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Nouveau chômeur

novembre 30, 2003

Jusqu'à la dernière minute, ils auront été désagréables.
Désagréables, mais amusants. Et surtout un peu ridicules, pour la plupart.
Mais ça valait le coup de s'amuser au dépens de tout ce monde, même si c'est un peu beaucoup ce qui, au bout du compte, me coûte mon emploi.
Travailler là bas six mois était le prix à payer pour se rendre à New York, puis au Mexique. Bientôt.

Vers deux heures trente cette nuit, je verrouillai donc la porte de ce nouvel ancien lieu de travail pour la toute dernière fois. J'abandonnai à leur sort ces personnages désagréables, amusants ou ridicules (parfois les trois), et du même coup je sonnai le glas de mon existence nocturne, amorcée il y a un an et demi.

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Et c'est reparti...

novembre 29, 2003

J'avais sonné l'alarme l'an dernier pourtant... En l'espace de 15 minutes (15 minutes !), ce matin, y'a d'abord eu Do They Know It's Christmas de Band Aid (avec les cloches bordel, les sound effects de cloches, comme sur les synthés chez Radio Shack) et comme si ce n'était pas assez, Wonderful Christmas Time de Paul Mercantile. L'horreur...

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Crise de Maldansapo

novembre 29, 2003

Vers trois heures cette nuit, je me sentais misérable, et j'aurais volontiers eu recours à l'auto-destruction. Mais je ne sais plus quel moyen utiliser maintenant.

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Les farfadets du métro

novembre 29, 2003

«quel plan hors-pair (...) personne ne peut se perdre dans le (sic) Montréal.. avec un tel plan. Good job, jeune Vagabond ! » (Commentaire de Pat, 28 novembre 2003.)

Pour rendre les déplacements encore plus facile, voici un plan récent du métro de Montréal. Tâchez d'y localiser les stations suivantes:

Sur la ligne orange: Côte-Verrue, Pamur, Lionel-Troulx, Porte-Panier, Lucien-L'Aliéné, Champ-de-Marde, Sherbebroute, Charry, Henrhibou-Rassa.

Sur la ligne bleue: Cacadie, Pan-Talon.

Sur la ligne jaune: Jean-Crapeau.

Sur la ligne verte: Bong, Jolécoeure, Vert-brun, La Sale, Geek-Oncordia, Pile, Place-des-Porcs, Beaudrâ, Panneau, Préfond'tonne, Jolipette, Assomption, Pie-VII, Radégout, Gonorrhée-Beaugland.

Terminus. Merci d'avoir voyagé avec la STM.

Metro_Montreal.GIF

Update: Le retour des farfadets du métro... par ici !

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Pensées vagabondes #6

novembre 28, 2003

ACCIDENT DE CHASSE
Suis-je le seul à ne pas verser une seule larme lorsqu'un chasseur s'explose la gueule par inadvertance avec son propre fusil ?

BUY NOTHING DAY
Et pour moi, cette année, ça tombe le jour de la paye...

BUY NOTHING CHRISTMAS
Cette année, je n'achète aucun cadeau de Noel.
Je les vole.

DISPARITIONS
Il y a bien une dizaine de jours, si ce n'est davantage, que je n'ai pas croisé mon imbécile de voisin. Et depuis la semaine dernière, Mike le punk crasseux a mystérieusement disparu. Ou se cachent donc ces gens avec qui j'aime tant me disputer ? Mon petit univers bizarre serait-il en train de s'écrouler ?

AVANT L'ECROULEMENT TOTAL...
profitez de la chance :

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Notes de vagabondages

novembre 27, 2003

«J'avais 18 ans, j'étais un caféinomane fauché (de confection européenne) et j'observais avec un talent médiocre (...) Je ne parviens absolument pas à me souvenir de la manière dont j'échouai à ce coin de rue précis. Pas plus que je ne peux retrouver les notes que j'y pris à l'époque... »
(La Belle Province, 3 novembre 2003)

Je n'observais pas si mal que ça tout compte fait. En tout cas, au moins je prenais des notes... et je possède les preuves un peu jaunies, un peu froissées :

"

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Archives

novembre 27, 2003

Continuant le grand ménage de mes effets personnels avant de quitter la ville, je me retrouve submergé par les preuves matérielles de mon passé que j'étale devant moi jusqu'au matin. Overdose de souvenirs. Overdose de vieux stock.
Vieux papiers, vieilles lettres, vieux cartons d'alumettes, vieilles photos, vieilles cartes de souhaits insipides de ma mère.
Je classe. J'archive en écoutant de vieux mixed tapes (mes disques sont déjà partis...)
J'adore les mixed tapes. Je n'enregistre plus de mixed tapes. Plus personne ne fait ça. C'est dommage.

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Proverbe improbable du jour

novembre 25, 2003

Contrairement à moi, mon budget est respecté.

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This ain't no holiday

novembre 25, 2003

Je me sentais particulièrement mal, après quatre longues heures à fouiller mon passé, entre deux crises aiguës d'éternuements.
De 22 heures hier soir à 2 heures ce matin, je demeurai enfermé dans une seule et même pièce, où je m'affairai à emballer l'essentiel de mes possessions matérielles.

A prime abord, le travail ne semblait pas si fastidieux, puisque j'ai peu de choses, et qu'à peu près rien n'a été déballé depuis mon déménagement, en juillet. Cependant, la plupart des boîtes sont endommagées, déchirées, mal en point. Je crains qu'elles ne tiennent pas le coup.

Par conséquent, l'idée est de regrouper mes effets personnels dans de petites boîtes, seules choses que la dive Société des Alcools m'ait fourni dans les deux derniers mois. De petites boîtes faciles à transporter, puisque je ne possède pas de voiture et que je prévois les amener, à pied, dans un endroit sûr, à quelques rues de mon taudis.

Ce travail, recommencé des dizaines de fois depuis que j'ai quitté le domicile familial, me déprime à tous les coups, et réveille le malaise de n'être jamais confortable nulle part, de n'être jamais totalement bien en un endroit.
Et moi d'emballer, de déballer, de remballer, d'éternuer.
Et moi de voir défiler sous mes yeux chaque étape de ma vie, et moi de jeter des trucs, et moi de ne pas jeter d'autres trucs, et moi de déprimer vaguement, et moi de moucher mon nez toutes les trente secondes...

Au bout de quatre heures, je me mis à divaguer pour de bon.
Essuyant la morve qui pendait de mon appendice nasal, je songeai que, si je ne devais jamais revenir de ce Mexique où je vagabonderai sous peu, ce que j'emballe cette nuit, ce qui se trouve dans ces misérables cartons, ne ferait que témoigner de la pauvreté de l'héritage que je lèguerai sur cette Terre.

Eventuellement, je voulu chasser ce cafard et sortis pour une brève ballade dans le quartier tout humide d'une averse que je n'avais pas vu passer. Je me débrumai l'esprit et me débouchai les deux narines par la même occasion.

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Imposition

novembre 24, 2003

Je me sens souvent un peu embarassé car j'ai l'impression de « prendre » quelque chose (confort, repos, éloignement et autres) sans rien donner, ou si peu, en retour.
Le malaise découle peut-être du fait que je la joue safe, que je ne suggère pas mais que j'impose un périmètre de sécurité, le mien, partout où je vais. Je peux ensuite rentrer bien peinard dans mon coin de pays, où je refuse obstinément de fréquenter mes contemporain(e)s. Et surtout : pas question d'accueillir qui que ce soit dans mon taudis.

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Autant en emporte le poil

novembre 24, 2003

Dans la désapprobation générale, je me laisse pousser une grosse barbe laide. Je ne me suis pas rasé depuis au moins dix jours, jamais dans ma vie je n'ai eu autant de moustache, et à moins d'un changement dans mes plans à court terme, je ne prévois pas me servir d'un rasoir avant le jour de l'An.

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Odeur et brillance

novembre 23, 2003

Peut-être est-ce simplement l'éclat des billets verts, des billets violets, des billets rouges ?
Like it was said before: only in it for the money (?)

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Entrecroisements passés et présents

novembre 23, 2003

Peut-être que je n'ai pas du tout envie de me préoccuper de ce genre de choses ? Peut-être que je n'ai pas besoin de défocusser ? Peut-être que je n'ai pas assez envie d'essayer de poursuivre, préserver ou raccomoder certains rapports avec autrui qui existaient jadis ? Peut-être que je m'en fiche tout simplement ? Peut-être suis-je insaisissable ou peut-être suis-je simplement ravi par l'envie de croire que je le suis ?

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Absence de confort

novembre 23, 2003

Avoir envie de partir d'un lieu où j'habite n'a rien d'exceptionnel dans mon cas. Mais avant aujourd'hui, jamais je n'avais autant souhaité quitter un appartement.

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Ultra-lucidité, deux mois plus tard

novembre 22, 2003

Ô cruelle lucidité, comme je me désassocie de tout à cause de toi.

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Absences

novembre 22, 2003

Je pratique avec succès l'absentéisme occasionnel.

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Avantages collatéraux

novembre 22, 2003

Autre bonne chose au sujet du show de Rancid: pas de emo kids !

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Amusons-nous avec Émilie

novembre 21, 2003

Conversation réelle avec la représentante virtuelle de Bell Canaduh :

-- Bonjour, je m'appelle Émilie. Je suis votre représentante de service automatisée. Dites-moi dans vos propres mots la raison de votre appel et je vous assisterai.
-- ah tabarnak...
-- Dites-moi pourquoi vous appelez et je pourrai acheminer votre demande.
-- hsdajkhkl !
-- Je ne suis pas certaine d'avoir bien compris votre réponse...
-- fjsagsjgjhhhd !
-- J'ai compris que vous appelez pour une ligne d'affaires. Est-ce exact ?
-- ahsfiuashfiyiuwr !!!
-- Dites simplement oui ou non.
-- Janvier !
-- Toutes mes excuses. Puisque j'ai de la difficulté à saisir votre demande, je vais transférer immédiatement votre appel à un représentant...
-- Merci Humilie

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Préparatifs

novembre 20, 2003

Je me suis acheté un nouveau sac-à-dos cet après-midi, et j'ai demandé à ce que l'on débranche dès le premier jour du mois prochain cette inutilité d'une autre époque que l'on nomme téléphone.

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Taudis

novembre 20, 2003

Ranger tout au plus vite! Tout faire disparaitre dans des boites et des sacs, que je ne vois plus tant de désordre, de traineries, de saletés. Que ce bordel soit caché à mes yeux. Vider cette pièce que je n'aie plus l'impression d'habiter ici.

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Hangin' out with Lars

novembre 20, 2003

Rancid, hier au Métropolis: The Ballad of Jimmy and Johnny, The Wars End, Ruby Soho, Salvation, Fall Back Down, Journey to the end of the East Bay, She's Automatic, Red Hot Moon, As Wicked, Nihilism, Time Bomb, Roots Radicals, Black & Blue, Lock, Step & Gone, Maxwell Murder, Tenderloin, Olympia, WA., Radio...

Tim Armstrong qui a du mal à tenir debout et à articuler trois mots consécutifs en début de spectacle, mais qui se ressaisit, saute, tourne, plonge dans le mosh pit, a des ennuis avec un micro qui tombe tout seul, Tim qui chante maintenant tous les mots aux bons endroits, joue plus ou moins de son instrument mais on s'en fout parce que le gros Lars (Frederiksen) est là, fidèle au poste, toujours en forme.
They kicked ass...

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Toi trendy, moi vintage / exemple 1

novembre 18, 2003

Lorsque je fréquentais l'école secondaire, le professeur n'utilisait pas le Power Point, mais les acétates. C'était tellement plus vintage.

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Looks particuliers

novembre 17, 2003

Liste de looks à essayer:

~ moustache
~ mohawk
~ mullet
~ grosse barbe

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Les tronches

novembre 17, 2003

Le 31 octobre, le concert des Eels s'est terminé dans la disgrâce alors que nous assistâmes, impuissants, à une poursuite échevelée et burlesque entre un technicien et un individu pompette non-identifié, monté sur la scène du Club Soda et surpris à fouiller dans le kit de drum, après le troisième et ultime rappel offert par le groupe.

Voilà maintenant que Matt Sharp (ex-Rentals et ex-Weezer faisant maintenant carrière solo) se fait piquer son clavier après un show au Café Campus.

Les nerds ne sont plus en sécurité chez nous...

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De l'importance de célébrer les défaites dans le calme

novembre 17, 2003

« ...le concert que les Fun Lovin' Criminals devaient donner le 4 décembre (...) a été annulé (...) Vous avez le temps de préparer votre émeute... »
(P. Baillargeon, Ici (Montréal), 13-19 novembre 2003)
Vers 21 heures hier, je remarquai une activité policière inusitée à l'est de Crescent. Les agents de la ville de Montréal commencèrent à se déployer rue Sainte-Catherine Ouest.

Les minutes passaient, les milichiens s'agglutinnaient au coin des rues... Leur nombre allait sans cesse croissant, devant la Banque Royale, la Banque TD -certains d'entre eux pointaient le sommet du haut édifice situé juste en face- et devant le cinéma Paramount.

Une ballade dans le secteur permit de localiser un intimidant panier à salade, avenue McGill-College, longue fourgonnette rivalisant de brillance avec le sapin de Noel illuminé visible à l'arrière-plan.

Je soupçonnais quelque désordre au Pubulaire Peel Pub ou à l'édifiant Supersexe, mais ma perplexité grandit lorsque je vis défiler, en pleine rue Sainte-Catherine, trois policiers... à cheval.
Je me réfugiai une rue plus haut, dans l'édicule de la station de métro Peel, d'où j'observai le passage de quelques ambulances. A ma droite, rue Stanley, au nord de Maisonneuve, les véhicules de l'escouade anti-émeute abritaient leurs agents.

Lorsque je redescendis, quelques minutes plus tard, incapable de résister à l'attrait d'un désordre public imminent, ce fut pour constater, presque à regret, la disparition de tous ces gendarmes, auto-patrouilles, fourgons et chevaux.

Remercions l'équipe de football locale, ces hommes virils qu'on appelle virilement "Alouettes", qui perdue loin dans les plaines de la Saskatchewan, perd la finale de la Coupe Grey... et évite à notre ville une autre soirée sur le chemin des incendies et du pétage de vitrines.

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Le twist

novembre 16, 2003

Ma nouvelle raison de vivre.

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Perspectives

novembre 16, 2003

Il suffit de modifier, légèrement ou radicalement, le regard que l'on y jette, et le rapport avec le monde, la cité, ses institutions et les gens qui y vivent se transforme.

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Rafales ...suite d'hier...

novembre 15, 2003

Il y avait aussi un arbre tombé en travers de la rue, dans le Chinatown.

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Rafales

novembre 14, 2003

Ce matin, il ventait très fort. Les poubelles et les ordures prirent le contrôle des rues. Je déclenchai par inadvertance deux systèmes d'alarme.

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Autoroute 20, dimanche après-midi

novembre 13, 2003

Depuis deux minutes, nous voyons une épaisse fumée, très noire, dont nous nous rapprochons silencieusement. Le seul bruit perceptible, à l'intérieur de notre véhicule, est celui des roues qui usent l'autoroute. La radio ne fonctionne pas. Aucun de nous quatre ne parle.

Dans la voie de gauche, une camionnette flambe, carcasse blanche auréolée de rouge. Chacun de ses interstices, le moindre petit espace, ceux entre les portières par exemple, diffuse une intense lueur écarlate.
Nos quatre têtes se tournent vers la gauche. Nous dépassons la camionnette en feu. Dans la voie opposée à la nôtre, un vieux camion de pompiers évite silencieusement la file de voitures immobilisées derrière la carcasse blanche.
Le feu, la fumée noire, les pompiers évoluent sans le moindre son.
Maintenant quelques mètres plus près de Québec, nos quatre têtes se détournent de l'incendie. Personne ne dit rien.

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Sprint final

novembre 13, 2003

C'est maintenant une préoccupation quotidienne. Bien sûr, j'avais toujours cette idée à l'esprit, chaque jour, particulièrement depuis mon retour de New York. Mais depuis deux semaines, je peux réellement parler de préoccupation quotidienne.

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Aime ton voisin (4)

novembre 13, 2003

Parait-il que le propriétaire lui a demandé de partir le mois prochain...

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Skyline

novembre 12, 2003

Vagabonder, à la tombée du jour. La joie de se comporter comme un terroriste: regarder vers le ciel, prendre des notes, traverser trois fois la même rue, s'avancer au pied des édifices géants sans jamais y entrer, épié par les systèmes de caméras de la cité.

Lire le nom des banques à travers les nuages - Banque Royale, Banque Nationale, Banque Scotia, Banque de Montréal - au moment même où l'on cherche milles moyens de s'enrichir.
Traverser la foule et respirer les effluves laissées derrière eux par les travailleurs qui quittent leurs bureaux.

Les yeux toujours levés vers le ciel, rester immobile sur le coin d'une rue, se souvenir de s'y être égaré à l'époque où le centre du téléphone était encore celui de la bière. Repérer la pointe illuminée d'un gratte-ciel pour retrouver son chemin.
Observer sa ville avant de la quitter pour l'hiver. Oublier d'aller souper.

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Départs

novembre 12, 2003

J'ai démissionné. C'est un peu plus tôt que prévu, mais ça ne change pas grand chose: dans huit semaines, je ne serai plus ici.

Inutile photo d'un trio enjoué et dynamique de Portland, Oregon: The Thermals, dont l'humeur s'accorde à la mienne, du moins je le présume à leurs mines réjouies (photo: Chelsea Mosher)

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Only in it for the money

novembre 11, 2003

Y retourner pour la seule raison valable: l'argent.

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Proverbe improbable

novembre 10, 2003

Improbable, mais réel pourtant.
Le thème d'aujourd'hui est: la mer.

«Le marin au derrière sensible se torche avec une mouette »
(Vincent Haudiquet)

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Vent glacial et odeur de purin

novembre 09, 2003

Matin difficile dans mon coin de pays. D'un quartier à l'autre, le vent glacial me gèle les crottes dans les coins d'yeux.

Gens de Québec, j'essaie d'aller le moins possible dans votre ville, depuis que j'ai entendu dire que vous étiez tous une sale bande de pervertis portés sur les p'tites filles, mais cet après-midi, je ferai une rare exception... et je surveillerai mes arrières.

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Nous ne travaillerons pas

novembre 07, 2003

Nous ne travaillerons pas.
Il sera possible de prendre l'autobus, ou le métro, le jour, le soir, la nuit, n'importe quand, pour aller n'importe ou, sans jamais se soucier de l'heure, ou de la journée de la semaine.
Même que nous pourront décider, en se levant chaque matin, de prendre la route vers une autre ville, sans se préoccuper du retour, de l'heure, ou de la journée de la semaine.

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Le grand soir

novembre 04, 2003

Serait-ce aujourd'hui le seul soir que nous attendons véritablement dans l'année ? Ce l'est pour lui, en tout cas.

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(L'éternel nouveau retour des) Pensées Vagabondes

novembre 04, 2003

VIVA EL DINERO
Tout à l'heure, en fouillant dans ma jarre à sacres jarre à monnaie, j'ai trouvé un peso.

THE BOY OF SUMMER
Dehors il neige, et c'est horrible. Pour être franc: il grêle, grésille, mouillasse et merdouille bien plus qu'il ne neige. Aux rares endroits où une négligeable accumulation est visible, la neige qui s'est déposée sur le sol est déjà jaunie de pisse de chien.
Pour être encore plus franc, je doute que ça vienne d'un chien. On ne sait jamais dans ce quartier...

MONSIEUR MAGOUILLE
A l'endroit où je travaille en ce moment, l'ambiance est pourrie depuis deux jours.
Le but de ce mardi n'est pas de leur répliquer, de leur livrer bataille, de m'engager dans un combat à finir.
Le but de cette journée est de garder mon calme. De rester au-dessus de ces futiles considérations, de leur arrogance, de leurs magouilles ridicules. Mon défi est de planer au-dessus, de garder ma bonne humeur, de ne point être affecté, et de contempler le peso que j'ai déposé dans ma poche lorsque je sens mes résolutions m'échapper.

CITATION GEEK DU JOUR
«Reading blogs about other blogs: like learning about sex from nature documentaries »
(Spin, novembre 2003)

THE BOY OF SUMMER (bis)
Pour être franc, ce qui m'irrite vraiment au sujet de l'hiver, ce sont les gens qui parlent de l'hiver.

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La Belle Province

novembre 03, 2003

Je passais tout à l'heure par l'ignoble coin de rue Sainte-Catherine / Saint-Laurent, question d'aller quérir à la boutique militaire la plus proche quelque produit pour me protéger des "chiens" vicieux, et je fus attiré par deux choses:

~ cette élégante demoiselle à vélo qui faillit renverser un alcoolo du coin occupé à se parler tout seul
~ l'odeur pénétrante des frites du restaurant La Belle Province, qui occupe justement ce coin de rue.

A l'été 1997, alors que je n'étais pas encore revenu m'établir à Montréal et que je me deplaçais d'une ville à l'autre, je me rappelle vaguement m'être trouvé à plusieurs reprises assis près de la fenêtre de cet infect restaurant, à l'aube, observant les squeegees qui officiaient à l'époque dans le secteur.

J'étais alors à l'ère embryonnaire du vagabondage. J'avais 18 ans, j'étais un caféinomane fauché (de confection européenne) et j'observais avec un talent médiocre.

Je ne parviens absolument pas à me souvenir de la manière dont j'échouai à ce coin de rue précis. Pas plus que je ne peux retrouver les notes que j'y pris à l'époque, en observant les squeegees.

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