you kill me» (Jacqueline)
3) «You could have it so much better»
2) «Come on home... but don't forget to leave» (Come
On Home)
1) «Swallow, swallow, swallow... smile!» (Swallow, Smile)
Si un canadien errant phoque le chien, bardot-brigitte va-t-elle venir sauver le chien ou le fuck?
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Je dois dire que je suis assez satisfait, voire même surpris, comme à chaque fois que quelque chose de pas mal se produit, du succès d'estime rencontré par mon Bêtisier.
Comme je le mentionnais il y a quelques semaines, il y a bien deux ans que je mijotais ce petit projet inoffensif, et je suis vraiment heureux des commentaires reçus jusqu'à maintenant. Sans parler des contibutions que l'on m'envoie (et qui seront tour à tour mises en ligne) et des nombreux blogues qui, déjà, ont créé un lien vers le site.
C'est ce vidéo complètement ridicule (j'ai bien dû l'écouter vingt fois et je demeure sidéré par tant d'absurdité), enregistré de la télé, publié sur YouTube, et repêché dans un bulletin sur Myspace, qui a beaucoup contribué, ces derniers jours, à la popularité du Bêtisier!
Puisque nous sommes dans le rappazland et dans le ploguage grossier de mes mille et un projets web, j'ai mis en ligne entre deux insomnies un nouvel album photo sur le Rappaz Horror Picture Show.
Intitulé « Let's go bowling, darling », ces 32 photos immortalisent un vendredi seins passé à jouer avec des boules, dans Hochelaga-Maisonneuve.
Pour le reste, puisque je ne vous parle jamais de rien de personnel ici, voici pour vous rincer l'oeil: je ne suis pas capable de payer mon loyer, mais je suis capable de me payer un wok. J'ai décidé d'arrêter de me saouler comme un porc, après ce hangover de Pâques passé à m'auto-flageller sur mes erreurs, tout en ténébrant sur du Cohen. Et puis, comme j'ai depuis longtemps renoncé à être un simple et ennuyeux blogueur, avec tout le péjoratisme (néologisme de la semaine) que cela comporte, je cherche par toutes les façons à enlever le point net dans rappaz.net, à sortir ce pauvre _fred de sa prison ouèbe, et de le coincer entre deux couvertures -pas celles d'un lit, celles d'un livre. Et vous savez quoi? J'y suis presque. Si c'est de la lecture dont vous avez besoin cet été, je vais vous en trouver moi.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?![]()
* jouer aux dards avec un nid de guêpes
* chanter «we didn't start the fire» de Billy Joel dans un karaoké
* jouer au ballon-chasseur avec un nid de guêpes
* allumer un incendie dans une école à Chapais
* allumer un incendie dans un nid de guêpes
* en campagne électorale, serrer des mains lors d’une visite dans un peep show
* se battre à coups de wok dans un endroit public
* faire quoi que ce soit impliquant un nid de guêpes
Après le top 5 des commerces s'étant rendu coupables de calembours mal placés, voici cette semaine le top 5 des noms de commerces dont le choix nous laisse perplexes.

5) Les Caves St-Joseph (salut les caves!)
4) Cock'n'Bull (cock'n'balls?)
3) Brassette Létourneux (ça vous donne envie d'aller prendre un verre...)
2) Mario à marde (plus de détails ici)
1) Lick-a-Chick, en Nouvelle-Écosse !
Cette rôtisserie au nom concupiscent, qui occupe le numéro un du palmarès, a défrayé la manchette grâce à un fait divers à saveur miraculo-pâtissière (néologisme de la semaine, ici) survenu il y a quelques années. Certaines personnes juraient en effet avoir assisté à une apparition de la Vierge (ou de Jésus, les versions diffèrent) dans un... Tim Horton's, justement situé à proximité du Lick-a-Chick, la pouletterie impie de Cap-Breton.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Fred > tu as envie de communiquer?
gab. > je voulais te faire des tresses en t'entretenant de la situation mondiale du bambou
Fred > je suis occupé... je prépare un symposium sur le futur de l'eucalyptus
Résumé de l'épisode précédent:
Entraîné par d'irrépressibles pulsions carnivores, notre héros Alexandre Savard est intoxiqué par un repas douteux. Nous le retrouvons fort mal en point, entouré d'une visiteuse serviable mais hystérique et d'un voisin effronté et fuyant, dans un appartement du Centre-Sud.
Monique Liquide se tourne vers le voisin: « Alexandre Savard est malade! »
« Non, nooooon! ». Savard s'essoufle en protestations, à partir du sofa où il est étendu.
« Qui dit 'malade' dit 'maladie'» pense-t-il « cela signifierait qu'il est possible que je meure pour vrai, éventuellement. Que cette éventualité est réelle, que ce n'est pas seulement une mauvaise idée ».
La Marilyn Monroe à l'affiche sur le mur le regarde et approuve en se moquant de lui.
« Malade ? Savard ?» réplique le voisin. «Mais voyons, il pète le feu! Y’a le pied aussi solide que celui d’un cheval».
L'étalon alexandresavard émet un râle chevalin à partir du divan.
« Mais regarde! » s'écrie Monique.
« Regarde quoi? »
« Il râle! »
« Mais il râle constamment!!! Il fait ça pour se rendre intéressant! »
« Je pense que... que c’est sérieux cette fois-ci» admet Savard à voix rauque.
« Bon tu vois » -le voisin saute sur l'occasion- «il avoue lui-même qu’habituellement, il fake »
« Peut-être, mais n’empêche que cette fois-ci, c’est sérieux. Qu'est-ce qu'on fait avec lui ?»
« Aucune idée » Puis: « Il a l’air déjà mieux, ton malade; il dort ».
« Oh mon Dieu!» Monique Liquide pousse des grands cris: « Il s’est évanoui, encore!»
Le voisin s'assombrit: « Il a peut-être une commotion ?»
« J’en ai peur. Qu’est-ce qu’on fait ?»
« Mais je le sais pas ! Est-ce que j’ai l’air médecin ?»
« Non, mais t’as l’air en santé. Ça te qualifie pour donner des conseils»
Mais le visiteur se dirige déjà vers la porte. « Qu’il boive du thé vert » lance-t-il en suivant le couloir. « Ça guérit tout »
« T’es certain que ça va suffire ? Y’a l’air mal en point » lui crie Monique, du salon.
« Tu m’a dit que j’étais jamais malade, c’est vrai. Et moi je bois du thé vert. Et quand c’est pas le thé vert, c’est l’alcool. Ça aussi ça guérit tout ».
Il referme la porte.
De l’alcool? Alexandre Savard n’est pas fort sur la boisson. Sa dernière cuite, il l’a ressenti pendant dix jours, parce que la vilaine grippe qu’il a chopé à cause, et aussi les oreillons. Liquide brasse vigoureusement le malade endormi. Ce dernier entrouvre les yeux et gémit en se tournant sur son flanc, les deux mains cramponnées à son ventre.
« Alex, tu m’avais pas dit que vous cachiez de la boisson dans votre appartement? »
Liens vers les épisodes déjà en ligne
Les Savardises: épisodes un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze et douze.
Vos idées, commentaires et suggestions sont toujours les bienvenus, elles prendront forme dans les prochains épisodes des Savardises.
* Visitez le profil rappaz.net sur MySpace.
Sur flickr.com, l'album photo du flash mob montréalais de vendredi dernier, 7 avril.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Ce que vous distinguez dans les treize secondes ci-dessus, c'est un «flash mob», que l'on peut traduire par «foule éclair» ou «mobilisation éclair». Une rencontre entre des dizaines, des centaines, parfois même des milliers de personnes, qui ne se connaissent pas pour la plupart, et qui se réunissent en un lieu précis, à date et heure fixe, pour accomplir quelque chose d'absurde et incongru.
En plus de ce court vidéo, j'ai mis en ligne quelques photos du flash mob tenu à Montréal vendredi le 7 avri. Elles se trouvent sur le Rappaz Horror Picture Show (ou cliquez ici pour les voir défiler en «slideshow»).
Vous avez peut-être reçu par email, la semaine dernière, ces quelques lignes: « À Londres, des centaines de personnes se sont tapé dessus à coups d'oreillers devant la cathédrale St-Paul. À San Francisco le soir de la St-Valentin, des milliers de gens ont sorti leurs oreillers pour une gigantesque bataille dans le Golden Gate Park. Il y a eu des batailles d'oreillers à Milan, Tel Aviv, Madrid, Budapest et Toronto! Imaginez des centaines de Montréalais s'adonnant à une grande bataille d'oreillers au carré Dorchester, vendredi le 7 avril à 19h00! Faites passer le message par courriel plutôt que par blogue et tentez de garder le tout "underground"... »
Et malgré la pluie, ça a fonctionné. Une sympathique bataille d'une demie-heure en plein air, dans les flaques d'eau et des débris de plumes.
Voir aussi
* Un vidéo bien meilleur que le mien (via edito.qc.ca)
* «La guerre des oreillers », sur alexlauzon.com (qui a aussi des photos).
* Une idée géniale et un flash mob extraordinaire: Zombies (Montréal, été 2005).
* La première «foule éclair» au Canada, sur le site de Radio-Canada (Montréal, 2003).
Cette semaine: le top 5 des commerces dont le nom est issu d'un très mauvais jeu de mots.
5) Mars Bar (New York)
4) Spa Rose (Verdun)
3) Café vous besoin (Montréal)
2) Yvan des Caisses (Québec)
1) Caleçons vos goûts
Votre consommation d'alcool et les correctifs que vous désirez y apporter doivent toujours se mesurer en fonction des compléments circonstanciels. Par exemple, ne dites plus « J'ai arrêté de boire ce matin », mais plutôt « J'ai arrêté de boire en public ».
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Voici le nouvel appendice de l'Empire Rappaz, la nouvelle protubérance de ce monstre web tentaculaire:
Le Bêtisier, version 1.0.
Le Bêtisier, hommage à la bêtise universelle, est un répertoire d'âneries, médiatiques pour la plupart, que j'ai commencé à recueillir à gauche et à droite il y a plus de deux ans, rangeant précieusement chaque découpure de journal dans une boîte de Converse judicieusement rebaptisée « boîtisier ».
Le Bêtisier reprend, à la saveur 2006, le modèle de « La presse en délire » qu'offrait au Québec, dans les années 1980 et jusqu'au début de la décennie 1990, le défunt magazine humoristique Croc. Je trouvais dommage que pareille aberrance (un recensement d'erreurs, d'absurdités et de coquilles diverses, provenant des journaux, brochures, publicités, etc.) ne soit plus exploitée nulle part. Après plus de deux ans de cueillette, le Bêtisier a finalement été mis en ligne en février dernier.
Visuellement, le site n'est pas encore parfait (les dates s'obstinent à apparaître en anglais), mais je tenais à ce qu'il soit facilement navigable et amusant à consulter. En ce sens, l'objectif est atteint. Pour ce qui est du reste... si on attendait que tout soit parfait pour commencer à agir, on ne ferait jamais rien, n'est-ce pas ? (C'est la raison pour laquelle je m'obstine à demeurer célibataire, tiens ça mériterait réflexion, ça, mais c'est complètement hors-sujet alors passons...)
Le Bêtisier est mis à jour une ou deux fois par semaine: ça vaut donc la peine de l'ajouter à vos favoris/signets immédiatement, à moins que ce ne soit tout de suite. J'en profite pour faire appel à vous pour contribuer à ce florilège de bêtises. Mon objectif est d'en répertorier un maximum, en provenance des sources les plus diversifiées.
Visitez aussi:
- Le Rappaz Horror Picture Show
(à l'affiche cette semaine: le groupe londonien Art Brut @ La Sala Rossa, du noir et du blanc, une référence à Poison, et des punks en couleur).
- Le rappaz.net vatican gift shop (pascherpascher achetezachetezachetez)
Le numéro d'avril du magazine NIGHTLIFE est en circulation depuis vendredi dernier. Vous pouvez le trouver un peu partout en ville, et c'est gratuit gratuit gratuit.
L'édition de ce mois-ci est consacré aux excès de toute sorte, et ils ont poussé l'audace jusqu'à publier ma face en page 10.
Mon article est en page 24. Comme je l'ai recommencé douze fois et que je n'en suis toujours pas satisfait, je vous suggère de vous attarder plutôt à l'éthylisme nocturne d'individus aux noms aussi peu orthodoxes que Sunny Duval (p.13) ou Côtelyne Heavée (p.22).
Vous y retrouverez également un répertoire de ressources pour sexaholiques, et vous serez sans aucun doute comblés d'en apprendre un peu plus sur cette fille mystérieuse qui nous montre régulièrement ses totons sur les scènes locales.
![]()
- marcher sans parapluie dans un champ de mouettes
- flirter avec les caissières du Dollorama
- marcher dans un champ de pigeons déguisé en pain-baguette
- se gratter le dos sur l’angle d’un mur
- chasser le scolopendre
- se gratter le dos sur l’angle d’un mur pendant un rendez-vous galant
- à défaut de pain, lancer des 20 dollars aux pigeons
- se gratter le dos sur l’angle d’un mur pendant un rendez-vous galant avec la caissière du Dollorama

Extrait de l'épisode précédent:
« Alexandre Savard sent alors un grattoir qui lui dégivre l’estomac de l’intérieur. On dirait qu’il a un organe qui se réveille et veut se lever. Ça cogne, aux parois de son abdomen concave. Savard wishe que Monique Liquide entre dans le vif d’un sujet, quel qu’il soit. Il décide donc de la brusquer en l’enjoignant dans les plus brefs délais d’identifier là, devant lui, bête de même sur le paillasson humide, les objectifs de sa visite impromptue; mais au lieu d’un interrogatoire judicieux, c’est un rot bien senti qui sort de l’orifice savardéen. »
Quand Alexandre Savard ouvre les yeux, il voit une grande effigie de Marilyn Monroe, qui le regarde du haut d'un mur d’un air rieur. La tête du malade repose sur un oreiller, mais ses yeux, incapables de focusser plus de trois secondes au même endroit, vont de droite à gauche à travers la pièce, de la Marilyn sur le mur à Monique Liquide, penchée au-dessus de lui, l’air affolée.
Savard essaie de lever un bras, mais ses muscles semblent avoir fondu comme beige au soleil, et il en est incapable. Il abandonne vite devant l'empressement de Monique, qui se dépêche de lui rabattre le membre au fond du coussin, de lui retenir l’épaule.
« Ne fais aucun mouvement surtout, tu viens de t’évanouir, tu as peut-être une commotion»
« Et alors ? » articule Savard péniblement.
« Il ne faut pas bouger quand on a une commotion, ça peut être dangereux» répond Monique, en allongeant une couverture sur l'étendu.
« Je pensais qu’il ne fallait pas s’endormir en cas de commotion...»
« Euh... non plus!»
« Je viens de me réveiller, donc j’étais endormi. Si j’ai une commotion, le mal est déjà fait»
« T’étais pas endormi, seulement évanoui»
« Ah! D’accord...»
La porte s’ouvre, le chien se remet à aboyer et se lance dans le corridor, à la poursuite de l'entreur.
« Vous devriez faire quelque chose pour votre arbre»
C’est le voisin qui entre en scène, le chien bondissant autour de lui.
« Quel arbre ?» demande Monique Liquide.
« Celui devant votre porte, y’a des bottes d’armée accrochées dans le feuillage»
« Et alors ?» articule Alexandre Savard péniblement.
« C’est laid! Ça fait mauvais genre! Vous devriez vous occuper de votre arbre! Qu’est-ce que les voisins vont penser de vous ?»
« L’arbre est planté devant ta porte, c’est autant le tien que celui d’Alexandre Savard» réplique Monique.
Alexandre Savard s'étire le cou au-dessus de la couverture.
« On s’en fout des voisins, de toute façon... Penses-tu qu’ils ne sont pas mauvais genre ?».
Énoncer cette réplique juste arrache au souffrant un autre borborygme sonore. Liquide s’affole. Le visiteur se tait. Alexandre Savard vient de roter un point.
Liens vers les épisodes déjà en ligne
Les Savardises: épisodes un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix et onze.
Autres liens
* rappaz.net sur MySpace (profil officiel).
* Fondation ALEXANDRESAVARD (non-officiel).
Vos idées, commentaires et suggestions sont toujours les bienvenus, elles prendront forme dans les prochains épisodes des Savardises.