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One punk, one vote

juin 28, 2004

En ce 28 juin 2004, jour d'élections générales, Élections Canaduh vous rappelle qu'il est strictement interdit de manger son bulletin de vote. Merci.

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Le slogan électoral du mois

juin 26, 2004

«Voter conservateur, c'est CON »
(inscription sur un t-shirt)
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La vengeance de Brian

juin 26, 2004

Toute l'équipe (sic) tient à remercier les internautes qui, au cours des derniers mois, ont transité sur ce sittoueb en cherchant les mots ou les expressions suivantes, fautes d'orthographes incluses, dans Google:

Catégorie: sports
jeune hockeyeur qui pose nu avant de devenir célèbre / tornado broyeur carrière / beuverie après les matchs

Catégorie: actualité
Robert Gillet urine / Robert Gillet pisse / "robert gillet" putes / Qu'est ce qu'un Golden shower? / blagues Robert Gillet / "guy cloutier" "nathalie simard" / guy cloutier se paye des fillettes

Catégorie: tourisme
photo débarquement ville rots / zoophilie + voyage / mont lial / club ours polaire laurentide

Catégorie: mode, looks et tendances
look nombril à l'air / coiffure chinois avec bâton / lui raser la verge

Catégorie: nos amis les animaux
chien cheval salope / deux têtes de marmottes hors de la neige / dangers de la zoophilie

Catégorie: intérêt masculin
maniere d'emballer un mec / 2,05 metres 150 kilos homme / humains -vrais / homme beau parleur mais irréel

Catégorie: contes, légendes et folklore
histoire de la cloche de restaurant / sous mon string histoire erotique / photos de farfadets / photo record de la plus grosse bite / la vengeance de Brian Mulroney

Catégorie: questionnements et problèmes existentiels
ou acheter des boules de pétanque au québec / ou acheter un tam tam ou un jambe dans la ville de quebec / comment voler avec un balais / Pourquoi dois-je crier pour qu'une personne me croit ?

Catégorie: besoins incontrôlables
urgent besoin me soulager bus / viol toilettes / vide-couilles / fourrer en plein air sexe extérieur / couler le long de la cuisse

Catégorie: inclassables...
quidam peinture / proverbe debile pour souhaiter un anniversaire / enveloppe corporelle et démence / buttcrack voyer / seins banane / vibrateur olives / bétonnière Guy Noël / vagabond de Tonton David / haine keith richards mick jagger / harceler une célébrité

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Le fromage kippü

juin 26, 2004

Quand l'épicerie du coin propose deux briques de cheddar pour cinq dollars seulement, vous vous doutez qu'il y a anguille sous roche(*).
Mais vous ne voulez pas rater cette aubaine rare et vous achetez, quite à revenir le lendemain avec votre coupon de caisse et la brique de fromage que vous n'avez pas osé déballer.
Vous leur dites que l'autre brique était dégueulasse, que ça puait et goutait trop salé. On ne vous répond rien, on ne regarde pas le coupon de caisse. On vous remet votre argent sans même vous regarder.

La monnaie dans votre poche, vous décampez en sachant pertinemment que la brique de cheddar non-entamée que vous venez de leur rapporter fera dans quelques minutes un triomphant retour sur le rayon où vous l'avez acheté la veille.

(*) briques... roche...

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Cours de joual pour British en goguette

juin 23, 2004

Extrait choisi du concert de The Darkness, hier à Montréal :

Justin: How do you say "cunt" in french ?
Nous: Plooooootte !!!!!
Justin: ...
Nous: Plooooootte !!!!!
Justin: What ????
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Adage (avec parenthèses)

juin 23, 2004

On est jamais trop prude(nt).

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Volontés

juin 22, 2004

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Pendant ce temps, en Algérie..

juin 22, 2004

-- Ah, Rachid !
-- Oh, Henri !

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Les fonds marins

juin 22, 2004

«La pieuvre étendit un long membre caoutchouteux...»
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Love is only a feeling

juin 21, 2004

Justin Hawkins à Leeds (août 2003)Plus qu'une journée avant le concert des Darkness.

Préférer cette bande de malpropres aux Suicide Girls, qui présentent leur Suicide Girls Live Burlesque pour quinze ridicules dollars, le même soir, au Cabaret Music-Hall... je dois être complètement imbécile...

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Capitale

juin 20, 2004

«Les journées qui suivirent consistèrent en une course folle, vaguement erratique, à travers une cité démesurément grande. Lorsqu'on y arrive, lorsque l'on s'extripe pour la première fois de l'édicule d'une station de métro, México n'apparait pas si grande. Rien de comparable au choc initial ressenti à New York. México ne laisse rien deviner de son statut de métropole du monde. C'est lorsque qu'on commence à s'y mouvoir que l'on comprend qu'il sera difficile de s'en sortir, qu'on ne trouvera dans cette ville ni commencement ni fin. Et encore: trois jours ne suffisent pas pour s'y égarer réellement. Trois jours ne sont utiles que pour en constater les possibilités d'égarement. »
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Sitting on the dock of the metro

juin 18, 2004

La récompense d'avoir été trop paresseux pour faire à pied, et par beau temps, la distance relativement courte entre deux stations de métro, c'est d'avoir vu, et surtout entendu, ce génie noir, armé d'une simple guitare acoustique, interpréter sur un des quais du métro Berri une improbable version blues de... Serve The Servants de Nirvana.
J'étais sidéré de l'autre côté des rails. Je regardais autour de moi, et personne ne semblait réaliser l'improbable moment d'extase auquel nous étions conviés.
Les mots sont impuissants à décrire ce que c'était. Il faut retrouver ce type.

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De l'amour physique

juin 17, 2004

«Une vie incomplète n'a pas de sens. Si la privation d'amour physique vous rend incomplète, allez donc et ayez une liaison (...) Seulement, faites ces choses pour avoir une vie complète, une vie qui soit chose durable et harmonieuse. »
(D.H. Lawrence, Lady Chatterley's Lover, 1928)
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Tender age in bloom

juin 15, 2004

Certains s'hambourgeoisent et d'autres embourgeonnent.

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Apprentis sages

juin 14, 2004

* Porter fièrement le mullet (aka Coupe Longueuil, aka « nuque longue ») vous donne l'air d'un vrai mâle.

* Il est possible de vivre en n'absorbant aucune caféine (merci Sexy Doctor...)

* Il est difficile de louer une des chambres de son appartement lorsqu'on ne rappelle même pas ceux et celles qui vous laissent des messages dans votre boite vocale.

* Lorsque vous vous prélassez dans quelque parc, méfiez vous ! Les petites mousses de pissenlits qui flottent dans l'atmosphère impure du centre-ville de Montréal depuis une semaine peuvent rester collées à votre pelage.

* Il est possible qu'on aie envie de rester tout seul dans cette saloperie d'appart', sans louer la fucking chambre. Mais je n'ai pas les moyens, alors j'imagine que je devrais rappeler toutes ces braves personnes si je veux louer, et éventuellement disposer d'un montant d'argent qui me permettra de vivre.

* Lorsque qu'une femme vous dit que vous ressemblez à Davey Havok, ne vous y objectez pas, même si vous savez que c'est totalement faux. Éventuellement vous verrez cette demoiselle vêtue d'un t-shirt du groupe AFI. Alors vous saurez ce qu'il vous reste à faire.

* Un cactus de forme phallique peut finir par débander, et ce même s'il se prénomme Fern.

* Lorsque votre régime, en une journée, est composée uniquement d'une poutine de La Belle Province, de deux tofu-dogs mayo-ketchup-chou du restaurant Lafleur, et de trois vieilles bières Rickard's Red dégueulasses, il est possible que vous ressentiez une baisse d'énergie appéciable le lendemain.

* Lorsque vous rencontrez à l'improviste un individu que des raisons professionnelles vous ont amené à côtoyer il y a trois ans, le secret est de le croiser dans la rue à sept heures du matin. De cette manière, le dividu en question est encore trop ensommeillé pour vous presser de questions sur votre vie, votre carrière, ainsi de suite, et vous interroger sur des sujets dont vous ne voulez plus discuter depuis longtemps.

* Faire des fautes de frensait est une chose qui peut être excusable... mais il ne faudrait pas exagérer !

* À la boutique La Capoterie, avoir une discussion inopinée sur la taille de condoms qu'il vous faut peut s'avérer une expérience valorisante, bien que légèrement surréaliste.

* Insinuer qu'une personnalité publique vient de mourir, alors qu'elle est encore vivante, ne suscite guère de réactions. En revanche, déblatérer vainement (en bas de page) sur les prétendues habitudes sexuelles scabreuses d'un ancien animateur de télé mène à d'agéables discussions.

* Il est possible de perdre de l'intérêt pour votre blog.

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Merci Ray !

juin 11, 2004

Adieu Ray !
Mes sincères condoléances à ton frère Prince.

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Merci Paul !

juin 11, 2004

Paul Buissonneau ... photos: 1- Réjean Martel (Ville de Montréal) / 2-Archives TVA / 3- Réjean Martel (Ville de Montréal)

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Fierté

juin 11, 2004

Ajoutons un dernier chapitre aux douteuses associations de mot déjà exposées mardi et mercredi, par un fait véridique, dont certains lecteurs du journal La Presse avaient faits des gorges chaudes.

Il y a quelques années, le quotidien avait publié, étalé sur plusieurs journées, une série de publicités vantant divers secteurs de la ville de Montréal. Sur chaque pub, un citoyen était photographié avec un panneau de signalisation sur lequel apparaissait le nom d'une des artères importantes de la ville.

Dans une de ces photos, une bonne dame, choisie entre toutes les femmes pour signifier à ses concitoyen(ne)s les vertus du boulevard Gouin Est, tenait fièrement devant elle une plaque sur laquelle on pouvait lire en grosses lettres: GOUIN E.

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Hey kids, do you like violins ?

juin 09, 2004

Aucune information nouvelle n'est venue éclaircir le mystère entourant la « graine de champion » dont je parlais hier. Par contre, on a porté à mon attention que la violoniste Angèle Dubeau avait déjà lancé un disque intitulé « Violons du monde ».

Pensez-y...


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De la perfectibilité

juin 08, 2004

«Aussitôt la naissance du Bodhisattva, tous les êtres furent remplis de bien-être et de la plus grande joie. La passion, la haine, l'ignorance, l'orgueil, la tristesse, l'abattement, la crainte, le désir, l'envie, la jalousie furent tous éloignés. Les gens enivrés et égarés par le vin cessèrent d'être ivres. La mémoire fut retrouvée par les insensés, la vue recouvrée par les aveugles, les sourds entendirent les sons. Ceux dont les membres étaient imparfaits eurent des organes sans imperfection. » (Lalitâvistara, chapitre septième)
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Mythe ou réalité ?

juin 08, 2004

La télévision de Radio-Canada aurait mis en ondes, à une certaine époque (pas si lointaine, m'a-t-on précisé), une émission sportive dominicale dont le titre était... Graine de champion.

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L'amoquette

juin 06, 2004

Et le tapis violet du salon, réchappé des ordures, après avoir survécu aux frottaisons affectueuses du quadrupède qui aimait jadis s'y étendre, d'apprécier ce qu'il voit depuis et de constater que ses fonctions actuelles sont autrement plus agréables que celles qu'il avait remplies jusque là, chaque jour arrosé de pisse de chien dans un autre salon sur la rue Wolfe.

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Ill communication (5)

juin 02, 2004

Moi je n'écris pas pour moi. Pas QUE pour moi. J'écris pour toi, lecteur fictif et/ou lectrice fictive, et j'écrivais pour toi avant même que je puisse soupçonner la présence de lecteurs et lectrices réel(le)s. Parce que ce n'est pas une fucking thérapie. Parce que c'est plus qu'une simple manière de vidanger mon esprit de tout ce qui y passe, tout ce qui s'y bouscule, tout ce qui y vagabonde. C'est aussi un projet. Un projet parmi tant d'autres, peut-être pas le plus important, surement moins important que d'autres, mais un projet quand même. Parce que c'est comme ouvrir un micro et parler: il faut que je te devine, que je croie en ta présence, que j'aie la foi en ta présence, même (et surtout) lorsque tu ne la manifestes pas. Alors je t'imagine, je t'invente. Je te parle à toi, je t'écris à toi. Je nous rends les communications moins impossibles.

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Le dîner sur l'herbe

juin 02, 2004

Aujourd'hui il a beaucoup plu. Toute la journée. Mon dîner sur l'herbe sale a été annulé.

Hier, j'ai traversé entièrement le parc jusqu'au large espace asphalté qui en délimite l'entrée, ai jetai les restes de mon repas dans une poubelle. Puis je bifurquai sur ma gauche, accusai un large détour pour m'approcher tranquillement et lui faire abandonner son téléphone. Et une vingtaine de minutes plus tard... «On pourrait peut-être dîner ensemble un jour ? » Oui. Et pourquoi pas demain ? Demain, proposai-je. Demain, s'il fait beau.

Mais aujourd'hui (mardi), il ne faisait pas beau. En me réveillant à six heures du matin, les «I want a girl who will laugh for no one else » de la stéréo servaient de bruit de fond pour l'averse, au dehors. Je devinais à travers le rideau de ma chambre qu'il faisait encore sombre, et jetant un oeil à l'extérieur, je constatai avec dépit que la rue était mouillée.
Il va pleuvoir aussi mercredi, me dis-je.

Mais ce matin, lorsqu'à six heures j'ouvris les yeux, et ouvris mes oreilles aux «Only in dreams, you see what it means » de la stéréo, je remarquai l'absence du tambourinement de l'eau sur les balcons, et plus tard l'apparente sécheresse de la chaussée.
Il faisait froid cependant. Et ce midi il faisait toujours froid. Il pleuvra sûrement demain, ou fera encore cruellement froid pour la saison. Mais je sais que ce n'est que partie remise, que bientôt il fera beau, glorieusement beau, il fera soleil et...

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Rooney, toujours

juin 02, 2004

À la minute précise de mon réveil, dimanche dernier, en continuité avec les jours précédents le refrain de I'm Shakin' de Rooney résonnait déjà dans mon esprit. Fallait il déjà que mon inclinaison pour ce joyeux groupe soit plus forte que moi pour que je m'aventure à ouvrir la radio à... Mix96, dans l'espoir d'entendre la chanson.
La pièce venait probablement de tourner, mais je n'en étais pas certain et je demeurai à l'écoute quelques minutes encore. Pas de Rooney (onzième position de leur top 30, la semaine dernière), mais, à mon grand dégoût, le dernier hit des insipides 3 Doors Down (they put the suck in "success").

Si ce que je ressens pour Rooney n'est pas de l'amour et de la dévotion... pour eux, j'ai même écouté en entier le numéro un de mai 1989: Forever Your Girl de Paula Abdul...

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Rooney, encore

juin 02, 2004

«She'll be the one who / When i'm dead / Will use my bed »
(Rooney, If It Were Up To Me, 2003.)

Rooney... si j'avais quinze ans, comme le jour où je découvris le premier album de Weezer, je pourrais être ému par leur conception désarmante d'un amour simple, une union qui va de soi, un amour parfois idéalisé jusqu'à la perfection, dans ses moindres détails, quelquefois tragique (mais pas trop), souvent décevant mais néanmoins gorgé d'espérances.
Mais j'ai vingt-cinq ans, et je sais qu'il n'y a aucun espoir.

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Se faire sonner les cloches

juin 02, 2004

Vers quatorze heures, j'ouvre la porte de l'immeuble, la franchit puis m'engage dans les escaliers. J'ouï un sonnerie lointaine. Non, cette fois ça ne vient pas de ma tête. Le bruit d'ailleurs s'amplifie à mesure que j'approche de l'appartement de ma sympathique voisine du second.

Je me dis qu'elle est sortie, que son réveil-matin s'est déclenché durant son absence et qu'évidemment il n'y a personne pour l'arrêter. Ma voisine doit posséder un de ces vieux modèles de réveil-matin, ceux qui font beaucoup de bruit et qu'on balance dans le mur dans les dessins animés du samedi matin ou sur l'heure du souper, pendant le temps des Fêtes, quand la télé nous repasse les mêmes vieux Bugs Bunny.

Mais je dépasse maintenant l'appartement de ma charmante voisine du dessous et me rend compte, tandis que j'entreprends, intrigué, l'ascension du dernier escalier de l'immeuble, menant jusqu'au pas de ma porte, que le bruit persiste, s'amplifie, devient de plus en plus agressant... et parait maintenant originer de ma propre demeure.

J'entre chez moi. C'est la carillon de ma sonnette qui fait ce vacarme. Le bouton de la sonnette, en bas, dans la rue, doit être resté enfoncé suite au passage de quelque visiteur, ou du propriétaire (ce qui est plausible, puisque c'est le premier du mois). Je descends donc les trois étages. À l'instant précis où j'arrive sur le palier de l'immeuble, le bruit, en haut dans ma cuisine, cesse sur le champ.

Je soupire, fait demi-tour et remonte vers chez moi.

Cinq minutes plus tard, occupé à évacuer mon goudron sauvage, je sursaute en entendant à nouveau ce carillon enroué qui se déclenche à nouveau et n'arrête plus ! Je sors de l'appartement le plus rapidement qu'il m'est possible, descends une fois de plus les escaliers, et appuie frénétiquement sur le bouton de la sonnette que je crois bloquée. Rien n'y fait: deux étages au-dessus, l'insupportable bruit ne veut pas cesser.

Maintenant, je m'impatiente. Puisque le bouton de la sonnette semble fonctionner normalement, le problème se situe dans le transformateur, placé au haut d'un des murs de ma cuisine.

J'arrache le boîtier de plastique jauni qui camoufle la cloche. C'est un carillon électrique, et le battant de métal qui donne contre la cloche s'agite et vibre à une vitesse impressionnante. J'ai peur de me coincer un doigt là-dedans, ou mieux, de m'électrocuter.

Mettant en application ma logique légendaire, utilisant toute la mesure dont je fais habituellement preuve dans la moindre de mes actions, je cours quérir un marteau, tends le bras, vise quelque part dans la cloche.
Je rate en beauté le coin inférieur droit. Voilà un trou dans le mur, de quatre centimètres de diamètre environ, d'une rondeur admirable. Superbe orifice. Dommage qu'il n'aie pas été situé plus bas, c'eut été des plus pratiques les jours de grande solitude.

Je prends un deuxième élan, puis un troisième. Cette fois, ces deux coups judicieusement placés éloignent suffisament le petit marteau métallique de la cloche qu'il cognait furieusement, causant cette assourdissante sonnerie enrouée.
Plus de bruit.
Plus de sonnette non plus.

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Bilan financier de juin

juin 02, 2004

Pour le loyer de ce mois-ci, j'ai séparé la somme due à mon propriétaire en trois parts, et je lui ai remis trois chèques, en date des vendredis 4, 11 et 18 juin. Je ne suis vraiment pas plus riche, mais j'ai l'impression de l'être. Ça vous donne une idée du genre de mois de juin que je vais passer. Avec tout ça, mon nouveau tattouage n'est toujours pas commencé.

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De l'art de se trouver inopinément et sans bavure un nouveau groupe rock favori

juin 01, 2004

J'avais entendu une de leurs chansons l'automne dernier, Blueside, que pour une raison ou une autre, je n'avais pas conservé pour une de mes joyeuses compilations personnelles.

Plus récemment, j'entendis à deux ou trois reprises, dans des lieux publics où la radio jouait, leur hit actuel, I'm Shakin'. Je suis même allé sur le sittoueb de Mix96 (!) pour savoir de quel groupe entonnait cette coquette ritournelle, qui maintenant s'était immiscée dans mon esprit comme rarement s'immiscent les ritournelles intéressantes.
Quatre jours durant, je n'eus que des «Sh-sh-shakin' » en tête, et le «I've forgot-ttttten what it fee-eels like / To be no-ormal » qui débute la chanson.
Dimanche, je passe devant le Music World et pose deux gestes que je pose rarement: acheter un disque neuf, et acheter un disque à cause d'une seule chanson.

Neuf dollars quatre-vingt dix neuf sous plus tard, je rentre à la maison avec le premier album éponyme de Rooney, l'insère dans le lecteur, exorcise illico la ritournelle malfaisante, les «Sh-sh-shakin' » qui engorgeaient mon cerveau. N'est-ce pas Rivers Cuomo (Weezer) que j'entends lorsque Rooney Robert Carmine pousse ces quelques «hoooolding ooooon »avant le refrain ultime ?

Puis je fais tourner l'album sur le mode aléatoire. Le lecteur enchaîne avec Simply Because. Soudainement, c'était comme si Ric Ocasek venait de ressusciter The Cars. Et j'aime The Cars, bordel !!!
Ensuite Daisy Duke: «I wanna know all there's to know about you / I want you to know nothing about me although ». Tant de stupidités débitées le plus sérieusement du monde, le même pathétisme assumé: c'est Weezer, époque bleue. J'en pleure presque, mais je suis un monsieur donc je m'abstiens.

J'ai raté le bateau, l'automne dernier, avec Rooney. Je fais leur connaissance sur le tard, je l'avoue, mais m'en fiche à présent que je peux me racheter et envoyer mon amour inconditionnel et débordant à ce quintette de power pop machiavélique et contagieux.
Que de petites lyriques touchantes et cheesy à souhait: «I don't bite baby / I'll be good to you in the morning / Don't say no to me » (Daisy Duke)... que de cris du coeur suintants de sincérité: «Well your mother likes my smile » (If It Were Up To Me)... de confessions malicieuses : «I read her diary / I'm not to be trusted / I told all of her secrets / To all the guys in town » (I'm A Terrible Person)...
ou d'alibis parfaits pour stalker les demoiselles: «I'm sorry sorry for making your life a living hell / But that wasn't me, it was my alter ego » (Sorry Sorry).

J'envoie à Rooney mon amour inconditionnel de fan des Cars, de Weezer, de Cheap Trick à Budokan, et j'emmerde toutes ces brutes de metalheads avec des tattoos et des grosses bagues avec des têtes de mort.

Et si les brutes rappliquent, je leur dirai que c'était mon alter ego.

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Frederic Rappaz © 2002-2008
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