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Vé-low

août 24, 2005

Ça, c'est la fille qui occupe mon ancien taudis:
«Salut Fred je t'appelle au sujet de ta bécane barrée en face du resto cubain. Y'a une auto qui est rentré dans le poteau, ça fait que si tu veux venir la récupérer...»

Cinq heures du matin dans le coin des junkies et des voleurs de vélo. Je me rends travailler, je passe au dépanneur sur de Maisonneuve. À l'intérieur, posée sur sa béquille en plein milieu d'une allée: une bécane rouge. Ça n'appartient à personne, me dit le commis.
Je suis un peu en avance alors j'ai le temps de ramener le vélo à la maison, d'ailleurs il semble bien fonctionner, presque neuf, presque vierge. C'est quand je monte les escaliers de mon immeuble que je remarque la chaîne sectionnée enroulée autour de la fourche. Bicyclette volée, une de plus, et le voleur a abandonné le fruit de son prochain fix en plein milieu de la nuit, n'est jamais revenu le chercher...

Je me suis servi du vélo une fois dans les mois suivants -c'était à l'été 2004- pour m'égarer à toute vitesse dans une crèmerie de Villeraie et rentrer chez moi sous la pluie, en éclaboussant de la boue, nulle part sauf sur moi.
Le vélo est demeuré dans les escaliers de l'immeuble quelques jours avant de se trouver une niche sur la galerie arrière, abandonné une fois de plus. Il y est demeuré tout l'hiver, aspergé d'intempéries.

Au printemps 2005, je décide de donner une bécane que je n'utilise jamais, qui se rouille et qui se dépeint sous la pluie et la glace sur mon balcon de derrière. L'heureuse récipiendaire encadenasse le fruit de son prochain fix à un poteau devant ce resto cubain qui venait d'ouvrir sur Amherst.

Les jours passent... Ça c'est moi qui donne un coup de fil:
«Hey, j'me rappelle t'avoir donné un bicycle moi...»
«Oui ouiiii... mais j'ai perdu la clé du cadenas!»

Depuis, la bicyclette est restée accrochée à son poteau, en décomposition. Lorsque je passe sur Amherst, il lui manque à chaque fois de nouvelles pièces, ou encore certaines de ses composantes se détachent, se font détacher. Le cadenas a été forcé à quelques reprises, m'a-t-il semblé, mais faut croire qu'il y a des voleurs moins performants que d'autres dans le coin.

Ce matin, une voiture a frappé le poteau. Quand je suis allé aux nouvelles, le poteau n'y était plus, mais le vélo (enfin, ce qu'il en reste) a été déplacé et appuyé contre un lampadaire. Il est décadenassé, on peut aller le récupérer maintenant.

Mon ex-vélo rouge est le Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée des vélos.

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Freedom

août 22, 2005

On en aura tous un, de laptop. Le tien aura un sticker noir et blanc, écrit «Palestinian State Now» dessus; et le mien, pour faire conséquent, aura un autocollant «Free Tibet».

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Memphis: reloaded

août 18, 2005

C'est le reloadage annuel de Letters to Memphis (n'importe quoi...) et votre humble serviteur, paumé, ruiné, courbaturé, cheveux hirsutes, barbe pas faite, ongles longs crasseux, yeux exorbités et veines explosées au visage, se crampe et recrampe les poignets, se pogne des tendinites à écrire, écrire, écrire, écrire les aventures que vous lirez demain.
Il pense lancer une campagne de souscription massive pour se payer un laptop merveilleux, un portable potable, usagé, pas cher; car c'est qu'il tape bien plus vite qu'il n'écrit. Les tuyaux sont les bienvenus, si vous connaissez des aubaines.

Je n'ai pas beaucoup écrit, justement, dans les six dernières semaines. Il a fallu s'installer dans une nouvelle cuisine, qu'à présent j'adore. Mais la pièce où je chambre (ma chambre, pour tout vous dire) demeure un bordel incroyable, inconfortable malgré les lumières tamisées.
Ce n'est pas l'endroit rêvé pour rédiger les Lettres à Memphis de l'avenir, et il n'est pas toujours aisé, à moins de s'y prendre tôt le matin (mais cette tranquilité ne dure pas) de créer dans sa cuisine, avec tous les passants, les portes ouvertes et tous ceux qui entrent, les chiens qui me quémandent des toasts, les wasins et leurs enfants qui aboient...

En plus des tuyaux, vos contributions financières sont acceptées, sait-on jamais. Je promets sur mon déshonneur et sur ma propre tête échevelée de ne pas dilapider les sous dans l'alcool, je vous en passe un chapeau. Je suis peut-être arnaqueur, mais il y a des limites: ici sur ce sittoueb on n'a pas d'argent, mais on sait vivre.

(Votre humble serviteur se cherche aussi un meilleur travail. Du genre plus payant. Du genre où il pourra porter une cravate et utiliser ses compétences intellectuelles pour des motifs plus stimulants).

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Antipodes

août 16, 2005

Cet été mémorable n'arrête plus d'être trop beau. Pour ceux et celles qui auraient envie de se plaindre de nos canicules et de leurs autres chaleurs, voici quelques photos lourdes de menaces. C'était il y a cinq mois:

On se prépare...

Remarquez ici l'air vindicatif de notre vedette msytère...

Touché !

L'an prochain, on apprend à faire des gif animés...

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Pensées vagabondes #9

août 13, 2005

Il lira loin.
L'eau a coulé sous les pions.
Le monde et l'étang change.
Ça fait du bien de boire quelqu'un.
The snow must go on.
Se battre à nains nus.
Être sur un lendemain de vieille.
Follow the liver!

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Flickr en feu

août 08, 2005

- Avant la route... (11 photos)
- Balade à Toronto (132 photos!)
- Chicago on fire (94 photos!)
- Give me Memphis, Tennessee (42 photos).

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