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Conversations inutiles #026
Spécial New York

octobre 31, 2005

- How's it going in New York ?
- I'm taking pictures of my dick.

mei dick (photo prise à New York, 30 octobre 2005)

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Des formes

octobre 29, 2005

BROOKLYN (NEW YORK)

Le voyage se déroule bien. On parle de ne pas revenir. Ou en tout cas de ne pas revenir sous la même forme.

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The Rappaz Horror Picture Show: New York, part. 1

octobre 28, 2005

J'ai acheté un câble USB neuf pour mon appareil photo aujourd'hui puisque, comme je le disais plus tôt dans la journée, j'ai oublié le mien à Montréal jeudi. Dix-neuf dollars, you-hess s'il vous plaît, dans un Radio Scrap de Huntington, NY.
Voici donc les premières images de ce voyage sur le «Rappaz Horror Picture Show».
Ces images ont pour la plupart été prises pendant la nuit dernière. Il y en a plusieurs autres que je n'ai pas eu le temps de placer dans l'album. Ça attendra à demain, car je n'ai pas que ça à faire pour le moment: il faut que je sorte, et déjà au moment où je vous envoie ce lien, je suis un peu parti sur le p'tit bourbon, dans l'appartement de Pete, à Brooklyn.

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Sitcom

octobre 28, 2005

BROOKLYN (NEW YORK)

Couché à aucune idée, après des patates magiques et des champignons chez Veselka, et des alcools en quantité, bien avant. Pratiquement depuis la seconde où j'ai mis le pied à Brooklyn en fait.
Étonnemment, en dépit de menaces d'allergies extrêmes, j'ai très bien dormi sur l'un des deux sofas du salon, les fenêtres du quatrième étage grandes ouvertes. Le chat a squatté l'autre personne, sur l'autre divan. Quelque part dans le centre de la nuit (ou étais-ce le matin?) je me suis retourné dans le paddock, avec la grande surprise de recevoir le dossier d'un divan doré dans le visage.

Vers je n'ai aucune idée, quelque part vers la moitié du matin, je sens un index sur mon épaule. Je dors maintenant la face dans le doré, le chat ne me squatte toujours pas, et ma chauffeuse a, de toute évidence, abandonné le divan qui est le sien depuis un moment.

- Fred, j'ai besoin de ton aide
- Je dors
- I know but... j'ai besoin de ton aide...
- ...
- Il faut que je sorte pour aller déplacer l'auto, et j'ai besoin de quelqu'un pour m'ouvrir la porte en bas quand je vais revenir
- ...
- ...
- Daccord...

L'appartement est vraiment disposé d'étrange façon. Sur chacun des étages, les salles de bain se trouvent dans le couloir. Chaque étage n'héberge qu'un seul appartement, sur lequel donne deux portes.
Celle du salon n'est jamais verrouillée, pour permettre à l'un ou l'autre des chats de se promener à sa guise et, pourquoi pas, aller chier chez les voisins du second si ça lui chante.

La porte du salon grince une seconde fois, s'ouvre une seconde fois. J'ai encore les yeux clos, la face dans le divan, et je sens ma tête tourner doucement dans la ouate de l'oreiller, comme un bon buveur réveillé avant que son heure soit venue.

- Est-ce que tu te lèves ?
- Pourquoi tu places par un papier, ou un journal... pour pas que la porte se ferme complètement ?
- Oui, mais si quelqu'un entre dans l'immeuble pendant que je stationne la voiture ?
- Okay, je vais descendre... mais plus tard.
- Alors moi je fais quoi ? J'attends Fred sur le trottoir, en avant ?
- Meuuu non. Tu vas pas essayer de revenir dans le bloc tout de suite. Je vais descendre dans quelques minutes, promis.

Elle ressort. Trente secondes.
La porte s'ouvre une troisième fois, mes yeux restent fermés:

- Quoi ???
- Mais rien! J'ai seulement oublié les clés!
- Arrête d'aller et venir, on dirait un mauvais épisode de Virginie !
- C'est quoi Virginie ?
- T'arrêtes pas d'entrer, on dirait que tu joues dans un sitcom. Veux-tu que j'applaudisse à chaque fois ?

Je descends dix ou quinze minutes plus tard, après avoir longuement essayé de mettre mes verres de contact, question de ne pas me ramasser, au retour, dans les chiottes du second.
Au rez-de-chaussée, la porte de l'immeuble est demeurée grande ouverte.

Je remonte et reste debout. Maintenant treize heures. Trouver un Starbucks (ce qui ne devrait pas être difficile). Trouver de la nourriture, et acheter un câble USB car, comme the world's most stupid nerd, j'ai oublié le mien dans ma chambre, avant de quitter Montréal jeudi matin.

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The Rappaz Horror Picture Show: à New York !

octobre 27, 2005

Je quitte pour New York dans une demie-heure, question de célébrer mon Annie Versaire avec quelques heures d'avance.
Je mettrai à jour ce sittoueb à partir de là-bas, et j'ajouterai, comme c'est mon habitude, quantité de photos grotesques de mes aventures sur Terre.
Toutes ces photos seront ajoutées quotidiennement au «Rappaz Horror Picture Show» (pourquoi, mais pourquoi n'avais-je pas pensé à ce nom là avant ?), que vous pouvez consulter en suivant ce lien.

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iules

octobre 27, 2005

Nous sommes progressivement envahis à la maison par les mille-patte, milles-patte, milles-pattes, iules. Ils sortent dans le couloir de temps à autre, et s'aventurent dans la salle de bains. J'en ai trouvé un crevé dans ma garde-robe. Très agréable. Le plus long en date, qui se baladait dans la baignoire, faisait une quinzaine de centimètres, et ses pattes, qui sont longues, nombreuses, et qui bougent très vite, ajoutaient à la créature une bonne dimension latérale. Je n'ai malheureusement pas eu le bonheur de la rencontrer moi-même.
Il ne s'agit peut-être pas de mille-pattes, en fait. Mais faute d'une identification précise et officielle, on les nomme affectueusement comme ça. Comment calcule-t-on l'aire d'un mille-pattes, son périmètre, son rayon ?

- Une chance que c'est pas toi qui l'a trouvé, tu serais mort!
- Non, j'serais pas mort. C'est juste que je n'aurais plus jamais dormi.
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Conversations inutiles #0025

octobre 24, 2005

- Hey man, on laisse tout ça là pi on va bruncher ! Qu'est-ce que t'en penses ?
- Bruncher ! Un brunch !!!
- C'est vraiment des mots très laids: brunch, bruncher...
- Ça sonne comme un accident !
- Oui: «je me suis brunché une hanche !»

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Conversations inutiles #0024:
Spécial Grippe Aviaire !

octobre 22, 2005

Myriam (06:05:25) > tu dépasses la frontière du réel
Fred. (06:06:53) > je risque la pandémie

*****

Fred. (16:47:45) > Gripp Javier jouait au champ droit pour les Expos en dizne-cent 95

*****

Gab (11:22:03) > connaîtrais-tu pas le numéro d'info-santé?
Fred. ---> surfin' bird flu (11:22:10) > je connais le numero d'info-sauce
Fred. ---> surfin' bird flu (11:22:18) > si tu as besoin d'informations sur des sauces
Fred. ---> surfin' bird flu (11:22:27) > qu'est ce qui se marie bien avec la volaille...

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Comment aimes-tu mon flu ?

octobre 21, 2005

Source: La Presse, Montréal, 2 avril 1919

Circa 1997, une colocataire courtoise et soucieuse de mon bien-être avait cru bon me mettre en garde contre la grippe du poulet de Hong Kong. Nous n'avions à l'époque guère les moyens de nous nourrir autrement qu'avec du beefaroni ou du dîner Kraft jaune pâle shooté aux tranches Singles fondues, ce qui nous exposait aux pires maladies. Mais nous avons survécu: aujourd'hui, l'ancienne maisonnée s'est dispersée, mais chacun(e) d'entre nous est rose de santé.

Plusieurs années ont coulé sous les ponts: la grippe aviaire se frotte ces jours-ci à l'Europe et se dirigera, avec un peu de chance, vers l'Amérique du Nord, où elle sera transmise bientôt par... je sais pas... par msn. Disons.
Bourrez-vous donc de zinc: c'est bon pour le système immunitaire. Ainsi que pour la prostate. C'est écrit sur le flacon.

«Toujours dans le scénario du pire, toute l'économie ralentirait puisque, partout, entre 30 % et 40 % des employés seraient morts, malades ou terrorisés»
(Radio-Canada.ca, 20 octobre 2005)

Je me retrouve d'humeur ambigue face à cette nouvelle menace du monde moderne.
Je crois vous avoir déjà parlé de ma fascination pour les cataclysmes, catastrophes naturelles, attentats, émeutes, havocs et perturbations en tout genre. Dans mes meilleures heures, j'attends avec une pointe d'excitation l'entrée de la pandémie.
Que de plaisirs nous réserve en effet cette grippe à Viaire: dans les autobus, nous nous croiserons avec méfiance, la moitié de notre visage cachée derrière un masque. Le moindre tousseur sera pointé d'un doigt accusateur. Le postillon sera banni. Plusieurs individus, terrorisés, se terreront dans leurs foyers, nous délivrant par le fait même de leur présence.
Je m'envisage déjà comme celui qui sera au-dessus, qui planera en haut de la masse condamnée tel un oisillon heureux de découvrir le monde, un vautour content. Je sortirai dans les rues de la cité en pointant, rieur, un exemplaire de «La Peste» de Camus, ameutant le quartier et hurlant à l'armageddon.

D'un autre côté, je cohabite avec une autre obsession personnelle tout aussi légendaire: une hypocondrie morbide, déraisonnable, Et cette paranoïa m'égorgera autant que vous tous, le jour où la grippe Javier viendra. Il n'y aura plus de quoi rire. Aimez votre poulet, pendant qu'il en est encore temps.

La situation actuelle me rappelle l'après guerre mondiale number one. C'était, si mes souvenirs sont exacts, à la fin des années 1910. L'épidémie de grippe espagnole, une maladie animale qui se transmit des porcs aux humains, puis enfin d'un être humain à un autre (comme on craint de voir se propager, éventuellement, la grippave hier) causa la mort d'environ 40 millions de personnes à travers le monde. Aux États-Unis, le nombre de victimes du Spanish Flu aurait même été plus élevé que le nombre de militaires tombés au combat durant le premier conflit mondial.

Ma grand-mère avait environ dix ans lors de la pandémie. Elle m'avait un jour raconté, alors que je ne devais pas être beaucoup plus vieux, que certaines personnes avaient été découvertes toutes contorsionnées dans leur cercueil: les croyant morts de la grippe épagneule, on les avait enterrés alors qu'ils étaient toujours vivants! Mais ceci n'est peut-être que légende urbaine. Ou pas urbaine, justement, parce ça se passait dans la Matapédia. L'internet étant considérablement moins rapide à cette époque, pareille situation, si elle eut originée de la ville, aurait pris beaucoup de temps à parvenir à ses oreilles juvéniles.

«The final game was never played, because Montreal players Joe Hall, Manager Kennedy, Billy Coutu, Jack McDonald and Edouard Lalonde were hospitalized with influenza.
Joe Hall died four days after the cancelled game
(...) At that time, it was the only year for which the Stanley Cup was not awarded»
(Wikipedia)

Anectode intéressante ici: huit années plus tard, pendant que l'ancien hockeyeur «Bad» Joe Hall pourrissait tranquillement dans sa tombe, le dénommé Billy Coutu, manifestement bien remis de la grippe espagnole, punchait énergiquement l'arbitre Jerry LaFlamme pendant le quatrième match de la finale opposant l'équipe montréalaise à celle de Boston. Coutu devint le premier joueur de l'histoire à être banni à perpétuité de la Ligue Nationale de Hockey.

Pendant que le temps se fraîchit imperturbablement, annonçant un autre interminable hiver québécois, et que nous nous massons avec inquiétude les grosses veines du bras en attendant un vaccin grippal qu'autrefois nous laissions aux petits vieux, de nombreuses questions se promènent dans l'air d'octobre: annulera-t-on encore la finale de la Coupe Stanley ? Peut-on se garder de la grippe en portant un masque ? Un habit d'amiante ? Une burqa ? Joe Hall se retournera-t-il dans sa tombe ? La pandémie annoncée de grippe aviaire sera-t-il le nouveau bogue de l'an 2000, la nouveau flop du millénaire ? Y aura-t-il plus de soldats américains mort de la grippe que de soldats morts en Iraq ? Combien de gens reliront l'Apocalypse ? Est-ce la sélection naturelle ? La conséquence de la surexploitation animale ? La mort massive de vieillards, immunitairement plus fragiles, règlera-t-il définitivement le problème causé par le vieillissement de nos sociétés occidentales ? Est-ce que l'odeur de la mort sentira dans nos rues ? Que se passerait-il en cas de pandémie de diarrhée aviaire ? Les nuages ont-il des émotions ? Tant de questions et si peu de réponses.

(Image: La Presse, Montréal, 2 avril 1919)

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L'équation

octobre 11, 2005

LtM = Letters to Memphis

L = Letters
t = to
M= Memphis

À l'envers... LtM = Mtl

Mtl = Montréal

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Pop Montréal 2005: fête de musique

octobre 04, 2005

Album photo complet de l'édition 2005.

Zoobombs ... @ Pop Montréal

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