Cette semaine: le top 5 des nouvelles paranoïas.
5) Angoisser à l'idée de développer une soudaine allergie aux arachides en plein resto thaï.
4) Pogner le grand mal devant sa XBox.
3) Se mettre à aimer la télé-réalité sans faire exprès.
2) Griffonner une caricature de Mahomet par inadvertance, en parlant au téléphone.
1) Échapper son iPod dans un égout.
Il y a les lettres à Memphis, et les lettres de Memphis.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?irrévérencieuse > as-tu déjà acheté sur iTunes Music Store?
Memphis Fred > non jamais
Memphis Fred > je n'encourage pas l'achat de musique
Je me demande de quoi elles ont peur aussi. Peur d’être seules, peur de voir leur joie gâchée par un gâche-joie comme il s’en fait temps, comme nos tant modernes en produisent en série. Il s'en produit plus que des meurtriers en série. C’est l’usine Ford des lavasses, des miséreux, des apitoyards, des whineux, des je-fais-dur-et-je-vais-nulpar. On vit un siècle de lavasses et de chiffes molles, tout le monde se triste sur son propre sort.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Guy Mauve
Jean Narrache
Léo Par
Guy Gnolle
Don Moisan
Nick Tamaire
Laurent Voyer
Bart Tender
Tom Hat (le frère de Pat)
Harry Vanville
L'ennui avec les cancers, c'est d'abord que tout le monde en a, ce qui ne fait pas de vous quelqu'un de très original. Ensuite, si vous êtes malchanceux vous vous retrouvez dans des groupes de soutien, à brailler comme des veaux et à serrer des hommes, inconnus de surcroît, dans vos bras.
Enfin, si vous guérissez, vous écrirez des lettres au Courrier de Louise pour dire combien vous profitez de chaque journée maintenant. Si ça se trouve, vous irez même jusqu'à prétendre que votre maladie était une bonne chose. Tout cela est très embarassant, alors c'est mieux non.
Je suis passé voir mon ami Guy dans le Quartier Latin, dimanche vers deux heures de la nuit, en revenant des célébrations de la St.Patrick, commencées sur Crescent à neuf heures du matin, puis terminées par un ultime pichet, qu'il a bien fallu boire à l'Astral 2000, dans Centre-Sud, en compagnie d'une Muriel sobre jusque là.
Seul chez moi, en attendant son retour, mon corps s'obstinait à ne pas dessaouler le moindrement. Tout ce que je faisais était d'emmerder longuement à grands coups de typographie tout croche un ami de Winnipeg, sur msn.
« Tsé quand ça fait longtemps que tu bois, on dirait qui a un voile devant tes yeux, on dirait que c'est plus sombre » ai-je réussi à articuler.
« Ouais » a répondu Guy, qui savais exactement ce dont je parlais « tu vois comme gris ».
J'ai vu vert toute la journée, gris le soir, guy en milieu de nuit dans le Quartier Latin, puis noir le lendemain, alors que j'ai mal-de-bloqué en me lamentant sur mon sort et sur ma grande misère de saoulon de salon, saoulon écoeuré d'être ivre en public. « Public drunkenness is overrated ». Je prépare un essai là-dessus. En attendant que je me rassemble et que je m'y mette, voici enfin photoshoppées pour vous les photos de la St.Patrick 2006, la grande cuite de l'année!
Vous n'avez qu'à cliquer sur ce lien pour voir défiler toutes les photos toutes seules, sans aucun effort de votre part. Elles se diffusent gratuitement, automatiquement, sur votre ordinateur via le Rappaz Horror Picture Show.
Dans cette série de photos, vous verrez: du vert, beaucoup de vert, un «Irish breakfast » et de l'alcool matinal, des caribous érotiques, des amis de l'an passé, plein de mascottes, des petits vieux très cool, des freaks fantastiques, un fighting Irish au jeu de jambes joyeux, des pintes de Guinness géantes, des policiers amicaux et d'autres moins, un Chewbacca irlandais, a horse with no name, des cheveux verts et des mohawks, des sous-vêtements de la couleur de circonstance, le char allégorique de la communauté juive aux prises avec quelques problèmes techniques en milieu de parade et... et votre nouvel ami: René !
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Chaque semaine (bon, d'accord: aux trois semaines!) nous laisserons choir négligemment sur ce site le nom d'une personnalité, d'un concept, d'un événement, d'un souvenir bon ou mauvais, sans aucun but précis si ce n'est de le ramener à la mémoire populaire et de voir si quelqu'un, quelque part, s'en souvient. Cette semaine:
L'Alliance Canadienne, un choix pour chacun!
- « Toi, tu penses quoi de l'unité canadienne? »
- « Moi!? Je sais pas, mais c'est pas demain la veille que je vais reconnaître le Nunavut! »
Fermé 24 heures pour cause d'ivrognerie.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Vos idées, commentaires et suggestions sont toujours les bienvenus, elles prendront forme dans les prochains épisodes des Savardises. Voici aujourd'hui le 11ème épisode des aventures d'Alexandre Savard:
Alexandre Savard est quelque peu surpris lorsqu’il ouvre la porte. Derrière celle-ci, Monique Liquide. Sans se laisser inviter, elle entre tout de go dans l’appartement, maudissant l’eau de pluie qui pleut du ciel. Elle caresse la tête du chien sans porter attention à Savard. Ensuite, sur le paillasson elle essuie ses bottes bien cirées, comme une jeune fille bien élevée sait essuyer ses bottes sur un paillasson.
Ses bottes sont bien cirées, et Savard est en chaussettes, et Monique Liquide porte un ciré jaune citron. Savard est torse nu, et ses nipples pointent vers septentrion.
Alexandre Savard, vif comme le prurit vulvaire sur une ouverture suintante, pense à l’attitude qu’il doit adopter. Et la surprise lui commande d’avoir l’air surpris.
Il prend donc l’air surpris qu’il affiche à peu près tout le temps, dans l’éventualité où il serait effectivement surpris par quelque chose, et son estomac émet des borborygmes d’approbation.
« La suprise est aussi de l’étonnement » pense-t-il, mais pas trop longtemps.
Il merde dehors, et Savard regarde derrière l’épaule de Monique le temps de voir quelques gouttes s’éffouarer dans le feuillage d’un arbre. Les gouttes cascadent le long des vieilles feuilles, les branches vertes s’approchent, tendent leurs bras et titillent la peinture écaillée de la rampe du balcon. Une paire de godasses, de bottes d’armée, pendouille au bout d’une branche. Une des chaussures, la droite, est trouée à deux endroits.
Le chien continue d’aboyer, mais c’est bien pour la forme et pour le déplaisir des voisins du dessus. Monique le caresse sur sa grosse tête; elle lève le menton pour regarder son hôte silencieux :
« Vous avez l’air bien pâle, Alexandre Savard ?»
Savard ne sait trop quoi répondre, en fait il est assez étonné de la question. Il se trouve en effet qu’il a le teint plutôt pâle, mais c’est davantage un mode de vie qu’un caprice circonstanciel. Devant la question, plusieurs options s’offrent à lui. Il refuse le déni et répond :
« Oui ».
Puis il camoufle mal un renvoi qui se voulait discret.
Alexandre Savard sent alors un grattoir qui lui dégivre l’estomac de l’intérieur. On dirait qu’il a un organe qui se réveille et veut se lever. Ça cogne, aux parois de son abdomen concave. Savard wishe que Monique Liquide entre dans le vif d’un sujet, quel qu’il soit. Il décide donc de la brusquer en l’enjoignant dans les plus brefs délais d’identifier là, devant lui, bête de même sur le paillasson humide, les objectifs de sa visite impromptue; mais au lieu d’un interrogatoire judicieux, c’est un rot bien senti qui sort de l’orifice savardéen.
Liens vers les épisodes déjà en ligne
Les Savardises: épisodes un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf et dix.
Autres liens
* rappaz.net sur MySpace (profil officiel).
* Fondation ALEXANDRESAVARD (non-officiel).
« It’s been said that you don’t have to be Irish to celebrate St. Paddy’s Day—but it definitely helps to be a borderline alcoholic. I’m not quite sure what St. Patrick is the patron saint of, but judging by what I’ve seen—and partaken of—during previous St. Patrick’s Day celebrations, he surely must be the saint of getting righteously shitfaced and screaming in a slurred, incomprehensible fashion.»
(Johnson Cummins, «Blow me, I'm Irish», Mirror, 16-03-06).
La toujours très joyeuse équipe de rappaz.net se prépare psychologiquement à supporter, dimanche prochain le 19 mars 2006, une difficile journée de débauche varte. Notre ribambelle de noceurs dévoués se lancera dans un concours de beuverie et tentera, sans aucun espoir de réussite bien entendu, de tenir tête à nos encore-plus-joyeux comparses noceurs irlandais.
La partie de plaisir débutera, avec des crottes dans les yeux et un foie qui se pisse déjà dessus d'appréhension (pour peu qu'un foie puisse uriner), à neuf heures précises sur le quai du métro Geek-Oncordia, à quelques mètres des lieux de libations qui ouvrent tôt, à quelques pas du sol qui sera foulé par les chars allégoriques du 182è défilé annuel de la St.Patrick montréalaise.
En guise d'apéritif, vous pouvez voir ici, dans un ordre chronologique fort peu flatteur, les photos prises lors de la St.Patrick 2005, archivées dans les pages du Rappaz Horror Picture Show.
Ces souvenirs ont été immortalisés avec mon ancienne caméra de merde. Désolé pour les couleurs ternes et le flou qui est tout, sauf artistique. Cette année, je vous promets beaucoup mieux. La suite donc, en début de semaine, lorsque nous aurons dégrisé. J'ai congé lundi: coïncidence?
Reproduit avec l'aimable désaccord de Gabrielle Lisa Collard.
gab. > tu es un jeune poulain sauf té vieux
gab. > un jeune cock sauf avec une glotte comme les dindes
gab. > tu es un ponééé
fred > hahaha non, un licorne plutôt
fred > ou un sirain
fred > une sirène, un sirain!
gab. > tu es le poisson qui suce les vitres
gab. > tu es une corne de brume et tu fais «muuuuuuhhh»
fred > je suis un cor français et je joue avec mon cor
gab. > tu es un mélanome qui aurait des feelings
fred > tu es un coup de grisou dans la grisaille de ma vie
gab. > tu es un doigt
fred > je suis un mamelon insensible
fred > tu es l'été de la St-Martin
gab. > tu es un le trait d'union dans le mot «pied-mariton»
fred > tu es le Sirocco
gab. > tu es tourette
fred > tu es le Super-Manège et moi l'Astronef
gab. > tu fus femme mais tu n'es plus que motton
fred > tu es le méchoui et la broche tout à la fois
fred > tu es le crochet et le capitaine qui va au bout
gab. > tu es le follicule au poil de ma vie
fred > tu es un comédon à mon menton
fred > tu es le beurre et l'argent du beurre
gab. > tu es un grand scorbut je ne suis que grippette
fred > tu es la gale et mon ongle qui me la gratte
gab. > tu es le césar de mes croutons
fred > tu es la chaudière et le sirop
fred > si tu étais une auge, je serais un porc affamé
gab. > tu es licorne et je suis un cheval avec un trou dans le front
fred > tu es une émeute et je suis le pont-levis qui protège la ville
gab. > tu es le fievel à mon far-west
gab. > le clint eatswood de mes jours de pluie
fred > tu es le plus grand des focs
gab. > tu es la cuirette à mon arborite
fred > je ne sais pas ce que ça veut dire
gab. > moi non plus
fred > tu es une crosse de fougère que l'on s'apprête à faire bien cuire
gab. > tu es une tête de violon dans une salade du Plateau
fred > la vie est un grand gâteau dont tu es la cerise
gab. > grand baratineur!
fred > tu es une baratte à beurre!
gab. > tu es la Paméla de mon Tomili
fred > tu es le tribunal pénal international de La Haye
gab. > tu es le freckle sur ma lulu
fred > tu es Conrad «La Blessure» Francoeur
fred > tu es une bourrasque et je ne suis qu'une minable brise
gab. > tu es la saignée je suis la mouche de moutarde
fred > tu es une mauvaise herbe et je suis un garden claw
fred > je suis un garde-côte et tu es... ben... euh.... une côte ?
fred > tu es my morning jacket
gab. > tu es Yves Soutiere
fred > tu es une jeune scoutesse et je suis un homme de 45 ans dans le bois avec des plumes sur la tête
fred > je suis l'Oratoire St-Joseph et tu es le bout rond sur le dessus
fred > tu es une bombe à neutrons et je me fais griller des guimauves au sein de ton champignon de fumée et de débris radioactifs
gab. > tu es la colle à dentier de mon souwiwe.
gab. > le d'amour à mon normand
gab. > le Anka de mon paul
fred > la joie de mon coeur
fred > tu es une boîte de 12 condoms nervurés et je suis la caissière coquine du Shoppers Drug Mart qui ricane en scannant ton achat
fred > tu es mon ring of fire et je suis ton Préparation H
fred > tu es l'arthrite et je suis le pot de pilules pas ouvrable
gab. > tu es Huehuetenango
fred > tu es Titicaca
gab. > tu es un homme nommé Yvan
fred > tu es les forces armées canadiennes au grand complet
fred > tu es ma redingote un soir de novembre
fred > tu es assise sur une galerie dans les Cantons-de-l'Est avec une courtepointe, un chien couché en rond de chien et un disque de Jim & Bertrand, et tu es en train de lire «Un simple soldat»
fred > tu es Agaguk qui court et je suis la banquise sous tes pas
fred > tu es ma saison des pluies
fred > tu seras bien contente de m'avoir comme voisin d'en dessous quand sera venue la mousson
gab. > (plogue «un alizé», il me semble que ça rapport)
fred > tu es un edelweiss et je suis la neige éternelle sur tes racines.
Attraper la grippe à bière.
Le défilé de la fierté guy: des milliers de Guy défilent dans les rues.
Si la piste de vélo des Jeux Olympiques de 1976 s'appelait le Vélodrôme, la piscine olympique s'appelle-t-elle le Pissodrôme ?
Les Outgaymes 2006.
The thrill is go(ui)ne.
Les habitants de Torino sont des Torinolaryngologistes.
Les prostituées parisiennes sont des Paris-Pâté-ticiennes.
I've been through the desert on a horse whore with no name.
Cette femme plantureuse a le syndrôme des seins qui commandent.
Cette cocaïnomane est également vaginhale.
One in the pink, one in the skull!
Cock-tail molle-o-tough.
Fourrer une pelote basque.
Avoir l'agace-trop.
Fente à stick!
À la bonne heure boner.
L'Asso Domi.
Une pincée de cul-main.
Je suis vulvenérable.
Ces titres sont tous sérieusement peut-être à l'étude pour renommer les aventures d'Alexandre Savard, actuellement connues sous le nom de Savardises:
- I am Sav
- Les savy sav
- In the Savy
- Alexandre Savard will have his revenge in Centre-Sud
- The Fresh Prince of Sav-Ard
- Holiday in Savardia
- Les versets savardiques
(Les Savardises, épisode 11: en ligne sur rappaz.net samedi prochain, 18 mars 2006)

« J'ai vraiment hâte de le rencontrer » (Maryse B.)
« alexandresavard can beat any other alexandre with two fingers » (Antoine G.)
« c'est sûrement un des plus mauvais montages que t'aie jamais fait!!!!! » (Noémi R.)
« yark man... fait pu ça...ça m'a fait peur » (Alexandre S.)
From: fredericrappaz@hotmail.com
To: Muriel, Centre-Sud Badass Crew
Subject: fredericrappaz@hotmail.com
« Toronto, Ontario,
14 juin 2005
Gros pays...
Je propose un remake du film avec Tom fucking Hanks. Ça s'appelerait «Castra Way». Tom virerait fou et se mutilerait les parties génitales au lieu de se faire pousser une calice de barbe et de parler à des ballons avec une marque dessus.
Je suis incapable de quitter Toronto. Quand ce n'est pas moi, c'est Greyhound qui me met des batons dans les (t)roues. Je pars à 6h45 pour Cleveland.
J'ai assisté à un threesome de ratons laveurs vers 5 heures ce matin, dans un arbre, mais les photos (appareil de merde!) n'ont pas fonctionné. Puis un perdu du niou-branswick est venu me raconter la liste de ses malheurs juste pour me déranger. Je l'écoutais d'une oreille distraite cependant qu'un des ratons hurlait en montrant ses dents.
Il y a des jours où je n'aimerais point être une femelle raton.
Il est cinq heures et demie. Allez lève toi et chante «Downtown» de Petula Clark: «doooooooooooooooooooownnnnnnnnnnnnnnn-toooooooooooooooooooooown».
P.S. Regarde le titre de mon email: c'etait un email éponyme. »
Depuis quelques mois, je collabore au distingué magazine Nightlife. Vous pouvez me retrouver à quelques endroits dans le numéro de mars 2006, distribué un peu partout, et gratuitement, à travers la ville. Mes articles ne sont généralement pas dans la version en ligne, mais vous pouvez quand même consulter le site web en suivant ce lien.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?HIBERNATION, subst. fém.
A. Ensemble de modifications que subissent les animaux, les végétaux sous l'action du froid hivernal; en partic. état d'engourdissement dans lequel tombent certains animaux en hiver, caractérisé par une mise au ralenti des grandes fonctions organiques.
B. Lenteur, ralentissement, temporisation.
Au fig. État prolongé d'inaction, de passivité.

DÉGEL, subst. masc.:
A. Fonte naturelle de la neige et de la glace par suite de l'élévation de la température; époque de l'année où ce phénomène se produit.
B. Période de désinhibition, de baisse des défenses inter-individuelles, après laquelle peuvent surgir la spontanéité et la participation authentique.

(Photos tirées du Rappaz Horror Picture Show, 11-03-2006).
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Tourné en cachette en août 2005, à l'occasion d'un tailgate disgracieux dans une arrière-cour du quartier Centre-Sud, Montréal, où nous résidons comme une grande et dysfonctionnelle famille, voici le premier très court métrage rappaz.net, intitulé « J'veux pas qu'y me voient, ferme la lumière du salon ».
La cacophonie que vous entendez pendant le générique final est l'enregistrement audio d'une séance de karaoké tenue à l'intérieur de leur domicile par le même groupe d'individus.
(Plusieurs autres très courts métrages suivront le jour où on sera capable d'importer les vidéos tournés avec un appareil photo numérique dans Adobe Premiere: si vous avez un conseil, faites-moi signe s'il vous plaît).
Gougeule: le retour. Pour la première fois depuis des lustres, une série de phrases qui, cherchées sur des moteurs de recherche, on amené vers ce site de nouveaux visiteurs en quête de sens. Évidemment, l'orthographe originale (dans tous les sens du terme) a été préservée:
Neige à Memphis / nagasaki ne profite jamais /
Jacques Cartier's letters / des lettres pour celui qui m'a quitté / letters of sadness / commande de fleurs - mort d'elvis / mots d'encouragement pour un chanteur /
normand l'amour madrid / Qui connait le nom de la chanson qui fait space me / respondez vous si vu plait / phrases stupides / je n'ai pas de chance écrivez-moi mon mail / docteur mailloux + jambe / plante verte + duvet /
on déjeunera chez greenburg / casser son laptop /
qu'est-ce que le name dropping / photo de moi nu apres une beuverie / citations du lundi / congédier un employé le jeudi/ something glorious is about to happen.
Un saloon de bronzage.
Un voyage à Stralle.
Un pied baryton.
Les contraires se tirent.
Avoir le coeur sans cible.
Came-toi.
Je te lèche là-dessus, ma chair.
Shabbat Stallone.
Vos idées et suggestions sont toujours les bienvenues, elles prendront forme dans les prochains épisodes des Savardises. Voici aujourd'hui le 10ème épisode des aventures d'Alexandre Savard:
Savard fouine dans le réfrigérateur, section tiroir du bas. En quête d’un légume quelconque, mais on est pauvre en sa demeure, il n’y a guère de variétés dans le tiroir du bas. Un oeuf expatrié découle son blanc liquide tranquillement sur le plastique, mais pas l’ombre d’une carotte, d’une échalotte ou d’un oignon.
Alex renonce et retourne vers le comptoir, chasse le chien d’un geste lent, et prend dans sa main une motte de steak hâché, qu’il envoie valser dans la casserole.
Le rond rougeoie un peu et un crépitement familier se fait entendre, à mesure que les bourrelets de viande se grisent et jutent un peu dans la poêle. Une épaisse fumée vient chatouiller le système de ventilation et le chien titillé toujours par le fumet tourne sans crier gare autour des jambes de Savard, ce dernier surveillant spatule à la main le grésillement des aliments.
Alexandre Savard regarde l’heure, s’aperçoit que le temps file. En son for intérieur il maugrée, et maudit la cuisson lente. Il soulève la casserole, juge qu’il y a là bien suffisamment de temps de cuisson, gratte avec sa spatule et lance la viande hachée dans une assiette à la propreté approximative. Il regarde le résultat et roule des yeux au ciel en songeant, un coup de plus juste pour la forme, qu'il n'y a plus dans la maison un seul grain de riz à se mettre sous l'Adam.
Retour vers le frigo, en quête de condiments. Le frigo surgèle et le ketchup rouge a un peu figé. Il passe la bouteille en-dessous de l’eau chaude, ça réchauffera un peu le contenu, et amenuisera le choc de la viande chauffée avec le condiment trop froid. C'est un détail, mais Savard, souvent, a des pensées saugrenues. Son entourage les laisse passer. Parfois, il a l’impression qu’on ne l’écoute pas, qu’on ne tient pas compte de ses idées. Il remâche ces pensées en mastiquant une viande mal cuite. Le chien a abandonné la partie, on pense qu’il a un peu pitié, qu’il trouve alexandresavard mal nourri; alors il abandonne et le laisse manger un peu, renonce à ses tentatives de voler sa pitance. La porte cogne. Le chien se lance à la poursuite de la porte close en aboyant avec ferveur. Savard soupire, dépose son assiette sur la table à café, déplie ses longues jambes et marche du talon, en piochant beaucoup sur le parquet sablé, enjambe l’imposant animal qui barre le corridor en jappant, et approche sa main de la poignée argent.
Liens vers les épisodes déjà en ligne
Les Savardises: épisodes un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit et neuf.
- « Qu'est ce que ça fait exactement, un recteur ? »
- « Je sais pas. Ça recte ? »
La Centre-Sud Badass Crew, dont je suis, incidemment, l'un des co-fondateurs, n'est pas une clique fermée. Il ne s'agit pas de six personnes qui résident dans le même pâté de maisons, qui habitent le même immeuble. Si c'est une clique, c'en est une ouverte sur l'extérieur. Elle n'a aucune raison d'être si elle ne vise pas à rassembler dans son trip le plus grand nombre d'individus possible. Elle n'a pas à exister si elle vit son trip toute seule. Elle est inclusive, jamais sans discernement, mais jamais snob non plus (ou si elle fait mine de l'être de temps à autre, ce n'est que pour briser la monotonie d'un quartier où l'on prend rapidement l'habitude de la racaille).
C'est le même principe qui s'applique lorsqu'on évoque le cas alexandresavard. Peu importe s'il est un véritable Alexandre Savard, ou s'il existe dans les termes que nous le décrivons. Qui se soucie qu'il se montre à la hauteur de sa réputation, de sa légende ?
L'important est qu'alexandresavard soit un dénominateur commun, que son héritage se propage de manière exponentielle. Si chaque personne en parle à deux ami(e)s, et que ces deux nouvelles personnes le name-droppent à leur tour à deux connaissances, alors il fera le tour du monde. Et ce sera pour le plus grand bien du plus grand nombre.
Alexandre Savard est un javelot qui jamais ne finit sa course. Alexandre Savard rassemble, alexandresavard brings us together!
La raison pour laquelle alexandresavard est sur terre, au delà de sa quête personnelle et intime du bonheur et de sa propre légitimation -ce dont nous ne nous soucions d'ailleurs aucunement, puisque cela ne concerne que lui- est peut-être pour servir de regroupeur. Son intérêt est de rassembler autant de personnes autour d'un thème commun, autour d'un concept, d'une histoire magnifique qui ne se termine jamais; autour d'une entité, réelle ou fictive. Alexandre Savard est en train de réussir là où des idées, des idéologies, des «projets de société», des conditions gagnantes, des chefs d'État, des intellectuels, des révolutionnaires ont échoué.
Alexandre Savard, c'est une équipe de football à lui tout seul. Il est à la fois le vainqueur et le perdant, le favori et l'underdog, le héros et l'anti-héros, le gagnant et la victime, l'élite et la lie, l'arbitre et la foule, les quarts-de-finale, le grand chelem, le Superdome, le Mundial 2006.
Le chaînon manquant entre nous tous, la jambe de Terry Fox, le remède miracle qui fait pousser les cheveux, et le savon à vaisselle sur l'assiette de ton ennui.
Le dixième épisode des aventures d'Alexandre Savard sera en ligne lundi le 6 mars.
« La mort est la conformité de l'âme » (et non l'inverse).
Elle était tellement excitante. Lorsque un homme la montait sur un tas de fumier, il se crissait de l'odeur.
Ce ne fut vraiment pas un happy ending: la danseuse à quatre bras en avait en fait seulement deux. Et c'était un homme.
Il chercha la Vérité, fragment par fragment, sous chaque pierre. Mais sous les pierres, il n'y a pas souvent de vérité. Surtout des cloportes. Et aussi d'autres choses grouillantes et weird, avec parfois la combinaison des lettres «C» et «L».
Confusion politico-religieuse en Outaouais: « Je fais partie de l'institut marxiste-léniniste-et-pensée-alexandresavard-zedong. Nous voulons détruire les marchands du temple et frapper autrui à grands coups de table de la loi tout en brûlant un buisson ardent sur le mont Araraie avec 10 mille vierges montées sur un veau d'or. »
« Au nom de la Loi, je vous arrête! » s'écria Noé en regardant les cumulus-nimbus à Super Écran.
« La conjonctivite est la mort de l'âme ».
...et Moïse descendit du mont Sinusite pour ouvrir les nounes en deux.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Règle générale, je ne suis pas fort sur les plogues, la promotion de toute sorte, exceptée celle de ce site. Mais dans le cas présent je ferai une entorse aux très stricts réglements de rappaz.net en vous conviant, sans permission aucune des principaux intéressés, au spectacle de la mythique formation Les Temps Liquides.
Voici dans un premier temps les informations à mémoriser.
Le spectacle aura lieu jeudi le 2 mars 2006 @ L'Escogriffe (4467 rue St-Denis, coin Mont-Royal), vers les 22 heures, en compagnie de Pornorobo. Le coût d'entrée sera fort modique (max: 5$) et L'Esco, pour l'anecdote, lance ces jours-ci les célébrations entourant son sixième anniversaire.
Résolument 21st century digital bitches, ce groupe déluré, qui marche main dans la main avec les claviers Radio Shack de notre enfance tout en rêvassant du bon vieux punk des familles, dit admirer Gang of Four autant que les vendeurs de chez Moore's.
Il s'est formé à la Plaza St-Hubert autour d'un grand manitou: Frank Liquide, être mystérieux, nébuleux, voire loufoque (plusieurs le comparent à Kim Jong-il).
Le groupe a su gagner une base de fans hardcore non pas à cause de sa musique (d'aucuns, et je suis du lot, doutaient au départ que cette formation existat réellement), mais plutôt pour leur bel esprit, leur habileté à tourner le verbe et leur habitude d'examiner d'un oeil rieur mais lucide (et ludique!) toutes considérations sur l'effondrement prochain de l'humanité.
Une fois cette étape franchie et gagnée l'estime d'une large audience, Les Temps Liquides surent faire approuver leurs talents musicaux à grands coups de LTL s'en va-t-en guerre, hymne rassembleur et nouveau que le NME consacrerait sûrement s'il n'était pas trop occupé à nous emmerder avec les Arctic Monkeys et à ne pas comprendre notre langue.
La place sera donc pleine: ne jamais sous-estimer la puissance de MySpace.com, ni surestimer la capacité maximale du petit Escogriffe du Plateau Mont-Royal.
Le nouvel album de Les Temps Liquides, judicieusement intitulé «Le truc c'est de faire tout à la botch», sera lancé dans le grand public lors de ce concert-événement, en même temps qu'une variété de sous-vêtements féminins. Quelques notables sont attendus pour la soirée, dont les membres de la Centre-Sud Badass Crew (dont je suis l'humble fondateur), toujours prompts à semer le trouble. Le remarquable alexandresavard, héraut des Savardises que vous lisez de temps en temps sur ce site, sera également du show à L'Escogriffe, s'il ne décide pas à la dernière minute de couver sa quinzième grippe de la saison.
Voici quelques liens coquins:
- La bio bouleversante de Les Temps Liquides sur le site de Paf Disques.
- Quelques mp3 qui rockent sa mère.
- Une interview courte, mais saisissante, sur mcturgeon.com (vous y entendrez notamment une opinion litigieuse sur la philosophie de l'espadrille).
Viendez en grand nombre à L'Escogriffe le jeudi 2 mars. Il y aura plus de plaisir qu'à un match de mini-putt aux Halles de Longueuil et plus de rires qu'au Rigolfeur. Les Temps Liquides: tonight your love, demain le monde !
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?