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Bill lent de l'année 2004
Rock and roll: ze besttove

décembre 27, 2004

14) Stars - Set Yourself on Fire (Arts & Crafts)

Stars 'Set Yourself on Fire'

13) PJ Harvey - Uh Huh Her (Island)

PJ Harvey 'Uh Huh Her'

12- The Lovely Feathers - My Best Friend Daniel
(Love Your Diary Records)

The Lovely Feathers 'My Best Friend Daniel'

11) The Fiery Furnaces - Blueberry Boat (Rough Trade)

The Fiery Furnaces 'Blueberry Boat'

10) Joanna Newsom - The Milk-Eyed Mender (Drag City)

Joanna Newsom 'The Milk-Eyed Mender'

9) Les Breastfeeders - Déjeuner sur l'herbe (Blow The Fuse)

Les Breastfeeders 'Déjeuner sur l'herbe'

8) Julie Doiron - Goodbye Nobody (Jagjaguwar)

Julie Doiron 'Goodbye Nobody'

7) The Cure - The Cure (Geffen)

The Cure

6) Le Nombre - Scénario catastrophe (Blow The Fuse)

Le Nombre 'Scénario catastrophe'

5) Interpol - Antics (Matador)

interpolantics

4) Franz Ferdinand - Franz Ferdinand (Domino)

Franz Ferdinand

3) Green Day - American Idiot (Reprise)

Green Day 'American Idiot'

2) TV On The Radio - Desperate Youth, Blood Thirsty Babes (Touch and Go Records)

TV On The Radio 'Desperate Youth, Blood Thirsty Babes'

1) The Arcade Fire - Funeral (Merge Records)

The Arcade Fire 'Funeral'

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Amusements naïfs du temps des Fêtes (pour distraire nos enfants)

décembre 23, 2004

--Les amis, jouons au jeu «placer la queue sur l'âne» !
--C'est moi qui fait l'âne !
--C'est moi qui fait la queue...

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De l'importance de bien perler

décembre 23, 2004

La baronne était snob. Lorsqu'elle laissait libre cours à son langage châtié, même sa sueur perlait.

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Le Mexique, un an plus tard

décembre 21, 2004

Un an jour pour jour après que j'eus franchi, à pied, le pont entre Laredo (Texas) et Nuevo Laredo (Tamaulipas), j'entre avec vous une seconde fois au Mexique, cette fois par cet hommage bien senti.
Ces réflexions choisies, tirées de l'Histoire de la conquête du Mexique de William H. Prescott (1843), laissent le vagabond à l'esprit mal tourné dans un état de stupeur où il revoit en esprit la tierra caliente, l'océan Pacifique, et son cheminement sur les terres de l'Anahuac, jusqu'à la grandiose Capitale où, derrière l'imposante Cathédrale de México, il sommeilla quelques fraîches nuits de janvier, là même où jadis Montezuma, le deuxième, se retournait dans sa couche en redoutant la fin imminente, annoncée par ses Dieux et par les oracles, de son immense empire:

«(...) entouré d'une garde espagnole et de plusieurs nobles aztèques, précédé de la baguette d'or, emblème de la souveraineté (...) Il fut aussitôt reconnu par le peuple (...) Un grand nombre d'Indiens se prosternèrent par terre; d'autres fléchirent le genou»
(Livre IVème: expulsion de Mexico)
«Les Espagnols y virent, entre autres, le petit animal «avec des castagnettes à la queue», la terreur des solitudes de l'Amérique»
(Livre IIIème: séjour à Mexico)
«Vil Aztèque ! lui crièrent-ils; femme ! lâche que tu es ! les hommes blancs t'ont fait femme ! tu n'es propre qu'à manier la quenouille
«Ces reproches amers n'étaient que le prélude de démonstations plus hostiles. Un des principaux chefs, dit-on, tendit son arc ou brandit sa javeline, d'un air menaçant, contre l'empereur
»
(Livre IVème: expulsion de Mexico)


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Histoire de Noël, quatre jours trop tôt

décembre 21, 2004

En faisant mes courses, je m'arrête lundi soir dans un bar de paumés, histoire d'aller saluer mon ex-voisine du dessous, qui y travaille. Histoire aussi de vivre une expérience surréaliste dans ce saloon guère fréquentable, mais où, grace à mon amie et à la générosité de parfaits inconnus, je peux m'assurer une provision de shooters et de bière gratuite pendant une heure ou deux.

Le comptoir encercle le bar, où évolue l'employée en fonction. Deux individus sont accoudés à ce comptoir, un horticulteur dans un joyeux état et un autre individu montrant davantage de retenue dans ses libations, du côté opposé où je prends place.

Entre un vieux type complètement ivre qui s'installe à ma droite, s'aggripe au comptoir et, sans raison apparente, entreprend de discourir sur Napoléon, au grand plaisir des clients qui me font face, et qui s'amusent à embrouiller une histoire qui s'annonce passablement confuse, et follement anachronique:


Saoulon: Le chapeau... de Joséphine... épouse de Napoléon Bonaparte... à l'époque de la Révolution française...

Buveur #1: Napoléon. Il mesurait 5 pieds 2, lui ?

Saoulon: C'est pas important. C'est pas la grandeur de l'homme, mais la grandeur du personnage qui est importante. Comme Mike Tyson.

Buveur #2: Mike Tyson ? Y'a rien à voir dans la Révolution française !

Saoulon: Naaan... Mais Mike Tyson, lui non plus y'a pas besoin d'être grand. Mike Tyson c't'ait un ti-cul... c'était un trou de cul aussi... mais c'était un ti-cul.

Buveur #1: Mike Tyson, c'est un boxeur ! De quoi tu parles là ?

Saoulon, pointant l'employée: En tout cas... ce que je voulais dire... pourquoi je parlais de ça... c'est qu'elle, elle porte un béret qui a été introduit en France pendant la Révolution. C'est le chapeau que Marie-Antoinette avait sur sa tête avant qu'on la coupe.

L'employée: Exactement ! Moi je suis la réincarnation de Marie-Antoinette !

Saoulon: Non, Marie-Antoinette était pas noire. T'es pas la bonne couleur.

L'employée: Quand on se réincarne, on peut choisir sa couleur !

Saoulon: Naaaooon... on r'vient s'a terre pour expier ses péchés, pas pour changer de couleur.

L'employée: Hey je lui ai parlé à Dieu moi, pi je sais que je peux revenir de la couleur que je veux.

Buveur #2: Tu t'éloignes de ton sujet, là ! De quoi tu parlais déjà ? Mike Tyson ?

Saoulon: Naaaaooon ! Je parlais de la France !

Buveur #1: Ah oui, la France ! Jacques Chirac !

Saoulon: C'est ça ! Jacques Chirac, le maire de Paris.

Nouvel éclat de rire général. L'horticulteur pompette d'entonner gaiement La Marseillaise... et notre ami saoulon s'éloigne des lieux en laissant tomber à son intention un ultime et rageur:

«Hostie d'agriculteur du calice...»
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101 façons de fucker le chien
Chapitre 1: Return to sender

décembre 20, 2004

La première erreur prend l'être humain commun, l'humain domestique, dont il existe un grand nombre de races, toutes plus ou moins liées à une fonction, le transforme en femme-à-poil mythique; l'humain commun se fait accoster par les serpents qui descendent des arbres en offrant leurs pommes interdites.
La première erreur, l'erreur originelle de l'homme qui s'apprête à fucker le chien est d'écrire, à un moment ou un autre de sa vie, à Elvis.

Dès lors, il importe peu que le destinataire de la première missive soit vivant, mort, ou croupissant les hanches cassées, le bassin fêlé, dans une maison de retraite au Texas.
La lettre est écrite. Une deuxième suivra et il sera aisé de deviner que, subséquemmment, une longue chiée de missives, tantôt absurdes, tantôt touchantes, parfois même les deux et c'est bien pathétique, seront rédigées à l'intention du roi du rock and roll.
Le mal est fait. Le chien entreprend d'être phoqué. Les serpents continueront de descendre des arbres, pour son plus grand inconfort.

Erreur #1: Écrire à Elvis.

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Cockless et les farfadets de l'Histoire

décembre 20, 2004

Au VIème siècle avant Jésus-Christ, Horatius Cocles se distingua, malgré un handicap, par des faits d'armes qui devinrent légendaires.
Si celui que l'on surnomma Horatius-le-borgne l'était effectivement de naissance, de mauvaises langues racontent encore aujourd'hui qu'il perdit, lors de la guerre entre les Romains et les Étrusques, un de ses membres. D'où son nom de famille...

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L'escabeau (un roman...)
Huitième -et dernière- partie.

décembre 14, 2004

Le putois s'imposa donc dans la pièce et, ensommeillé, ne se soucia point de l'action qui se déroulait dans la cuisine.
Se croyant peut-être encore dans les bras de Morphine, il ne suspecta pas une seconde les événements qui le menaçaient tandis qu'il se dirigeait sans malice vers le réfrigérateur. La menace était, en l'occurence, dame Yvette en personne.

Cette dernière, qui depuis toujours avait eu en horreur le vaillant quadrupède, poussa un hurlement qui aurait amplement suffi à ressusciter son concierge de mari, si bien sûr son cercueil avait été entreposé chez Georges.

En moins de temps qu'il n'en faut pour beugler, l'exclamation saisissante de la veuve coupa net à ses monologues, fit voler en éclats le grand-oncle Diogène, l'orteil manquant, le mascara hongrois, le tiroir et sa commode, l'estomac du livreur de pizza grotesque, la jeune Roumaine, les trois frères, la cire chaude, et jusqu'au dieu Morphine lui-même.

Le désespoir monta à la tête du pauvre Raymond. Voyant le doux visage de la femme de ses rêves se fissurer, se craqueler, se morceler et se disperser dans une étonnante vapeur rouge sang, le caneton laissa échapper un effroyable sanglot qui semblait contenir la tristesse, la douleur, la peine et le déchirement d'une basse-cour entière.

La réaction fut tout autre chez Georges. Il poussa un tonitruant cri de bonheur en admirant les débris de sa commode maintenant explosée, complètement démolie dans un coin de salon. La serrure miraculeusement débloquée, le tiroir intérieur avait effectué un stupéfiant vol plané, libérant du même coup la boîte de mascara tant espérée, boîte qui n'avait point vu la lumière du jour depuis des années.

Quant à Joël, la vue des fausses dents d'Yvette s'extirpant de la bouche de la vieille pour effectuer un plongeon admirable jusqu'à la tasse de thé la plus proche déclencha chez lui une irrépressible hilarité capable de faire fuir dix autres kilos de sa malingre corpulence.

Bien décidée à quitter illico un endroit où vivait une bête à la couleur si peu commune, la volubile Yvette, abruptement réduite au silence, se rua sur la première porte entrouverte.

Elle disparut ainsi dans le réfrigérateur, emportant avec elle la morale de cette matinée printanière qui aurait rappelée aux diverses créatures peuplant ces lieux que plus on est de fous, plus on crie.

© Frederic Rappaz
(9 février 1998)

(Liens vers les parties un, deux, trois, quatre, cinq,
six et sept).

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L'escabeau (un roman...)
Septième partie.

décembre 13, 2004

Joël s'éveillait pour aller travailler au chantier, reniant toutes les règles de logique établies depuis des siècles. L'odeur de bougie fraîchement éteinte lui emplissait l'haleine. C'était comme si une agréable cire chaude suintait de ses gencives.

Le putois avait décroché un emploi au chantier quatre ans plus tôt. Il avait alors abandonné son poste dans une usine de peroxyde pour ce nouveau travail qui le satisfaisait pleinement.
Les vapeurs de peroxyde, qui, pendant cinq ans, cinq mois et cinq jours, lui avaient empli les sinus et attaqué le cerveau, le dégoûtèrent à jamais de ce liquide désinfectant, à un point tel que la moindre éraflure le jettait désormais dans un terrifiant état de panique qui lui faisait pousser les cris de putois les plus perçants. D'autant plus que le sang, rouge sur son pelage violet, déroute les normes les plus élémentaires d'esthétique.
Ces légères blessures qui effraient tant Joël sont le seul point de discorde entre l'animal et Georges. Ce dernier ne compte d'ailleurs plus les plaintes formulées par son ancienne voisine, importunée maintes et maintes fois par le vacarme causé par le coloré animal.

Au reste, Joël était un paisible compagnon, qui occupait la majeure partie de son existence à travailler à la sueur de son front. Dans ses rares temps libres, il s'avérait un causeur fort agréable bien que ses propos, affectés par les émanations de peroxyde, semblaient particulièrement loufoques aux oreilles des non-initiés.

À suivre...

(Liens vers les parties un, deux, trois, quatre, cinq et six).

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C'est aussi février

décembre 11, 2004

C'est la tempête. Il en tombe presque sans interruption depuis vingt-quatre heures et, quand il neige, devant les bars de la cité tout le monde croit juste de se chamailler, de se pousser gentiment vers les congères accumulées, d'humecter le visage de son voisin à grands coups de neige neuve. C'est un spectacle réjouissant à observer. Si l'hiver pouvait être uniquement comme ça...

Il neige de manière ininterrompue et le Boy of Summer autoproclamé aimerait bien que cela n'arrête jamais, et que jamais ne cesse le bruit des chenilles sur les trottoirs, des pelles mécaniques qui heurtent le macadam givré et le cri des machines qui reculent. J'aimerais entendre, six mois durant, le son de ces ferrailles nordiques assourdi par mes fenêtres closes.
Et voir les quidams, enivrés ou sur le point de le devenir, se bousculer et se chamailler devant les bars, les restaurants, sur Prince-Arthur, sur Saint-Laurent, jusqu'au Vieux-Port.

Je hais l'hiver mais paradoxalement je vénère ses excès. Ne l'avouais-je pas il y a un an ?
Malheureusement, l'hiver est aussi les quarante degrés sous zéro, le vent du nord-est, les cols bleus en moyens de pression qui ne déglacent plus les trottoirs et envoient les marcheurs à l'hosto et/ou la morgue, et c'est aussi février.

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Dès sa fendre entance

décembre 11, 2004

On raconte qu'en 1970, alors qu'il évoluait dans les
Jackson 5, le très jeune Michael se serait attouché lui-même.

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L'escabeau (un roman...)
Sixième partie.

décembre 10, 2004

Georges, de son côté, avait l'esprit déjà loin. Sans trop d'efforts il se concentrait sur la meilleure façon de préserver de l'humidité sa collection de mascara hongrois, malencontreusement retenue prisonnière dans un tiroir de sa commode depuis l'ingestion, par un grotesque livreur de pizza, de la clé du tiroir en question.

Quant à Raymond, il accompagnait en ce moment même son maître dans l'indifférence envers les visiteuses. En son for intérieur, il ne tarissait pas d'éloges sur sa correspondante Roumaine, dont la photo, qu'il savait découpée dans un magazine, éclairait ses rêves les plus obscurs.

À la seconde où Yvette entreprenait l'étude psychologique de son grand-oncle Diogène, ridiculement amputé d'un orteil depuis qu'il chuta d'un olivier, le putois Joël fit irruption dans la cuisine.
La bête saugrenue, à la toison aussi violette que velue, venait de s'éveiller après 48 heures de sommeil profond, rempli de songes farfelus dans lesquels le chapeau lui faisait, la vésicule biliaire lui dilatait, et où ses frères Damien, Gratien et Rogatien allaient et venaient sans tenir compte le moindrement des proportions, et de la couleur du sang, des mammifères tropicaux aussi souriants que l'azur qui emplit la dangereuse cohérence de l'Europe androgyne.

À suivre...

(Liens vers les parties un, deux, trois, quatre et cinq).

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L'escabeau (un roman...)
Cinquième partie.

décembre 09, 2004

Yvette, comme à l'habitude, venait faire une rapide incursion dans la vie de ceux qui avaient mieux à faire, et divaguait sur tout et rien pendant des minutes qui étaient aussi longues que des heures aux sifflantes oreilles du principal occupant des lieux.

La joviale quinquagénaire amorça sa perte salivaire en abordant le cas du sergent Simon-Pierre, considéré comme un quelconque modèle de virilité, homme fort prude, et ancien militaire exaspéré par les esprits soi-disant curieux qu'il prétendait voir lorsqu'il prenait une douche ou s'adonnait à ses naturels besoins.
Selon Yvette, il fallait néanmoins ne pas se méprendre: Simon-Pierre était un homme de bien, qui n'avait pas son pareil pour la confection de papier-sablé, un accessoire dont il souhaitait faire le commerce depuis nombre d'années sans qu'aucune de ses tentatives n'eut dépassé l'étape initiale. L'embouteillage de son esprit n'avait d'égal que l'espace comblé dans ses artères par le cholestérol.

Et la chaleureuse énergumène anéantissait l'oxygène vital de l'appartement par un flot incessant de syllabes et de postillons...

À suivre...

(Liens vers les parties un, deux, trois et quatre).

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Projet ni ture

décembre 09, 2004

Si un jour je commets la gaffe de dégoutter ma semence dans quelque ovule prêt à la recevoir, je prénommerai mon premier fils Heineken et empocherai l'argent allemand de la commandite.

Quand l'enfant aura grandi, je le ferai tatouer en vert, puis je lui poserai un bouchon.

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Translation du jour

décembre 09, 2004

«Gâteau décès
par chocolat
»

Savoureuse traduction pour le gâteau «Death by chocolate», vendu par un Starbucks montréalais.

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L'anneau de feu

décembre 09, 2004

«I fell for you like a child
Oh, but the fire went wild...
I fell in to a burning ring of fire

I went down, down, down
And the flames went higher
And it burns, burns, burns
The ring of fire
»

En 1963, Johnny Cash était propulsé au sommet des palmarès grâce à Ring of Fire, la plus importante chanson jamais écrite à propos des hémorroïdes.

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L'escabeau (un roman...)
Quatrième partie.

décembre 08, 2004

La brave femme, outre son étrange ressemblance avec Plume Latraverse, partageait avec Georges une fascination sans borne pour la fête de l'Halloween ainsi qu'une admiration sans limites pour les interventions chirurgicales réussies dans la région de la Lèvre inférieure.

Raymond, avouons-le, était passablement intimidé par les fréquentes visites de sa mère, jadis animatrice de radio dans son village natal, et ce malgré (ou peut-être à cause de) l'habituelle incohérence de ses propos.
Yvette et son défunt époux, Yoland (un concierge respectueux), avaient adopté le caneton alors qu'il n'était qu'un minuscule embryon, aussi démuni qu'inutile et discret dans la société. Les deux têtes d'affiche de la cellule familiale avaient élevé l'oisillon dans l'amour et le confort, bien que les deux amants ne se soient plus dit un seul mot depuis le cinquième mois de leur mariage sans que cela ne semble les affecter le moins du monde.

Au moment où Yvette fit son apparition, Georges se remémora douloureusement le jour où il interrogea Yvette à savoir si son mari était fermier. La veuve lui avait rétorqué qu'il était cliniquement mort de son état. Georges se souvenait dans les moindres détails ce lugubre début de soirée (environ neuf heures de l'après-midi), de son pénible étonnement alors qu'il était agenouillé dans sa cuisine, perceuse électrique à la main, affairé à souder ses portes d'armoire.

À suivre...

(Liens vers les parties un, deux et trois).

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1940-1980

décembre 08, 2004


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L'escabeau (un roman...)
Troisième partie.

décembre 07, 2004

Un beau matin de mai, le ciel gazouillait furieusement entre les branches et un flocon vaporeux se détachait sur un décor parsemé d'étoiles et d'oiseaux. Notre ami, confortablement debout dans sa cuisine, lisait à voix haute le journal pour son caneton Raymond, lorsque l'on cogna à la porte. Une ombre se glissa dangereusement dans la pièce.

Il s'agissait d'Yvette, mère adoptive de Raymond, qui venait prendre des nouvelles du petit volatile, qu'elle chérissait comme s'il eût été la chair de sa chair.

À suivre...

(Liens vers les première et seconde parties).

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Vagabondages

décembre 07, 2004

Un jour vous longez seul les trottoirs, errez dans les transports en commun. Le lendemain, vous vous mariez en juillet 2006.

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Yapaksa

décembre 07, 2004

Il n'y a pas que le sexe dans la vie.
Il y a aussi le poil.

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Affaire

décembre 05, 2004

Mettre ses amis du dimanche avant d'aller à l'Église.

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L'escabeau (un roman...)
Deuxième partie.

décembre 05, 2004

Son oreille gauche était affectée par un sifflement lointain qui résonnait chaque jour que le bon Dieu lui amenait. Cette légère indisposition était due à un bête accident survenu le jour de ses 19 ans, alors qu'en essayant d'atteindre le balcon de sa résidence il resta l'appareil auditif coincé entre le rebord de la fenêtre et la moustiquaire qui l'agrémentait.
Cet incident, résultat d'une lamentable beuverie, eût toutefois des conséquences on ne peut plus heureuses puisqu'il obtint, à l'achat d'une nouvelle moustiquaire, un rabais de 21,35$.

Il se consolait en pensant à sa soeur, dont la rétention urinaire l'empêcha non seulement de participer à cette ivrognerie communautaire, mais lui fit également rater cette scène cocasse, enfermée dans les toilettes qu'elle était.

Depuis trois ans, Georges vivait seul, puisque son cousin (qui lui tenait lieu de colocataire) avait violemment claqué la porte de l'appartement et tenté de quitter les lieux. Puis, s'étant relevé, il avait ouvert la porte à nouveau, avait quitté les lieux, puis violemment claqué la porte; le tout pour une mésentente au sujet d'un grille-pain endommagé...
Une dispute pour vingt-six cents de frais de réparations brouilla à jamais les deux parents.
Georges se fit donc une raison: il devrait vivre sans présence humaine chez lui, et ne pourrait plus manger de rôties aux canneberges.

À suivre...

(Lien vers la première partie).

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2029: this charming man

décembre 05, 2004

Quand j'aurai cinquante ans, je serai Morrissey, et toujours je me vêtirai de pinstripe.

Morrissey sera mort
et je serai alors
l'unique et le seul
Monsieur pinstripe.

Ou bien il aura soixante-dix ans et j'attendrai encore.

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Oui-Ken part 2: dimanche

décembre 05, 2004

Excellent oui-Ken. Je n'ai toujours pas relu Tintin au Congo.
Tôt ce matin, le rasoir m'a fait saigner. Mais je ne lui en ai pas voulu.
Je me versai du macaroni et devant mes armoires béantes, dont une manque de porte, je m'interrogeai: pourquoi tant de pots et si peu de couvercles ?

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L'escabeau (un roman...)
Première partie.

décembre 04, 2004

Notre histoire se déroule à une époque.
Notre ville est urbaine.
Malgré son jeune âge, Georges était un vieil excentrique qui, tous les matins, se seringuait une dose soigneusement mesurée de Nutella, censée lui fournir la quantité d'adrénaline nécessaire à ses journées bien remplies.
Il partageait ensuite l'eau de l'amitié avec ses trois lapins (Jé, Ré et Mie), étape incontournable de ce rituel quotidien, rituel qui lui apparaissait sacré. Déroger à cette règle élémentaire lui paraissait aussi scandaleux que l'idée de prendre un bain sans sa colonie de poissons rouges, bleus et bruns.

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Un grand art

décembre 04, 2004

Pour se garder au chaud, un art à pratiquer pendant les longs mois d'hiver.

Source: La Presse, 30 novembre 2004.

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Oui-Ken part 1: samedi

décembre 04, 2004

Excellent oui-Ken qui s'annonce.
Je prévois ne pas relire Tintin au Congo.

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Dédé

décembre 02, 2004

Réagir à l'insatisfaction en milieu de travail.
Adopter des moyens de dé-pression, ou pratiquer la position du dé-missionnaire ?

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