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Douteux choix de mots

novembre 30, 2004

Lu sur une formulaire d'aide financière du ministère de l'Éducation: «Décroche tes rêves».
C'est vrai qu'au Québec, les études et le décrochage vont souvent de pair.

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Le plus beau cadeau de Noël

novembre 30, 2004

Elvis Presley, '68 comeback special.

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5 en 5 !

novembre 29, 2004

La note parfaite obtenue cette année est d'autant plus agréable que, au moment de publier cette entrée en février, je ne comptais pas vraiment sur les retours, encore à l'état de rumeurs, des Pixies et de Bérurier Noir.

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Pixies
Cepsum (Montréal), 26 novembre 2004.

novembre 27, 2004

Quand on attend un concert à ce point, à plus forte raison lorsque le groupe était mort et enterré, expédié à la légende du rock and roll depuis douze ans, on s'expose à être terriblement déçu.
Or, je ne l'ai pas été hier, au premier des deux concerts que les Pixies donnaient à Montréal. D'accord, ça ne bougeait pas énormément sur scène, même que ça ne bougeait pas du tout ces gens là; mais ce sont les Pixies, et ils sont réputés pour rester sagement à leur place, et balancer leurs chansons. Il est déjà assez extraordinaire de les voir tous les quatre ensemble sur une même scène, ils peuvent bien y rester immobile si ça leur chante.

Kim DealD'accord, Frank Black n'a pas prononcé un seul mot de la soirée, mais la star, c'est Kim Deal, n'est-ce pas Charles ?

C'est d'ailleurs Kim qui a débuté la soirée avec In Heaven, avant d'entreprendre une version plus soft de Wave of Mutilation.

Comme il fallait s'y attendre après avoir consulté les setlists des récents spectacles, le concert contenait essentiellement les pièces de Surfer Rosa et du meilleur album, Doolittle, d'ailleurs joué presque intégralement.
Une seule chanson de Trompe-le-monde et rien, absolument rien de Bossanova, pas même Velouria, que ceux qui seront au Cepsum ce soir entendront peut-être s'ils sont chanceux.
Le meilleur moment, selon moi: l'enchaînement de Something Against You, Isla de Encanta, U-Mass et surtout Hey. Puis Gouge Away un peu plus tard.

Charles Thompson aka Black Francis aka Frank BlackLes Pixies, si l'on fait abstraction de l'immobilité qui les caractérise sur scène, étaient impeccables, du début à la fin.
La voix de Frank Black était absolument identique à ce qu'elle est, a toujours été. Drôle de contraste: sur disque, il donne l'impression d'être complètement névrosé, parfois hystérique, alors qu'en show, il reste planté là, avec ses lunettes fumées, sans laisser transparaitre aucune espèce d'émotion, sans accorder le moindre intérêt aux gens dans le mosh pit, mais chaque phrase est prononcée, chaque cri est balancé de manière absolument parfaite.

En première partie, j'ai manqué The Marble Index, et The Datsuns, corrects sans plus, ne m'ont pas davantage accroché en spectacle que sur disque.

Salutations aux camarades qui se trouvaient du côté droit de la scène, face à Kim Deal, le dos écrasé contre le banc des joueurs (c'était un aréna) et qui ont passé une bonne partie du concert en compagnie d'une grosse poubelle qui a fait jaser, et qu'un dude a finalement balancé derrière. J'aimerais avoir de vos nouvelles. On pourrait se rencontrer dans dix ans, et se parler de cette poubelle.

Setlist exact du 26 novembre, trouvé sur Pixiesmusic.com: In Heaven (Lady in the Radiator Song) / Wave of Mutilation (uk surf) / Where is my mind ? / Nimrod's Son / Mr. Grieves / Cactus / Here Comes Your Man / Ed is Dead / Bone Machine / Crackity Jones / Something Against You / Isla de Encanta / U-Mass / Hey / Monkey Gone to Heaven / I Bleed / No.13 Baby / Broken Face / Wave of Mutilation / Debaser / Caribou / Gouge Away / Tame / Gigantic... et au rappel: La La Love You et Vamos.

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Here comes your man

novembre 26, 2004

«There are only a very few bands that come along and change everything. The Velvet Underground was one of those bands. So was Nirvana. And without a doubt, so were the Pixies. Correction: so are the Pixies.
I've been waiting 12 years to write that.
»
(Jamie O'Meara, Hour, 25 novembre 2004)

Affiche d'un concert des Pixies, circa 1986
Les Pixies à Montréal... Live ! Tonight ! Sold Out !!

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I'll tell you what I want, what I really really want

novembre 25, 2004

Grosse journée, y'a pas à dire. Lancé un débat sur le thème «c'est quoi ta Spice Girl préférée ?».
Votez donc vous aussi !
C'est teeeeeellement 1997...

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Aime ton (nouveau) voisin

novembre 24, 2004

Nouveau voisin d'en dessous: Serge.
Occupations: faire du vélo, fumer du pot et empester le couloir.

L'hiver approche. J'imagine qu'il va bientôt ranger son vélo.

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Le régime sec

novembre 24, 2004

La Société des Alcools du Québec déclenche une grève illimitée. Le québécois buveur de vin devra se rabattre sur le dépanneur du coin, ou sur son supermarché favori pour s'approvisionner en rouge bon marché et en vieille piquette. Quant au rhum et au gros gin, aussi bien ne pas trop y songer pour quelques temps.

Mais le Québécois, en général -et je m'inclus dans le lot-, est un buveur de bière, que ce soit la Milwaukee's Best à un dollar quinze taxes incluses, si prisée au dépanneur Brière de la rue Ontario et dans la trappe à B.S. voisine; que ce soit la bière blonde importée en bouteille verte; ou encore l'estimé houblon local vendu aux Anglais.
Nous buvons.

J'aimerais qu'on fasse comme dans les Simpson maintenant. Que cette cité, ou même seulement ce bon vieil arrondissement Ville-Marie, décrète la prohibition. Question de soulever la bonne vieille colère du peuple.
Ça nous mettrait un peu d'action dans cet hiver qui approche. Le Canadien ne daigne plus gagner de Coupe Stanley (et de toute façon il n'y aura pas de hockey cette année), l'équipe de football locale vient d'être éliminée, et notre frileuse université annule la conférence de l'ambassadeur des États-Unis, par peur de manifestations et de grabuge.

On ne peut plus s'émeuter en paix de nos jours.

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The Arcade Fire, dans ton voisinage...

novembre 21, 2004

Le dj du Jupiter joue Neighborhood #3 le samedi soir, le New York Times leur a consacré un article après leur passage au CMJ Music Marathon en octobre. Le label indépendant qui assure la distribution aux États-Unis du premier album du groupe, a récemment manqué d'exemplaires de ce disque.
Avant que tout le monde en parle, ce qui semble déjà bien parti, qu'ils ne tournent un clip pour Rebellion, avant que vous ne lisiez sur eux dans le Spin de février 2005, voici tout le bien que je pense de Arcade Fire.

The Arcade Fire, formé de membres originaires du Québec, de l'Ontario et du Texas, lançait le 25 septembre dernier à Montréal l'album Funeral, dans une chapelle de l'Armée du Salut, rue Drummond, remplie de gens enthousiastes (et en sueur) qui s'agluttinaient tant bien que mal au balcon, sur les côtés de l'autel, entre les bancs et les prie-dieu; en montant, malgré la demande formulée par le groupe, sur les banquettes le long des murs.
Le son de cet endroit, peu usité pour un concert rock, est approximatif, mais le premier vrai contact avec The Arcade Fire est réussi. Le groupe (en sueur aussi) offre deux sets puissants. Plusieurs membres du groupe vont d'un instrument à l'autre, on perd le compte des batteurs et des claviéristes. On perd le compte des musiciens tout court, puisqu'aux sept (?) membres du groupe (bien que la bio de Merge Records parle de cinq personnes) viennent s'ajouter les cuivres de deux autres types cravatés, descendus de la mezzanine.

Sur l'album, écoutez d'abord l'inspirante Neighborhood #1 (Tunnels) et reconnaissez dès le départ être en présence d'une chanson extraordinaire. On fait ici connaissance avec Win Butler, chanteur de la formation, dont la voix rappelle inévitablement David Byrne. La voix de Butler se fait un peu plus névrosée sur la seconde piste, Neighborhood #2 (Laïka), puis devient plus grave dans l'énigmatique Une année sans lumière, une des deux chansons (avec Haïti) où se côtoient le français et l'anglais.

Il est étonnant de constater comment un album qui nous amène d'une ambiance à l'autre puisse conserver autant de cohésion. Peut-être dans les thèmes, les pièces composées par Butler et Régine Chassagne ramenant les thèmes de la mort, de la lumière et de la noirceur, de la famille, et du mystérieux «neighborhood» si fréquemment invoqué, titrant quatre des dix chansons de l'album.

Funeral tient sa force, outre l'extraordianaire qualité des compositions et le registre vocal de Butler, d'une instrumentation variée (le violon, le xylophone, le piano et l'accordéon viennent s'ajouter aux instruments plus couramment utilisés par un groupe rock).
Chassagne, en plus d'assurer les back vocals, interprète deux pièces: Haïti et In the Backseat, un des moments les plus intenses de l'album avec Crown of Love et Wake Up.

Unanimement acclamé par la critique (à commencer par l'influent Pitchforkmedia.com), le premier album de Arcade Fire est un voyage grandiose qui se termine trop tôt, mais qui annonce des suites prometteuses; le couple Chassagne-Butler auraient une centaine de chansons à leur crédit, composées en l'espace d'à peine deux ans.

Écoutez Rebellion (Lies) et Wake Up.

The Arcade Fire sont signés sur Merge Records.

Images: stereogum et brooklynvegan.

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Guy Cloutier avoue

novembre 18, 2004

Guy Cloutier a plaidé coupable aux accusations d'agressions sexuelles et d'attentat à la pudeur qui pesaient contre lui. De nouvelles accusations d'attentat à la pudeur contre une autre personne (dont l'identité est également tenue secrète et dont le sexe n'a pas été divulgué) ont été portées, hier, contre Cloutier, qui a enregistré dans ce cas également un plaidoyer de culpabilité.

Cette histoire scabreuse avait été effleurée sur ce blogue il y a quelques mois, au moment de l'arrestation du producteur, en mars dernier. Au cours des derniers jours, les statistiques de mon sittoueb se sont sérieusement emballées, avant de littéralement exploser:

Fréquentation de 'Letters to Memphis' au cours des derniers jours

Et si on faisait maintenant une recherche Google pour: guy cloutier rené simard ?

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La famille heureuse

novembre 17, 2004

Depuis tard hier soir, au risque de me contusionner la langue, j'essaie de décoincer l'infime morceau de popcorn qui s'est logé dans ma gencive inférieure, sous la quatrième molaire en partant du fond à droite, lors de la projection de l'excellent documentaire «End of the century: the story of the Ramones».

À voir absolument si vous êtes un fan. Un documentaire où les réalisateurs Jim Fields et Michael Gramaglia tentent de comprendre, par le biais d'entrevues avec tous les membres des Ramones, leur entourage, leurs collaborateurs, leurs contemporains (Blondie, The Clash) et les musiciens qu'ils ont influencés, pourquoi le quatuor punk new-yorkais n'a jamais pu, en 21 années d'existence, recevoir le crédit qu'il aurait mérité.
Un regard, moins complaisant que les Behind the music de VH1 mais toujours respectueux, sur une happy family plus dysfonctionnelle qu'elle ne le laissait voir. «End of the century» contient des extraits de spectacle inédits (au CBGB notamment), des entrevues pertinentes, jamais ennyeuses (où Dee Dee, qui nous laisse ici un ultime souvenir indélébile, vole la vedette plus souvent qu'à son tour) et quelques douteux extraits des vidéoclips de l'ère Phil Spector.

Les cinéastes se sont entretenu avec tous les anciens membres du groupe, dont Joey Ramone (1951-2001), Dee Dee Ramone (1952-2002) et Johnny Ramone (1948-2004).
Le film contient également la dernière entrevue accordée par le leader des Clash, Joe Strummer (1952-2002).

«End of the century: the story of the Ramones» de Michael Gramaglia et Jim Fields est présenté jusqu'à jeudi soir au Cinéma du Parc...

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I'm NOT afraid of Americans

novembre 16, 2004

«Good girls go to heaven
Bad girls go to Montréal
»
(Proverbe local)

Le sittoueb d'Immigration Canada reçoit en moyenne 20 mille visites quotidiennes en provenance des États-Unis. Le 3 novembre dernier, au lendemain des élections présidentielles américaines, le même sittoueb a reçu 179 mille visites.
Flairant la bonne affaire, un avocat de Vancouver se rendra prochainement en Californie et dans l'État de Washington, pour recruter les Américains mécontents qui seraient tentés d'immigrer au Canaduh, soudainement devenue la nouvelle mecque des débauchés, immoraux, libertins, fumeurs de pot et autres impies.

Soucieuse elle aussi de venir en aide à la jeunesse américaine, insatisfaite, et déprimée par la réélection de George W. Bush, la toujours très somptueuse équipe de Letters to Memphis (composée uniquement de moi-même) propose de poser un beau geste, et se porte volontaire pour adopter dans les plus brefs délais deux Américaines de 25 ans.
J'attends les candidatures et me chargerai personnellement de l'intégration de nos nouvelles citoyennes. Évidemment, à Montréal on parle français, mais qu'à cela ne tienne: pour celles qui auraient de la difficulté à s'exprimer oralement, des cours de langues seront gratuitement dispensés.

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De l'importance du laitier dans la culture populaire

novembre 16, 2004

Comme je suis toujours en retard pour les trucs importants (nouveautés télé, reality-shows, films d'Hollywood, ainsi de suite...), ce n'est que dimanche dernier au Café Campus que j'ai entendu pour la première fois le méga-succès québécois de l'année 2004: Hawaiienne du groupe Les Trois Accords. Je devais être le dernier au Québec à ne pas l'avoir entendu.

Mon opinion sur cette chanson joyeuse: elle est ridicule. Mais je pense que le groupe lui-même le sait. Et c'est ce qui est important. En plus, ça fait teeeeellement 1998.

Maintenant je connais la chanson. Maintenant je l'ai dans la tete depuis deux jours...

Dans le même ordre d'idées, j'envisage de me mettre à la page, de combler le retard qui paralyse depuis quelques années ma connaissance de notre belle culture populaire.
Ma prochaine étape: voir Titanic pour la première fois.

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Toi trendy, moi vintage
Exemple numéro 5

novembre 15, 2004

Le revival du magazine Pif Gadget, qui après treize années d'absence est de retour dans les kiosques québécois depuis le 12 novembre: trendy!

Ta collection personnelle de vieux Pif, ou ceux trouvés aux puces dans les treize dernières années, tous sales, sans les gadgets: vintage!

...proute

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Rocke ta fin de mois

novembre 12, 2004

24 novembre: Badly Drawn Boy @ Club Soda.
26 novembre: Pixies @ Université de Montréal.
27 novembre: James Brown, funkin' Canada @ Métropolis.

James Brown, funkin' the police

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Des anciens combattants, et des dentiers instables

novembre 10, 2004

Demain: le Jour du souvenir.
Pour l'occasion, RDI, LCN et compagnie brandiront bien haut les coquelicots et nous offriront, sans doute une bonne partie de la journée, les images captées lors des cérémonies commémoratives qui se tiendront un peu partout au pays.
Au menu: allocutions, dépôts de gerbes, hymnes nationaux... et extraits d'entrevues inintelligibles avec nos valeureux vétérans, dont les plus jeunes à avoir combattu lors de la seconde guerre mondiale ont aujourd'hui 77 ans.
Ces hommes seront, dans de nombreux cas, sous-titrés à l'écran, si l'on se fie à ce qu'il nous a été donné de voir à pareille date ces dernières années, afin que le télespectateur canadien puisse déchiffrer les souvenirs de guerre qu'ils déballeront, la larme à l'oeil et le dentier mal ajusté, aux journalistes.

Dans un tout autre ordre idée, je me suis tapé la semaine dernière un épisode du reality-show Occupation double. J'ai bien aimé cette scène avec ce type et sa blondasse, étendus tous deux dans un grand lit. Je parle de ceux qui n'ont même pas été foutu de baiser, mais qui se sont contentés de discutailler sur l'oreiller. Vous devez savoir de qui je parle, puisque la province en entier, sans aucune exception, regarde religieusement cette émission.
Les deux tourtereaux, à l'instar des vétérans préalablement cités, étaient sous-titrés, cette fois pour que le téléspectateur canadien soit à même de déchiffrer les tendres chuchottements qu'ils s'échangeaient, entre deux coups de langues sur les amygdales.

Pourquoi pas, avant que les vétérans de 39-45 passent tous l'arme à gauche, amener l'aventure merveilleuse de la non-moins merveilleuse télé-réalité chez nos anciens combattants ?
On les enfermerait tous dans une base militaire truffée de webcams. Puis on les laisserait se débrouiller entre eux. Allez hop, bonne chance les vieux, vous avez connu pire, de toute façon. (Nous par contre, je ne suis pas certain).
Évidemment, les vétérans à la voix chevrotante seraient sous-titrés pour que le téléspectateur canadien, encore une fois, puisse comprendre ce qui se dit.

Pourquoi ne pas sélectionner uniquement des Français et des Allemands pour l'émission ?
Et comme titre ? Bof... Occupation double ?

Doivent connaître ça l'occupation, anyways...

Photo: Agence Reuters, 2004

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We've got the American Jesus
overwhelming millions everyday

novembre 09, 2004

La une du quotidien britannique Daily Mirror (4 novembre 2004)

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Infréquentations

novembre 08, 2004

«and when you're high you never ever want to come down !!!!»

Les toilettes du Jupiter Room sont infréquentables le samedi, lorsque, en mettant le pied sur la dernière marche d'un escalier, un sucker vous prend en photo.
Je serais en droit de m'en offusquer s'il ne portait pas un chandail rose, ce qui évidemment pardonne tout.

Les toilettes du Jupiter Room sont infréquentables le samedi, lorsque mon voisin d'urinoir lève le poing, chante à tue-tête «Welcome to the Jungle» d'une voix aigüe, tout en me pissant sur la botte gauche.
Je serais en droit de m'en offusquer si, au même instant, je ne me pissais moi-même sur la botte droite.

Les toilettes de mon appartement sont infréquentables le samedi, lorsqu'au retour d'un bar je m'agenouille à la noirceur et remplis la cuvette de nouilles mal digérées, de sauce à spag', de bière, et de bile.
Je serais en droit de m'en offusquer si je n'avais, au même instant, une terrible envie de recommencer samedi prochain.

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De l'égo et des nombrils humains

novembre 06, 2004

Ecce homo. Ecce ego. Son égo l'occupe; il a mal. Le défilé des créatures terrestres ne saurait détourner l'homme de son nombril qui saigne. Et le sang des nombrils humains coule sur les boulevards.

Et sur les boulevards défilent les créatures terrestres, accompagnées.
Avais-je été devancé ? Devancé par quelque rival, qui auprès d'elle m'aurait précédé ?
Cela change tout: l'égo enflé à présent s'apaise.
Tout ceci n'aurait été, au final, qu'affaire de momentum, de timing. De basses considérations chronologiques; l'arrivée d'une personne auprès d'une autre, l'irruption plus rapide du prétendant X aux dépens des prétendants Y ou Z.
C'est comme la cour des pigeons du square Berri. Premier arrivé, premier servi, même principe.

Affaire de concomitance défavorable, donc. Point de joute entre rivaux. Et nous savons tous que si j'avais été là plus tôt que lui, là plus tôt plutôt qu'ailleurs plus tard, j'aurais haut la main remporté cette partie. Lorsqu'il est question de se mesurer, les autres ne sont pas de taille. There goes my ego.

Et puis je suis tellement drôle, follement amusant, tellement distrayant. Que du bonheur, que du divertissement. Au bout de deux semaines, je te l'excite, le germe du psychotisme, et c'est dans la poche.

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Du confort et des gros derrières

novembre 06, 2004

Le degré de confort de la personne qui s'asseoit est-il ou non proportionnel à la grosseur de son cul ?

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Le sénateur qui boit...

novembre 06, 2004

+ Pat ++ > ce qu'on ne ferait pas pour avoir des rotes... euh... des votes!
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Useless Conversation #0014

novembre 05, 2004

--I don't wanna be an american idiot !
--Euh... mais t'es pas Américain !
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Malodorante litote

novembre 05, 2004

J'ai un jour dîné avec une fille qui m'avoua s'être déjà évanouie sur un macchabée. Ce genre d'aveu n'était pas sans me laisser une grande impression.

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Le jourji, le soirress, bref... le scat !

novembre 04, 2004

Tous les regards de la nation convergent ce soir vers le calendrier, et nos voix à l'unisson répètent inlassablement ce mantra, comme dans le bon vieux temps.

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D.C. sleeps alone tonight

novembre 03, 2004

Après que John eut concédé, de ses quartiers généraux de Boston, la victoire au Président, nous nous dirigeâmes vers l'ouest et nous nous réunîmes au Francie's Bar & Grill de Des Moines.
À mi-chemin entre le Massachussets et l'Iowa, nous changeâmes de fuseau horaire. Ainsi, nous eûmes davantage de temps pour nous saouler la gueule avec les chômeurs du coin.

Le Sénateur John Kerry, photographié dans une taverne à Des Moines, en Iowa

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L'arme secrète,
deuxième parti(e)

novembre 01, 2004

Un nouvel appui, et pas le moindre, pour le Sénateur Kerry, à quelques heures de l'ouverture des bureaux de vote à travers l'Amérique.

Un appui de taille pour John Kerry

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Annie Versaire et clôture des festivités annuelles

novembre 01, 2004

Après quatre semaines de festivités chaudement disputées, les célébrations entourant mon Annie Versaire ont pris fin hier, jour de mes vingt-six ans.
La journée du 31 octobre a été somme toute tranquille, en comparaison de certaines soirées de fête du mois passé: coiffé d'un sombrero j'ai observé le changement d'heure et la noirceur précoce en me saoulant prudemment au vin rouge. Une semi-cuite improvisée, en inhabituelle compagnie, en un lieu inhabituel, avec une couvre-chef inhabituel. Bref, rien qui ne soit pas en continuité avec les 366 journées de mes vingt-cinq ans, rien qui ne prophétise pas les cinquante-deux semaines qui vont suivre.

Aujourd'hui, ce sont mes excès d'octobre entier que je cuve, symboliquement. J'ai vaguement l'impression de psychoser et m'enferme donc chez moi pour la journée.
J'ai épouvantablement mal dormi. Je me suis couché tôt, mais ai insomnisé deux bonnes heures avant de finalement trouver le sommeil.
Mes rêves évoluent, ai-je constaté. Conséquence ou non de mes absorbtions de liquides alcooliques, aux autobus et aux wagons de métro se mêlent maintenant de plus en plus fréquemment les avions.
Chaque rêverie de la nuit dernière a été interrompue par un éveil inexplicable, et ce fut le même manège monotone jusqu'à cinq heures ce matin.

Je pourrais arrêter de boire maintenant. Ça ferait du bien, et ça me regarnirais le porte-monnaie.
Je pourrais retourner me coucher maintenant, vérifier si mes rêves de la nuit dernière sont encore au même endroit, et ne sortir du lit qu'à la noirceur, dans le même fuseau horaire si possible, ou dans un autre, ça serait peut-être mieux.

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Frederic Rappaz © 2002-2008
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