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Pop Montréal 2004
Rawk !

septembre 30, 2004

5 jours, 28 salles, 222 artistes... une ville.

Jeudi 30 septembre 2004
21h: Elizabeth @ Barfly
22h: The Midways @ Missy
23h: Les Sans Culottes @ Missy 
0h30: Julie Doiron @ Casa del Popolo

Vendredi 1er octobre 2004
23h: The Unicorns @ La Tulipe

Samedi 2 octobre 2004
10h: Rock and roll breakfast @ Place Gérald-Godin
21h: The Recoilers / Frontier Index @ Green Room
23h30: Bad Wizard @ El Salon
0h30: Tricky Woo @ El Salon

Dimanche 3 octobre 2004
20h: Les Angles Morts @ El Salon
21h: An Albatross @ El Salon

Images: PopMontreal.com.

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Interpolantics

septembre 29, 2004

Interpol_notevenjail.JPG


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The Arcade Fire

septembre 28, 2004

The Arcade Fire -Rebellion.

Critiques de l'album Funeral sur Pitchfork et Eye Weekly.

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Samedi

septembre 25, 2004

Le ménage d'un blogue peut-être extrêmement long.
C'est qu'il s'en est écrit des choses ici en deux ans. La rétrospective que j'en effectue ces jours-ci a ceci de bon: à la lecture des élucubrations du Vagabond Somptueux (Dieu ait son âme), j'ai beaucoup moins honte que je ne l'aurais cru.
Même que j'aime bien relire de haut en bas et de bas en haut les péripéties du temps jadis. Un peu plus je m'attacherais à cet individu. Un peu plus je lui ferais un enfant. Cependant je crains qu'il ne soit techniquement impossible de s'accoupler avec un alter ego virtuel.

Je repousse l'ouverture officielle de Letters to Memphis, le blogue conçu en laboratoire pour t'atomiser la gueule, toi qui squatte encore ici, sans que je ne sache pourquoi.

Ce soir, j'assiste au lancement du premier album de Arcade Fire, et vers minuit j'essaierai de me rendre à une rencontre de grands esprits au Jupiter Room.
Une fois de plus, j'arpenterai la très trendy rue Saint-Laurent en attrapant des passantes court-vêtues de furtives phrases volantes, déracinées de leurs contextes; puis je dénicherai le drinking hole convoité de tous, au risque d'oublier que le temps et la distance existent encore et de marcher, encore une fois, sans m'en apercevoir, jusqu'à la Petite Italie, loin au nord, ce quartier célèbre pour sa forme de (saoul comme une) botte, ses drapeaux Ferrari et l'aspect viril de ses mâles.

J'ai fait d'une pierre deux coups à la buanderie, prenant d'une part une belle avance sur ma lessive, progressant d'autre part dans ma quête d'informations sur mon amie Diane, fan d'Elvis célébrant hier une vingt-troisième année de sobriété.

J'ingurgite des soupes tonkinoises, règle mes comptes avec les créanciers, ne règle pas mes comptes avec les anciennes fiancées;
je me décape à grandes lampées de sauce satay, médite sur la colère des hommes, apprécie toujours Faculté X, et ne me soucie point de cohérence puisque, officiellement, mon sittoueb n'existe pas.

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Johnny Ramone 1948-2004

septembre 24, 2004

«Bad boy rock, bad boy roll
Gabba gabba, see them go
Go Johnny, go, go, go, go !
R-A-M-O-N-E-S-R-A-M-O-N-E-S
Ramones !
»
Johnny Ramone 1948-2004

John Cummings a.k.a. Johnny Ramone
Long Island, 8 octobre 1948 -- Los Angeles, 15 septembre 2004.

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Ménage d'archives

septembre 16, 2004

Ma correspondance personnelle, d'ordinaire banale, bâclée, et d'un ennui considérable, devient étrange, sineuse... comme un long monologue.
Peut-être est-il temps de se remettre à bloguer ?
D'abord, faire le ménage de ma chambre. Faire le ménage de mes vieux mixed tapes. Faire le ménage de mes disques. Re-scotcher au mur le 33 tours des Stones, Sticky Fingers, acheté à deux saoulons pour vingt-cinq cents au mois de juin.
Surtout, surtout... réhabiliter mon poster du King, qui est tombé du mur.

Ensuite, faire le grand ménage des archives 2002-2004. Fouiller, refouiller chaque ligne que j'ai contribué à la grande oeuvre inutile de l'internet mondial. Râturer, renier, deleter.
Trouver aussi la manière de supprimer à jamais l'option commentaires de ce sittoueb.

Supprimer ce gros oeil droit crevé, apposé temporairement dans la marge de gauche.

Enfin, écrire.

Môa je persiste; et en plus, je signe.

Et tôa, ô très grand(e) tôa...
...tu lis...

ou tu ne lis pas.

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Douleur

septembre 15, 2004

J'ai une douleur dans la région de l'égo.

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I feel strong / I feel lucky

septembre 13, 2004

Je change de trip.

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Retour

septembre 06, 2004

Comme disait Labrèche à une autre époque: «Tout d'abord, des nouvelles... de moi ! »

Non. Tout d'abord des nouvelles de Benn. Il vient de se remettre d'un trouble gastrique qui l'a fait excréter liquide et restituer par l'avant les épis chipés aux ancêtres dans une récente épluchette de quartier. Le tapis violet du salon a été durement atteint. Il a écopé, et repose croûté sur la balustrade du balcon arrière.

J'ai passé les dix derniers jours à nauséabonder dans le même sens, à faire tourner des pensées circulaires. Ça roule, ça donne le tournis. Ma tête, un lavoir, idées séchées par culbutage.
Je rôde, question de filtrer la confusion, les pensées circulaires. Je claustrophobise et évite le dedans. Je multiplie les sorties.
Sortie pour un acheter un thé vert, sortie pour promener le chien, sortie pour gamasiner.
Sortir parce qu'il y a une invasion de guêpes dans mon appartement, elles viennent crever dans mes plantes. Sans compter les saloperies de mouches qui volent en carré dans mon salon. J'attends toujours les moustiquaires, et je songe à lancer maintenant une fatwa contre Gaylord Landlord, notre propriétaire.

Sortir parce que le vacarme matinal des ouvriers, à l'extérieur, m'empêche de dormir tard, et leurs pelles mécaniques m'amènent lentement mais sûrement à la psychose si je ne fuis pas le quartier. Vacarme des ouvriers qui ont creusé un cratère. Les chutes Amherst. Un canyon. Vendredi, ça causait un embouteillage de voitures. Depuis, un embouteillage de p'tits vieux, qui s'installent autour des clôtures de métal pour observer les bon travailleurs qui bontravaillent dans le canyon.
À la nuit tombée, les passants jettent les clôtures par terre, et je me réveille. Mieux: un individu hurle: «Appellez la police! » à trois heures du matin. L'écho se répercute, me réveille une nouvelle fois. Sous mes fenêtres, le connard est debout sur une voiture, tandis qu'un autre type, dans la rue, devant le véhicule, le menace calmement: «J'te laisse tranquille, man, mais un jour j'va t'revoir dans rue. Pi tu vas en manger une crisse ».
Le belliqueux s'en va, et moi, en boxers dans mon appartement, je regarde de haut l'autre individu qui reste monté sur la voiture comme un idiot, pendant dix minutes.

Le soir, je mélange alcool et médicaments contre les allergies. Je ne le ferai plus: c'était ma période Fat Elvis. J'étais si saoul, si confusé, qu'il m'a fallu promener le chien une heure et demie de temps pour reprendre mes sens et enfin aller me coucher.

Le jour, je rôde près des hôtels de passe, pas tant pour voir les putes que pour voir celle qui habite près des hôtels de putes. Celle qui sort ses vidanges lorsque je passe devant ses portes, les vidanges de son ex, qu'elle a toutes sorties puisque je ne la vois plus sortir.

Je fais des listes de choses à faire. Aussi banales que sortir mes propres ordures, passer l'aspirateur, décrotter le tapis violet. Aussi banales que remettre ma vie sur les rails, planifier mon entrée à l'université, écrire le grand livre de l'impossibilité de communiquer. Planifier mon mariage avec une future qui ne le sait même pas.

Je prépare soigneusement mes cassages de gueule avec la conscience de celui qui sait qu'il va peut-être se la casser, mais qui néanmoins avance vers ses buts, dans le brouillard, sans savoir où se trouve le mur contre lequel il se pètera les dents, sans savoir où se trouve le mur qui, si ça se trouve, n'existe pas.

Tâchons d'éviter le mur; et d'ici là, évitons le canyon.

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Déficit

septembre 05, 2004

Parfois j'ai l'impression d'être un grand qui joue dans la cour des petits.

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Maintenant que l'automne arrive

septembre 05, 2004

Est-ce que tout ça constituait bien la vérité ?

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