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Bill lent de l'année 2003

décembre 31, 2003

Conversations en taxi, anticiper la naissance d'un monstre, divagations sur l'inutilité de boire en hiver, concierge un peu spécial, tentative (ratée) de faire d'un mauvais film un film-culte, souvenirs de guerre, auto-stop, infestation d'ours polaires à Ottawa, déchéance et fornication, visite à l'hôpital pour affronter ses phobies, rencontre avec un voisin un peu trop spécial, I love New York City (en huit épisodes), attaques d'Iroquois, émeutes et chaos, destruction de légende du hockey, sobriété volontaire, bloody sunday, balade en métro, dernières heures chez soi, hiver au Mexique...

Ce blog complète sa première année entière d'existence.
Merci à ceux et celles qui étaient là dès le départ, merci à ceux et celles qui sont venus faire leur tour par ici au cours des douze derniers mois, merci à ceux et celles qui sont restés.
Je ne vous connais pas, sauf pour quelques rares exceptions. Je n'ai aucune idée de qui vous êtes, de ce que vous faites, mais je m'en fous.
À tous et à toutes:

Bonne année 2004!
¡Feliz año 2004!


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Goddamn, this noise inside my head

décembre 31, 2003

Albums préférés en 2003:

1) The Postal Service Give Up
2) Death Cab For Cutie Transantlantisicm
3) The Darkness Permission to Land
4) Hot Hot Heat Make Up The Breakdown
5) The Ataris So Long, Astoria
6) My Morning Jacket It Still Moves

...et chansons favorites:

1) The Ataris Boys of Summer
2) My Morning Jacket One Big Holiday
3) The Darkness I Believe in a Thing Called Love
4) The Postal Service Sleeping In
5) Me First & The Gimme Gimmes I Believe I Can Fly
6) Hot Hot Heat Talk To Me, Dance With Me
7) Death Cab For Cutie The New Year
8) Danko Jones Play The Blues
9) Josh Rouse Love Vibration
10) The Stills Lola Stars and Stripes

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Dossier mystère

décembre 30, 2003

Le 19 décembre 2003, vers 22 heures, des gyrophares éclairent une route apparemment paisible du sud des États-Unis.
Le véhicule du shérif du compté de Harrison dépasse l'autocar Greyhound dans lequel je me trouve.
Notre conducteur ralentit, puis immobilise le bus sur le côté droit de la route.

À peine quelques secondes s'écoulent et nous repartons, la voiture de police devant nous cette fois, les gyrophares de cette dernière nous guidant vers un chemin secondaire.

Quelques minutes plus tard, nous entrons dans un énorme hangar blanc. Le conducteur du Greyhound éteint les lumières de l'autobus. L'air climatisé cesse de fonctionner. L'homme descend de son véhicule et se dirige vers le shérif.

À l'intérieur de notre autobus, les passagers se demandent ce qui se passe. La grosse femme assise à ma gauche s'indigne et réclame des explications, mais personne ne lui répond.
Derrière moi, un jeune homme, qui a passé l'heure précédente au téléphone à se plaindre qu'il n'arrivera jamais à la Nouvelle-Orléans à temps pour prendre son avion, se lamente de plus belle.
Certains de ses camarades veulent profiter de la situation pour sortir fumer une cigarette, permission qui leur sera refusée.

Je suis dans le Mississippi, égaré quelque part entre Biloxi et Bay St.Louis, cinq jours avant Noël, entouré de militaires qui rentrent chez eux, incapable de dormir malgré une journée entière à traverser l'Alabama.

Le conducteur est toujours dehors je crois. Assis au côté gauche de l'autocar, à la troisième rangée à partir du fond, je ne vois pas ce qui se passe à l'extérieur, dans le hangar blanc.
Les fenêtres du bus commencent à s'embuer maintenant.

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Vamos a jugar por la playa : récidive

décembre 30, 2003

Boca de Tomatlán: à une vingtaine de kilomètres au sud de Vallarta. On y accède aussi après une agréable balade en colectivo, qui se termine un peu après Mismaloya.

De l'eau, des vagues, du sable, des coins tranquilles à l'abri des hôtels, des restaurants sur la plage et des parasols Corona.

Des gens qui n'essaient pas d'être mes amis (comprendre: me vendre des cochonneries dont je n'ai nul besoin), de vieux chiens abandonnés, un enfant dodu qui perd son maillot trop grand et montre sa raie en courant vers la mer, pendant que son frère tente de le rattraper par le fond de culotte, que son père bedonnant plonge dans les vagues tel une sirène, et que sa mère reste sur la plage à rire d'eux en les pointant.

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La vida en Vallarta

décembre 29, 2003

Cette semaine au Cinéma Bahia de l'avenue Insurgentes:
- Kill Bill Volume 1 (la 4ta pelicula de Quentin Tarantino)
- El Señor de los Anillos: el retorno del Rey
- Tierra de Osos.

À l'autre cinéma, sur la calle 5 de Febrero:
- Jewel Raider
- Todo el Joder
- Teeny Boppers 2.

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Mobiles

décembre 28, 2003

«¡Amigo! What are you looking for ? »

...ben rien, justement. Je ne cherche rien.
Après une intense réflexion, j'en conclus que je ne veux rien faire au Mexique. Être ici me suffit amplement.

J'ai simplement envie d'être assis sur le rebord du trottoir, comme tout à l'heure, à l'angle des petites rues Matamoros et Libertad, où traîner sur l'Isla Cuale, entre les moitiés sud et nord de Puerto Vallarta, au milieu des dizaines et des dizaines de chats en liberté qui n'ont rien de mieux à faire que moi.

Je veux me réveiller au Mexique, et poser les mêmes gestes que je poserais chez moi, à Montréal. Acheter du café, vagabonder dans les rues, faire mon lavage, n'importe quoi...
Mais le faire ici, sans la neige, sans le froid, sans aller travailler.
Revenir à la base.

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95 jours plus tard

décembre 28, 2003

Après 95 jours de sobriété volontaire, j'ai consommé, tout aussi volontairement, quelques cervezas, samedi, à la plage de Mismaloya.

L'expérience ne s'est pas avérée très positive: la Corona, chez moi ou au Mexique, goûte toujours aussi mauvais. Après un verre et demi de celle-ci, accompagnés de deux Pacifico, je m'ennuyais ferme et n'avais que deux désirs (à part celui d'uriner): manger et dormir.

Ce n'est pas de cette manière que je veux vivre. Le soleil et la plage n'y changent rien.
Ce test terminé, je retourne à ma confortable abstinence, dont je ne sortirai possiblement que pour cette raison: la visite que j'aimerais bien faire, d'ici la conclusion de ce voyage au Mexique, dans un village, sans doute charmant, dénommé Téquila.

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Mismaloya

décembre 28, 2003

Je croyais tenir un coin de plage relativement tranquille en prenant le colectivo vers le sud, pour m'éloigner de la Playa de los Muertos, plage très encombrée au centre-ville de Puerto Vallarta.

C'est ainsi que j'ai atteint Mismaloya, joli coin de sable pas trop défiguré par ce grand hôtel blanc, face à la mer, et juste assez petit pour qu'il soit impossible d'y voir trop de monde.

J'avais omis de considérer le restaurant sur le plage. Les serveurs m'ont harcelé tout l'après-midi, comme s'il était inconcevable que je puisse avoir envie de rester sur la plage sans acheter quoi que ce soit.
On ne me reverra plus à Mismaloya, mais si vous passez dans le coin et cherchez de la drogue, tous les vendeurs du coin se sont empressés de se présenter à moi, je vous fournirai des noms...



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La ronde des joyeux hôtels

décembre 28, 2003

PUERTO VALLARTA (JALISCO) -
Contrairement à ce que je mentionnais hier, j'ai finalement changé d'hôtel, pour investir une nouvelle chambre qui me donne vaguement l'impression de dormir dans une cellule, ou dans un centre d'accueil.
De plus, ici le bruit ne vient pas de la rue voisine, mais plutôt de l'hôtel même.

La demoiselle qui travaillait hier midi, lorsque je suis passé pour payer la chambre, était plus jeune, plus sympathique, et beaucoup moins confuse que celle de l'endroit où j'ai dormi lors de mes deux premières journées à Vallarta.
Mais elle ne travaille pas aujourd'hui, dimanche.
Je ne risque pas de la revoir de toute facon. Moi, je commence à vouloir me sauver de cette ville...

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Résolution 2004

décembre 27, 2003

Lors de mon prochain voyage au Mexique, je jure que je parlerai couramment, et parfaitement, l'espagnol.

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Feliz Navidad

décembre 27, 2003

Soirée de Noel: circuler avec le bus 616 dans les quartiers résidentiels illuminés de Guadalajara, dans les rues Santiago, Atotonilco, Rio Ameca, et regarder par les portes ouvertes les gens rassemblés autour du sapin.

Repas de Noel: chips, salsa, bouteille d'eau. 7-Eleven, calle Colon. 33 pesos.

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Para la noche

décembre 27, 2003

PUERTO VALLARTA (JALISCO) -
On a remplacé l'ampoule grillée de la salle de bains, et le ménage a été fait.
La plupart des hôtels pas trop chers de Puerto Vallarta affichent complets, because les vacances de Noel. D'autres proposent des prix scandaleux: le double de ce que je paie actuellement, pour une chambre du même type.
Faute de mieux, je resterai donc au même endroit encore quelques jours. Ce n'est quand même pas mal, et c'est de toute beauté de voir la grosse dame confuse manoeuvrer du siphon lorsqu'une toilette déborde.

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Nostalgies

décembre 26, 2003

PUERTO VALLARTA (JALISCO) -
L'hôtel Azteca, que l'on m'avait recommandé et qui semblait fort convenable, était malheureusement complet hier soir, ce qui est peu surprenant lorsque l'on considère le nombre impressionant de touristes américains et canadiens qui passent leurs vacances de Noel à Puerto Vallarta.

J'optai donc pour un autre endroit, quelques mètres plus loin sur la rue Madero (même nom de rue que celle où je séjournais à Guadalajara).
Une grosse dame sympathique, bien que vaguement confuse, m'offrit de visiter les habitaciones situées à l'étage, dont une grande pièce dépourvue d'insectes, mais néanmoins sale, sommairement peinte d'un jaune moutarde peu râgoutant.
Le plancher ne semble pas avoir été nettoyé depuis le départ des voyageurs qui m'y ont précédé, il y a une douteuse tâche de couleur sang sur un des murs, et remplacer l'ampoule grillée de la salle de bains n'aurait tué personne...
À 125 pesos la nuit, j'outrepasse mon budget quotidien, mais je n'ai que moi à blâmer pour ne pas avoir voulu chercher plus longtemps, hier soir, dans cette petite ville encore inconnue. Je compte bien y remédier...

Cepandant, ce ne sont ni les murs crottés ou la rue bruyante, d'où me parvient musique et cris, qui m'ont empêché de trouver le sommeil la nuit dernière.
C'est plutôt que je m'ennuie déjà des nuits fraîches dans ma paisible petite chambre de la Posada San Pablo, bien peinard sur les toits de Guadalajara, à écouter aboyer les chiens errants.

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Des joies du transport en commun mexicain

décembre 26, 2003

Les autobus urbains, à Guada, c'est similaire au Beauce Carnaval, en tous points: des tas de ferrailles qui circulent à une vitesse folle, font du bruit, rebondissent sans arrêt.
On se casse le cul sur d'inconfortables bancs en métal dont on est expulsé à chaque dénivellation de la chaussée, mais on s'amuse un max, et on descend de là après quelques minutes (avec moins d'argent qu'au départ, si l'on n'est pas prudent), sans prendre le temps de saluer ou de remercier l'ex-détenu mal rasé sur un lendemain de veille qui nous a invité à prendre place à bord.

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Puerto Vallarta

décembre 26, 2003

Jusqu'ici, Puerto Vallarta ne m'enchante guère.
J'y suis arrivé hier soir (jeudi le 25 décembre), à la tombée de la nuit, après avoir roulé, en autocar, durant tout l'après-midi, sur les chemins sinueux qui descendent de Guadalajara, à 2000 mètres d'altitude, traversent de charmants villages (Las Piedras, Compostela et surtout Chapalilla, où chèvres, poules et autochtones cohabitent, à environ 175 km de Puerto Vallarta) pour rejoindre la côte, la mer, la chaleur, l'humidité... et les touristes.

Mon idée d'un voyage au Mexique n'était pas tout à fait une succession de boîtes de nuits, de lurons qui sifflent tout ce qui passe dans la rue (femmes, mais hommes aussi - il y a beaucoup d'homos à Puerto Vallarta), de dealer qui se présente carrément à moi comme s'il s'imagineait avoir trouvé une mine d'or («Are you having a good time ? What do you like to do ? Do you want something for the mind? Tomorrow is a Canadian word, tonight is a Mexican word ! »), de clients de mon ancien travail, à Montréal, que je croise dans la rue ici(!), et de Mexicains encore saouls de la veille qui me crient des ¡Ola! à huit heures du matin.

Il reste cependant les plages, qui constituent probablement les raisons principales de séjourner à Vallarta. Je ne les ai pas encore vues, sauf de loin, et je compte bien corriger la situation dès aujourd'hui.

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De l'art d'affronter les autobus de Guada

décembre 26, 2003

Une fois surmonté le choc initial, on s'habitue vite à Guadalajara. Après quatre jours à sillonner la ville, je commencais presque à y installer mes habitudes, à identifier mes endroits favoris.
Mercredi, je me suis même risqué dans un des intimidants autobus qui circulent à toute vitesse à travers la cité.
En plein centre-ville, ce sont des dizaines de circuits qui s'entrecroisent. Les arrêts dépourvus d'abribus sont mal identifiés, mais aisément reconnaissables aux agglutinements qui se forment aux coins de certaines rues.
Reste l'épreuve principale: choisir le bon autobus, et se rendre à destination.

Pour arriver au central camioniera (le terminus d'autobus voyageurs, situé à l'extérieur de Guadalajara) et revenir dans le centre historique, pas moins de cinq bus ont été nécéssaires.
D'abord le 275, que je pris dans la mauvaise direction, pour me retrouver loin au nord, dans un petit village délabré appellé Tonalá. Puis, dès la sortie du bus, le 275 qui roulait dans l'autre direction, mais qui traverse la banlieue de Tlaquepaque pour finalement contourner le central camioniera, que j'ai rejoint à pied.

Puis pour revenir, des environs du central, je monte dans le 610, direction opposée à la ville, dont je débarquerai aussitôt, heureusement sans avoir payé.
Je suis des yeux le 611, qui s'immobilise devant le terminus. Je monte dans ce bus, m'apercoit quelques minutes après que lui aussi semble vouloir s'enfoncer dans quelque village. Je descends, appelle le 611 qui s'amène de l'autre côté de la rue, je paie mon passage, et le bus m'amène... au terminus à nouveau.

Cinquième et dernier autobus: le 616, qui me ramena à deux pas de la Posada San Pablo, enfin.

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Cimetières et noces

décembre 26, 2003

PUERTO VALLARTA -
Mettons immédiatement un terme aux insidieuses rumeurs: non, je ne suis pas tombé devant la grande et terrible chiasse espagnole.

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L'esprit du tiroir

décembre 26, 2003

PUERTO VALLARTA (JALISCO) -
À mon départ de Guadalajara, jeudi midi, l'animal douteux qui se cachait dans un tiroir de la table de chevet n'avait toujours pas bougé.
J'en conclus qu'elle était décédée avant mon arrivée. De plus, une analyse de plusieurs jours m'amène à certifier que ce n'était point une coquerelle.

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Détritus

décembre 23, 2003

Deuxième plus grande agglomération urbaine du Mexique, Guadalajara est une ville agréable, vivante, mais plus ou moins propre.
Des poubelles renversées, des déchets un peu partout, des trous dans les rues.
Bref, c'est comme chez nous, les seringues qui traînent en moins.

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Sweet home Victoriaville

décembre 23, 2003

Habitant, habitante de Victoriaville (Québec), tu cherches en vain ton semblable américain.
Tu peux dormir en paix, UnVagabond l'a trouvé à ta place: Tuskegee, Alabama !

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Posada San Pablo

décembre 23, 2003

GUADALAJARA (JALISCO) -
Il n'y a qu'un seul animal douteux dans la habitación où je crèche ces jours-ci, dans le quartier historique de Guadalajara. Il s'agit d'un insecte d'assez petite taille, trouvé dans le tiroir d'une table de chevet, et qui ne semble pas encore avoir bougé depuis lundi matin.
Ca change de San Antonio (Texas) où mes connaissances entomologiques avaient rapidement été épuisées.


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Don't drink the water (suite)

décembre 23, 2003

«C'était bien de la constipation, n'est-ce-pas? Ou est-ce que je confonds avec la diarrhée? Tout s'embrouille dans ma tête, cimetières et noces et les différentes sortes de selles. »
(Samuel Beckett, Premier amour, 1946)
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Elvis aux chiottes

décembre 23, 2003

GUADALAJARA (JALISCO) -
En 1963, Elvis a-t-il attrapé la tourista pendant le tournage de Fun in Acapulco ?



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Jouer dans le trafic

décembre 23, 2003

GUADALAJARA (JALISCO) -
Je tiens vraiment à le répéter: je fais attention en traversant la rue.

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Ligne d'arrivée

décembre 22, 2003

Je suis entré au Mexique dimanche, en fin d'apres-midi, en traversant à pied le pont qui sépare Laredo (Texas) et Nuevo Laredo, où règne un joyeux fouillis.

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Mexique 2003

décembre 22, 2003

GUADALAJARA (JALISCO) -
Je fais attention en traversant la rue, j'apprends plein de mots en espagnol, principalement ceux qui ne me sont d'aucune utilité, et depuis quatorze heures aujourd'hui, je baigne dans l'allégresse, suite à la découverte, à deux pas de mon hotel, de trois restaurants chinois: le Chong Wah Buffet, rue Lopez Cotilla, et sur la calle Galeano, les fort originalement nommés Comida China et Comida Hong Kong.

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Don't drink the water

décembre 17, 2003

13h: De la pluie partout sur Montréal. Partout de l'eau.
Rues mouillées, trottoirs mouillés, pieds mouillés.
De quoi choper une saloperie de grippe quelques heures avant le départ...

14h30: Je déménage, à pied toujours, la dernière de mes boîtes, que je vais entreposer à quatre rues de chez moi. Maintenant il neige par-dessus la pluie, qui était elle-même tombée par-dessus la neige, je glisse et la boîte trempée risque de céder.

15h: En empilant l'ultime boîte dans la piece réservée à cet effet, je m'assome avec vigueur sur une des caisses de son de ma chaine stéréo.

16h: Fabrications de sandwichs pour la (très longue) route.

16h30: Pizza congelée et Chick n Swell...

18h: J'ai une bosse sur le front, les pieds gelés rapport à l'eau dans les rues et dans mes bottes, mon incrédulité fond plus vite que la neige, et nervosité est un mot que je considère en cet instant précis comme un euphémisme.

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(Interminables) Pensées Vagabondes (pré-mexicaines)

décembre 17, 2003

EXPORTATIONS
Le sombrero exerce de toute évidence une grande fascination sur mes compatriotes, qui semblent tous rêver d'en posséder un. Au train où vont les choses, je risque de me faire accuser d'exportation massive et illégale de sombreros à mon retour vers le nord. Une personne rusée (que je n'identifierai point) m'a quant à elle demandé de lui rapporter un mariachi. Je ferai de mon mieux.

I (don't) WANNA RIOT
Les 12 et 13 janvier 2004 se tiendra à Monterrey, en présence de 34 chefs d'Etat, le Sommet des Amériques. N'ayant pas envie d'un séjour, même bref, dans les prisons mexicaines, je prévois rester loin de cette région.

BONNE FORTUNE
Quoi ?

DERNIERES FOIS
Avant de fuir l'hiver jusqu'au printemps: une dernière poutine lundi soir, puis hier à minuit, dernier passage dans ce haut lieu de la gastronomie québécoise qu'est le Lafleur, où l'on retrouve la meilleure ambiance de resto d'aréna en ville (à part dans un vrai aréna).

CORRECTIONS
Contrairement à ce que j'affirmais l'autre jour, ce n'est pas 21 centimètres de neige que nous avons reçu ce weekend. Ce serait plutôt 30, 45 ou... 71 centimètres, selon les endroits du Québec et les tergiversations d'Environnement Canaduh.
Ma haine de l'hiver n'est plus à prouver mais, paradoxalement, j'adore les tempêtes, au point de regretter que les 71cm de congères soient tombés sur Saint-Hyacinthe plutôt que sur Montréal, où les accumulations totaliseraient une trentaine de centimètres.

PARADOXES
D'ailleurs ce n'est point mon unique paradoxe. Je déteste fréquenter plus de deux personnes à la fois, mais je ressens une excitation hors du commun à la seule mention d'une émeute.

SOMBREROS
Plus tôt cette année, lorsque les locaux du 281, cette fierté locale désertée de ses danseurs, furent vidés, sur Sainte-Catherine, un sombrero trônait fièrement sur un parcomètre, en plein après-midi, au coin de la rue Hôtel-de-Ville. J'ai laissé le sombrero où il était...

GUEULE
C'est justement devant l'ex-281 que j'ai failli me casser la gueule en me rendant au show de Placebo, en pleine tempête, dimanche soir. Mais cette anecdote ne recèle que très peu d'intérêt.

LA PHOTO DE L'ANNEE
D'accord, j'ai employé le mot poutine un peu plus haut, et je ne vous ai meme pas ramené cette bonne vieille photo. C'était mal me connaitre que de croire que je vous épargnerais.

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Incrédulité

décembre 16, 2003

J'ai vraiment beaucoup de mal à le croire...
Chaque étape a été franchie sans ennuis, sans mauvaise nouvelle, sans pépin majeur, et les rares imprévus furent vite éludés par une correction rapide du plan initial.
C'est de cette maniere que le départ au Mexique, prévu pour le 5 janvier 2004, a été rapproché de quelques semaines.

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Axe

décembre 15, 2003

Papineau. Zócalo.

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Je squatte

décembre 15, 2003

Je n'ai plus de chez moi. J'ai déménagé mon lit. À pied. Quatre rues. C'était en début d'après-midi, hier, avant que 21 joyeux centimètres de neige toute blanche ne tombe sur nos têtes de confections québécoises.
La mienne, de tête, aurait été de toute façon protégée par le matelas que je tenais à bout de bras.

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Tout s'explique !

décembre 14, 2003

J'ai volontairement omis de le préciser hier, pour ne pas nuire aux opérations en cours, mais je me suis rasé pour ne point être confondu.




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Moustachus à vos rasoirs (ou alors en bas du pont)

décembre 13, 2003

hup barbatruc

Après un mois de grève, j'ai rasé la pseudo-grosse barbe laide que j'essayais de faire pousser, en dépit des insultes quotidiennes.

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Hot Hot Heat: garçons en chaleur

décembre 13, 2003

En tout cas je pourrai dire que je les ai vu avant leur conquête du monde.

Hot Hot Heat (photo: www.hothotheat.com)

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Home sweet home

décembre 11, 2003

Québec-Montréal après le coucher du soleil, en compagnie de Marie-Jeanne et de Bjork. Nous avons libéré une passagère devant le restaurant Le Lys, à Sainte-Eulalie, ce qui m'a rappelé mon séjour involontairement long dans cette région du globe, il y a un an presque jour pour jour.
Pour la seconde partie du trajet, j'ai pris place à l'avant de la voiture, et tenté d'hypnotiser les essuie-glaces.

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Le retour des farfadets du métro

décembre 11, 2003

Veuillez ajouter à notre très estimé répertoire des farfadets du métro de Montréal, les stations suivantes:

Place-Drabe
Villa-Paria
Côte-des-Beiges
Rosesaumont
Place-Chien-Henri
Berri-U-Came
Porc




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Toi trendy, moi vintage / exemple 2

décembre 10, 2003

Photoshop: trendy.
Mario Paint: vintage !

Mario Paint pour Super Nintendo, circa 1993

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Mexico 2003

décembre 10, 2003

La nuit dernière, j'ai commencé à être nerveux.
Depuis ce matin, c'est pire.

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Fred. is a headbanger

décembre 10, 2003

Justin Hawkins et sa bande de pouilleux sont mieux de ramener leurs culs british en sol nord-américain au courant de la prochaine année, car il n'est pas dit que je supporterai douze longs mois sans headbanger en leur plus ou moins honorable compagnie.


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I salute you

décembre 10, 2003

À 15h10 précises hier après-midi, alors que j'étais assis dans les marches devant le 815 de Salaberry (Québec)... vision paradisiaque d'un couple de headbangers mémorable, superbement assorti.

Mullet volontairement négligé pour monsieur, chevelure faussement blonde pour madame, espadrilles noires pour lui, bottes de cowboy pour elle.

Et logos d'AC/DC apposés sur la tenue de chacun.

Puis-je verser une larme ?

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Beatlemaniaques

décembre 09, 2003

Si la logique existait en ce monde malsain, Pete Best aurait tué Ringo.

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Année de l'expo

décembre 09, 2003

Durant plusieurs années, chaque fois que cela était possible, chaque fois que j'avais un lieu stable pour m'établir quelques temps, je buvais mon premier café de la journée (et souvent mon deuxième, troisième et quatrième, à une certaine époque) dans la même tasse, chaque matin.
Un souvenir de l'Expo 86, Vancouver, que feu ma grand-mère (1908-1992), à qui cette tasse avait appartenue, n'avait probablement jamais visitée.
Cette tasse a disparu, comme beaucoup d'autres trucs, suite à des incidents malencontreux, il y a un peu plus d'un an et demi. C'est véritablement le seul objet dont la perte m'a rendu furieux.

Expo 86, Vancouver (Canada)

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Têtes à claques

décembre 08, 2003

Lorsque je me branche sur le net un peu tard, il arrive que je solutionne des énigmes irrésolues depuis le début des temps.
Ainsi donc il m'apparait évident ce soir que Charlton Heston (à gauche) et le doc' Mailloux (à droite) ne sont qu'une seule et même personne.

Charlton Heston (ou peut-être le docteur Mailloux ?) dans son rôle de MoïseLe psychiatre Pierre Mailloux (ou peut-être Charlton Heston ?)


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Dimanche

décembre 07, 2003

Tempête de neige, Marianne gérante du Tim Horton's à Sainte-Hélène-de-Bagot (fondé en 1855), Québec, vieux vinyle oublié et exécrable qui se transforme en cadeau (de Noël ou peu importe).

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De l'originalité dans les déménagements

décembre 07, 2003

Déménager en poussant un panier d'épicerie dans la neige.

Photo de panier d'épicerie abandonné dans une rivière trouvée sur le site du département de géologie de l'Université de l'Indiana pi fouillez-moi pourquoi ... (absente de la photo: la neige)

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My Own Private Montréal

décembre 07, 2003

«Where are you running man ? We're in this together, you shit ! »
(River Phoenix, My Own Private Idaho, 1991.)

À voir la neige s'accumuler sur les trottoirs et les escaliers en spirale hier, je me sentais presque coupable d'avoir retardé pendant des heures le moment de sortir, d'être resté, oisif, à maudire doucement l'hiver en regardant défiler, rêveur et inactif, les autoroutes de River et Keanu pendant tout l'après-midi.

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La revanche de Moctezuma

décembre 06, 2003

J'angoisse maintenant un peu quand je songe au Mexique. Pourtant, je ne réalise encore que très approximativement que je pars dans onze jours. Mes billets sont achetés, je les ai sous les yeux. Mon bagage presque fait. Mais je ne comprends pas encore complétement.

J'ai du mal à saisir comment cette lubie lointaine, cette blague supposément sans conséquence lancée à moi-même en regardant les Simpsons, à Noël l'an dernier, et que j'ai répétée, martelée pendant des mois, a grandi jusqu'à l'obsession... et deviens à présent réalité.

A vrai dire, j'angoisse vaguement car je me suis mis, je ne sais pourquoi, à ne voir que les emmerdements relatifs à ce voyage: la crainte de perdre mon passeport ou mon argent, de ne pas comprendre l'espagnol, d'attraper la tourista, de ne pas pouvoir me brosser les dents en utilisant l'eau qui coule des robinets.

J'essaie par conséquent, au moment où approche le moment ultime, de me refocusser sur les raisons qui m'amenèrent initialement, même à la blague, à échafauder ce grand projet, et à le porter jusqu'à l'étape où il se trouve aujourd'hui.

Je me concentre alors sur un humide vendredi matin, une rue à l'ouest de Central Park. Sur un dodo à la gare.
Je marche sur la rue Maisonneuve, à Montréal, dans l'est de la ville, un froid matin de décembre, sous quelques flocons égarés, indifférent aux camions et aux voitures, à la condensation qui s'échappe de ma bouche gelée, et je me transporte vers un autre matin, dans une autre ville. A l'autre extrémité de ce continent.

Ay Caramba

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Matins de décembre

décembre 05, 2003

Mes yeux s'habituent progressivement à tant de lumière.
C'est bête, mais je suis heureux à la simple idée de me lever tôt. Après dix-huit mois de vie nocturne - une vie que j'ai pleinement appréciée d'ailleurs- il était maintenant tant que je me transforme en un être diurne.

Une promenade matinale, même tres courte, entre les rues Champlain et de la Visitation, n'est pas ce qu'il y a de plus agréable, avec le froid, le vent.
Les voitures, les camions fument, et de sous mon écharpe, remontée jusque sous le nez, s'échappe la vapeur provoquée par ma respiration.
La tuque calée jusqu'aux sourcils, la tete enfoncée dans les épaules, mes deux mains gantées dans les poches de mon long manteau noir, je marche rapidement. Je prends note des flocons égarés qui se détachent du ciel et viennent s'échouer dans les rues de la ville.

C'est la saison froide. Je m'apprête à la fuir. Mais de devoir accélérer le pas, ce matin, ne gâche pas le plaisir d'être levé si tôt, de voir la cité se réveiller. Surtout: de la voir autrement qu'avec des yeux rougis de fatigue et un esprit brumeux.

Dans deux semaines je me lèverai d'aussi bon matin, mais ce sera pour marcher dans les rues d'une cité démesurement grande. Marcher sans manteau, sans écharpe, sans gants.


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Déplacements

décembre 05, 2003

Je compte quinze boîtes. Quinze ! Il faut les compter pour croire à ce nombre, car au premier coup d'oeil on jurerait qu'il y en a beaucoup moins.
Ce sont, pour la grande majorité, de toutes petites boîtes, d'anciennes caisses de vin fournies par la SAQ, souvent emplies aux deux tiers. Comme je déménage à pied, je me suis efforcé de ne pas les rendre trop lourdes.
Quinze boîtes à déménager en treize jours.

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Proverbe improbable du jour

décembre 04, 2003

J'ai deux poches, dont une de thé.

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S'amuser en travaillant

décembre 03, 2003

Je l'avoue: j'offrais un service à la clientèle on ne peut plus ordinaire, et je me foutais de la gueule de certains client(e)s avec un plaisir manifeste. Je n'en éprouve aucun remords.
Si c'était à recommencer, je ferais pire.

Paradoxalement, ça n'empêche pas ceux-là même qui m'ont montré la porte de sortie plus tôt que prévu de m'offrir une lettre de références ! Dans les deux langues officielles, s'il vous plaît...

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Aime ton voisin (6)

décembre 02, 2003

Dans la nuit de dimanche à lundi, devant la porte de l'appartement #2 -son appartement-, quelques condoms, dans des enveloppes de plastique bleu poudre, étaient éparpillés sur le sol, ainsi que trois sachets de lubrifiants.

Sur le rebord de la fenêtre, près des escaliers, à six mètres environ de l'appartement #2, le voisin avait déposé un rouleau de papier hygiénique.

Tout ceci est follement amusant.

Deux heures après, le papier hygiénique, apparement inutilisé, se trouvait au rez-de chaussée.

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Aimes ton voisin (5)

décembre 01, 2003

Le voisin -le même, toujours- est réapparu. Il y a quelques jours, je l'ai entendu gueuler contre quelqu'un. J'ai observé, par l'oeil magique de la porte, le départ d'un type quelconque, qu'il venait de foutre dehors de son appartement.

Samedi dernier, vers 21 heures je l'ai vu passer la porte de mon ancien lieu de travail. Il s'est dirigé vers moi et a déposé à ma gauche, sur le bout de comptoir qui me séparait (protégeait ?) des client(e)s, une carré de papier journal coloré, de six ou sept centimètres de côté environ, déchiré sommairement.
Sans m'adresser la parole ou même me regarder, mon voisin a fait demi-tour, et a quitté l'endroit aussi rapidement qu'il était arrivé.

Le papier en question était un morceau de la circulaire de l'épicerie du coin, annonçant un rabais sur une marque de céréales quelconque.

Je n'achète jamais de céréales.

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Apothicaire

décembre 01, 2003

A la pharmacie: savon, dentifrice, crème solaire, déodorant, chasse-moustiques; shampoing pour elle, liquide à verres de contact pour lui, tampons pour elle, médicaments contre les allergies pour lui. Tout ça pour le voyage.
Chocolat en spécial, pour les deux. Pas pour le voyage, mais pour nous remettre de ces emplettes palpitantes...et coûteuses: quarante-six dollars (pour moi). Mais c'est maintenant une affaire classée.

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Ils m'ont débranché

décembre 01, 2003

Depuis ce matin, il n'y a plus d'abonné au numéro que vous avez composé. Bon débarras.

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dans des circonstances qui présagent un succès

décembre 01, 2003

Décembre s'ouvre sous d'heureux auspices.
Je me réveille tranquillement, à la suite d'une cure de sommeil salutaire. J'ai dormi quinze ou seize heures consécutives...

Je sirotais un café, au milieu des boîtes, des papiers, des vêtements et des livres. Mais cette fois-ci, la présence de tous ces objets éparpillés ne m'exaspère pas.
Déjà, beaucoup de trucs ont été classés et rangés. De nombreuses boîtes ont disparues et s'empilent ailleurs, en sécurité.
Les vêtements qui traînent dans ma chambre sont ceux que je porterai dans le mois qui vient, ou ceux que j'apporterai en voyage. Sur mon bureau, quelques livres et notes qui me seront utiles dans les porchaines semaines.

Je me suis couché hier matin en sachant que je pourrais sommeiller sans me soucier de l'heure du réveil ou de ce qui se passerais ensuite. Je ne travaille plus -du moins pour un moment, et si j'ai à travailler avant le Mexique, ce ne sera pas en présence de gens désagréables, amusants ou ridicules (parfois les trois). Du moins, pas les mêmes, et pas assez longtemps pour qu'ils ne me déplaisent réellement.

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Frederic Rappaz © 2002-2008
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