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Beautiful Freak

octobre 31, 2003

Aujourd'hui c'est mon Annie Versaire, et je le passerai avec des Anguilles.

Il fait glorieusement beau, comme si l'été avait choisi le jour de ma fête pour revenir.
Je suis le genre d'individus à penser que lorsqu'il fait beau, c'est juste pour moi.

Something is sacred.


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De la chronologie et de l'évolution d'une existence terrestre impermanente

octobre 30, 2003

Dans quelques heures, j'attendrai l'âge de vingt-cinq ans. Écrits en lettres plutôt qu'en chiffres.
Plus que jamais cette année, mon rapport avec cet âge nouveau, qu'il soit manuscrit en lettres ou en chiffres, me laisse une sensation d'irréalité, d'immatérialisation, comme s'il était impossible d'acoller un nombre de deux chiffres à cet amalgame de chair, d'eau, d'ossements et de tissus divers, cette masse saine, consciente chaque jour davantage de sa propre sanité, consciente de son auto-purification quotidienne, cette masse, cet amalgame qui constituent mon corps physique.

À quelques heures d'avancer d'une année l'odomètre de ma propre existence, au même point (même jour, même mois et même heure à peu de choses près) que tous les trente octobre précédents, mieux que jamais j'entrevois ma propre impermanence.

Du coup, le nombre nouveau qui s'inscrira à l'odomètre dans quelques six heures acquiert ses propriétés irréelles et immatérielles. Mon esprit est incapable de l'assimiler puisqu'il s'entrevoit déjà à l'extrémité opposée de sa matérialisation physique.

J'entrevois ma propre mort physique, lointaine. J'entrevois mon déplacement physique sur la ligne qui résume graphiquement mon passage ici.

En vain dans l'obscurité de mon taudis, en vain sous la caresse de la brise qui s'engouffrait sous le pont cet après-midi, en vain la joue gauche enfoncée dans le tissu où ma tête repose, attendis-je au cours des jours récents le moindre signe familier d'angoisse, de détresse ou d'insoutenable solitude.

Ce que j'entrevois, à quelques heures d'un nouveau trente-et-un octobre, c'est mon occupation physique d'un environnement variable, mon occupation physique d'un environnement donné, en un instant donné, quelque part sur la ligne qui résume mon passage impermanent.

Enfin, ce que je conçois surtout -et c'est possiblement la seule chose qui mérite d'être considérée comme angoissante- c'est l'existence, immatérielle, mais brûlante, cuisante, inéludable, et accaparante comme jamais auparavant, de mon esprit qui irradie tout entier ma masse de chair, d'eau, d'ossements et de tissus divers.
Aujourd'hui mon esprit ébulitionne à un instant précis, demain il ébulitionnera encore dans un autre instant, et c'est paradoxalement la chose (si l'on peut ici parler de chose) la moins irréelle et la moins immatérielle que je puisse concevoir.

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Souper chez nAOmi

octobre 30, 2003

« ...un mets plus que douteux, à l'arrière goût de clou de girofle et de graissou... »
(Noémi, 17 octobre 2003)

En entrée, un onctueux potage aux filandreux poireaux abitibiens, englouti en moins de deux. Puis de grosses nouilles épaisses au tofu, « savamment apprêtées ».

Entre deux bouchées de ce savoureux repas, on vous servira un exposé sémantique sur l'art ancien de la marinade. Pressée de questions, mon hôte ne se fait pas prier pour réciter la totalité des ingérdients qui compose le mets dont je gave mon corps mal sustenté, comme si c'était juste du par-coeur.
Elle me soulignera au passage la possibilité de faire « mariner tablette » (!) ail, tofu, gingembre, tamari et huile d'olive, en les abandonnant simplement, pendant deux jours ou moins, à la température de la pièce et aux rigueurs du climat ambiant.

L'intérieur alourdi par ce repas salutaire et consistant, je m'applique à enfourner les bouchées ultimes lorsque se révèle l'ingrédient secret de ce festin : logé contre la paroi gauche de l'assiette, un très court cheveu foncé. Je prie encore pour qu'il eut réellement été un cheveu, et rien d'autre.

Mon hôte saura me contraindra au silence à grands coups de croustade aux pommes, qu'allégrement je digère près de la fenêtre, dangereusement calé dans ma chaise, la nuque reposant sur la pantry en mélamine de la cuisine exigue, écoutant l'hôtesse d'un oeil et zyeutant ses voisines de l'autre.

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Aime ton voisin (3)

octobre 28, 2003

Vingt minutes plus tard, mon aimable voisin était toujours en proie à une terrible colère.

Lorsque j'entrai, vers 13 heures lundi, il se tenait dans le hall de l'immeuble, de sorte que je me trouvai face à lui en poussant la lourde porte.
Pour une fois, il avait cru nécéssaire de camoufler sous un bonnet son horrible chevelure -un genre de nuque longue châtaine et grise, sommairement attachée derrière par un élastique, et tombant quelques centimètres sous ses épaules.

Mon voisin ne dit rien lorsque je le croisai. Il attendit que je sois engagé dans les escaliers menant à l'étage pour m'interpeller: «T'avais du courrier. Je l'ai mis en dessous de ta porte ».
Sur le coup, je ne répondis pas. Par réflexe... C'est l'attitude que j'adopte en général avec lui.

Alors que je passais la porte de mon appartement, je l'entends ajouter, du bas des marches: «C'était une enveloppe grise...».
J'explose. De ma porte, je lui rappelle qu'il n'a pas à toucher à mon courrier, et que je l'en avais déjà averti.

--T'as pas le droit de crier après moiiii !!!!
--Ta gueule ! Touches pas à mon courrier, ou tu vas avoir des problèmes !

Encore deux ou trois répliques du même genre résonneront dans le corridor. Je referme ma porte et le laisse se plaindre, seul, dans le hall de l'immeuble.
Je sais qu'il rentre à son appartement, voisin du mien. Il recommence son numéro habituel, qu'il a déjà offert pour moi comme pour d'autres, c'est-à-dire qu'il s'enferme chez lui et et gueule pendant de longues minutes. Les échos me parviennent de la pièce ou je cuisine, et moi, de mon côté du mur, je souris de satisfaction.

Habitué maintenant aux comportements particuliers de mon voisin, je le laisse se défouler, et ne prends même pas la peine d'esayer d'entendre ce qu'il dit, chose qui est possible lorsque l'on tends l'oreille à partir de ma salle de bain, connexe à son appartement.

Je l'entends à présent descendre les marches de l'immeuble en maugréant, puis claquer la lourde porte.
Il remontera à son appartement une dizaine de minutes après, et continuera de s'égosiller dans l'indifférence générale.

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Aime ton voisin (2)

octobre 27, 2003

Ce midi, je descendais les marches orange et luisantes, repeintes à la fin de l'été, qui mènent au sol et aux feuilles jaunes imbibées, collées au macadam.
L'automne mouillé vit ses plus glorieux instants.

Les rues du quartier sont magnifiques. Une suite d'arbres colorés bordent les trottoirs, et j'en conclus aujourd'hui encore que la plus jolie de ces rues est la rue Plessis. Mon regard qui se pose sur les feuilles accrochées aux arbres, qui retombe sur les feuilles par terre. Mon parapluie noir qui décapite les passants.

Les voitures défilent, leurs pneus glissants sur la chaussée trempée.
Rassuré par l'écho incessant -reconnaissable entre tous les bruits de la ville- des automobiles anonymes qui se succèdent sous l'averse, je désordonne maintenant le vieil immeuble où je réside.

Mon aimable voisin en proie à une colère bruyante, que j'attise volontiers.

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Punk's not dead (yet)

octobre 27, 2003

J'ai envie d'assomer ce punk stupide, ce junkie crasseux, qui peut-être en cet instant même traîne devant le dépanneur. Mais je m'abstiendrai. J'ai déjà eu suffisament d'ennuis avec un Iroquois, le mois dernier.

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Anachronisme

octobre 26, 2003

Phrase lue au milieu d'une réflexion éclairée sur les émeutes du 14 octobre:

« ...nearly 30 years on, so many old-school punks flirt dangerously with comic anachronism (in much the same way as the increasingly rare hippified longhairs they disdain) while giving so little thought to what got them there in the first place. »
(Jamie O'Meara, Ouash City Rockers, Hour, 23-29 octobre 2003.)
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Un tête-à-tête avec Jambe

octobre 25, 2003

Pour célébrer le premier anniversaire de notre bien beau sittoueb, un entretien exclusif -et inédit !- dans les coulisses du vieux Forum de Montréal, avec l'idole d'une génération, le célèbre hockeyeur Jambe Élivo:

- Monsieur Élivo ! Monsieur Élivo ! Quel est donc le secret de votre coup de patin légendaire ?
- C'est fort simple ! Quand j'étais jeune, mon grand-père m'amenait dans le clos à Pit Lévesque, et me faisait pratiquer mon coup de patin.

- Monsieur Élivo ! Monsieur Élivo ! Quel est donc le secret de votre tir du poignet légendaire ?
- C'est fort simple ! Quand j'étais jeune, mon grand-père m'amenait dans le clos à Pit Lévesque...

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Bloganniversaire Premier

octobre 25, 2003

Maintenant une année entière de délires occasionnels, de propos incohérents, de théories farfelues, de frustrations mal canalisées... et de rock'n'roll !

Par ici les cartes de souhaits et les félicitations somptueuses pour votre vagabond préféré.

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Injurie

octobre 24, 2003

Aujourd'hui, je suis blessé au sein gauche.

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(L'autre nouveau retour des) Pensées Vagabondes

octobre 23, 2003

PUB COPINAGE
Pendant qu'il me reste encore des amis, aussi bien y aller d'une pub copinage.
Dans son verre de Labatt 50...
Cette fois pour Noémi, parce qu'elle s'est enfin décidée à écrire, et surtout parce que ça devient de plus en plus intéressant au fond de son verre de bière dégueulasse.

SEE YA IN THE PIT
À toi qui m'a frolée il y a six semaines, au concert des Dandy Warhols, je me rappelle avoir senti ton sein gauche, et aussi ton odeur d'ail.

PROVERBE IMPROBABLE
La merde est toujours plus brune dans la cour du voisin.

FRUITOLOGIE 101
Telle la canneberge, tu es un animal à la peau douce et à la chair tendre.

A KNIFE WOUND IN THE CHEST
Un sombre matin de mai 2003, j'entrai chez le joyeusement nommé Doozy Candle & Hemp Solution, à Ottawa, et je flanai quelques minutes dans le havre de paix de la rue Murray, entouré de bougies et de parfum d'encens. Auprès du commis, je m'informai de la musique qui flottais dans l'atmosphère apaisante de la petite boutique. Ce fut là ma seule rencontre avec Elliott Smith.

L'ULTRA-LUCIDITÉ AU SERVICE DES VAGABONDS
Parfois je pense que je suis fou, mais quand je n'angoisse pas, je trouve l'idée plutot intéressante.

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You got it: no deer for a month.

octobre 22, 2003

Image trouvée sur: Sim2k.cjb.net

Homer Simpson et moi avons maintenant un point en commun: un mois sans alcool.

- I want you to give up beer for a month.
- You got it. No deer for a month.
- Did you say beer, or deer ?
- .... Deer.
(Duffless, 1993.)


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Je suis la jambe droite de Fred.

octobre 21, 2003

Depuis hier, je ressens une douleur au genou. Je suis comme qui dirait puni par où j'ai péché votre honneur. Est-ce à cause de l'effort physique de rester devant un ordinateur, ou suis-je un stigmatisé ? Pourquoi moi, ô quel cruel destin ! J'implore Saint-Jambe de me venir en aide.
Jambe Élivo


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Mon bonheur cynique

octobre 21, 2003

Il existe certains matins où l'on frôle le tragique.
Quand au dépanneur il n'y a plus de jus de canneberges. Soudain tout est dépeuplé.
Puis les contenants de jus de pommes s'éclaircissent, et le dernier jus de canneberges nous apparait, entre eux, dans un rai de lumière matinale.


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Partie de JAMBE en l'air

octobre 20, 2003

Your search - "Jambe Élivo" - did not match any documents.

Suggestions:
- Make sure all words are spelled correctly.

Jambe Élivo, le célèbre numéro 4 des Canadiens de Montréal.  Cette image permet de bien visualiser les gros genoux de Jambe.

C'est dégueulasse ! Comment Google peut-il oublier le grand Jambe Élivo ?
Le célèbre numéro 4 du Tricolore, son coup de patin légendaire et, surtout, les génuflexions si affriolantes dont lui seul avait le secret ?

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Death to the Pixies ? Life to the Pixies !

octobre 19, 2003

David Lovering, Joey Santiago, Kim Deal et, couché par terre, Black Francis

En 2001, Charles Thompson (a.k.a Frank Black, a.k.a Black Francis) était interrogé par le magazine Rolling Stone, au sujet d'une hypothétique réunion de son ancien groupe.

L'elfe grassouillet, leader des Pixies jusqu'à leur implosion, il y a quelques onze années, déclarait alors qu'un tel retour serait possible « if I were penniless or a family member needed a kidney transplant ».

Mais cette image sépare le texte en deux !

Quant à moi, tel un saumon je montai récemment dans un arbre pour y ouvrir toutes grandes mes ouïes et y capter les rumeurs venant de Boston.
La formation originale des Pixies reviendrait donc en avril 2004, s'il faut en croire cette persistante rumeur, pour une série de spectacles.

Loin de moi l'idée saugrenue de souhaiter du mal à qui que ce soit, mais on se prend a souhaiter qu'il y ait des organes vitaux dysfonctionnels around the university (of Massachussets please).

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Sur le trône

octobre 18, 2003

Vingt-cinq ans c'est long, bonjour l'odeur !

La Presse, 16 octobre 2003


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Quand je serai grand...

octobre 15, 2003

Montréal, 14 octobre 2003 ... Photo: Patrick Sansfaçon, La Presse

...je serai émeutier.


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Total Chaos

octobre 15, 2003

Montréal: émeute du 14 octobre 2003 14_oct_2003_montreal_emeute2.jpg

Montréal, mardi 14 octobre 2003: il était environ 21 heures 30 lorsque mes informateurs se précipitèrent pour m'informer que l'émeute était à nos portes.
Malheureusement, au moment de l'apparition des messagers, les principaux dommages avaient été fait. Je ne puis à présent que constater les dégats.

Constatons donc ensemble, d'est en ouest: coin Sainte-Catherine Est et Saint-André, la succursale de la Société des Alcools a été soulagée de ses vitrines. Probablement a-t-elle été aussi soulagée de quelques bouteilles... La pharmacie juste en face a, quant à elle, essuyé quelques jets de pierres.

Face au parc Émilie-Gamelin, le disquaire Archambault (une propriété Québecrap Média) a été investi par les émeutiers et joyeusement saccagé.

Plus loin, face au Medley, point de départ des événements de cette chaotique soirée, on avait renversé ou incendié quelques véhicules, coinçant au passage les policiers dans leurs auto-patrouilles.

Enfin, de l'angle René-Lévesque et Saint-Denis, remontons d'une rue vers Sainte-Catherine, et contemplons les éclats de verre jonchant le sol jusqu'à Sanguinet, une rue à l'ouest.

Le réseau LCN (une autre propriété Québecrap Média), écrit sur son site:

«Des centaines de jeunes, frustrés, ont fracassé les vitres de la salle de spectacle »

Le groupe The Exploited, dont l'absence (ils auraient été refoulés à la frontière entre le Canada et les États-Unis) provoqua l'annulation du concert et déclencha la fureur de la foule, existe depuis bientôt vingt-cinq ans... il a fort à parier qu'il n'y avait pas que des jeunes qui avaient acheté leur billet pour le show, hier soir.

(Images: Radio-Canada et LCN).

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Emeutes...

octobre 15, 2003

Montréal, deux heures du matin: ça me fait chaud au coeur de voir les employés municipaux nettoyer un peu cette ville crottée...

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Waiter's words of wisdom

octobre 14, 2003

--Have you ever won an argument with a woman ? I'm 45, and it never happened.
--So... there's no hope ?
--Of course there's not !!!
(Conversation entre moi et Russ le serveur, rencontré pendant la dernière de ses dix-huit heures de travail consécutives)

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Derrière les portes closes

octobre 14, 2003

Jour glorieux que je ne pensais pas voir arriver: on a posé une nouvelle serrure sur la porte d'entrée de l'immeuble où je demeure. Ça devrait m'éviter à l'avenir l'intrusion d'irrascibles Iroquois alcooliques armés d'un bâton.
Reste à voir si le crétin d'à côté n'arrachera pas la serrure encore une fois, ce qui pourrait provoquer à l'avenir l'apparition d'Un Vagabond irrascible armé d'un bâton.

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Thankskilling

octobre 13, 2003

Sympathique congé de l'Action de Grâces: à 7 heures ce matin, de la poutine pour déjeuner, et à 8 heures, visionnement du Texas Chainsaw Massacre, en version originale, évidemment.

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Autre illusion perdue

octobre 12, 2003

«Que d'illusions perdues... Au moins je sais que Tintin a été le premier homme sur la lune et que Marty MacFly a composé Johnny B. Goode. »
(extrait du billet Les illusions perdues, 9 octobre 2003).

Je suis un peu confus...
Peut-être ai-je parlé trop vite ?

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Chieuses

octobre 10, 2003

À la liste des choses qui me donnent joyeusement envie d'avoir ma régularité, il y a d'abord et avant tout cette personne qui, un matin, m'expédie un mail (aussi adressé a 36 autres personnes) pour nous informer tous de son arrivée en France (ou en Belgique, je ne m'en rappelle pas, je n'ai pas vraiment lu avant d'appuyer sur "proscrire"...) alors que la même personne n'a pas daigné téléphoner ou écrire pendant un an, lorsqu'elle se trouvait précisement dans le même pays que moi, et de surcroit dans la même ville.

Cela ramène en mémoire ce mail d'il y a quelques mois.
Assez comique en un sens, provenant d'une autre personne, que j'avais naguère brièvement cotoyée, par un concours de circonstances, sans jamais m'en être fait une amie et qui, trois ans après notre dernière rencontre, me fait parvenir un courriel (aussi adressé a 36 autres personnes) pour nous informer tous de son nouvel emploi, dont je me contrecrisse aussi éperdument que de son insignifiante personne.

Enfin, il y a ce blog qui chie. Et qui me fait chier... A plus quand j'aurai réparé les fucking dégâts, et veuillez bien me pardonner ce langage...


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Les illusions perdues / Trompe-le-monde

octobre 09, 2003

Journal_deMontreal_8oct2003.jpg

Que d'illusions perdues...
Au moins nous savons que Tintin a été le premier homme sur la lune et que Marty MacFly a composé Johnny B. Goode.

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Cités

octobre 07, 2003

Assis seul à l'arrière d'une Chevrolet, entre deux villes. C'est une journée d'octobre magnifique, avec ce soleil. Ce soleil qui me fait cruellement défaut. Rouges rivières de jus de canneberges et rouge défilé d'arbres en automne, splendides paysages que je ne regarde pas, trop occupé à rêver de possibles ailleurs et de possibles centres du monde.

Puis défilent à nouveau les façades familières. Puis défile le Vagabond, au centre de la foule rassurante.

Sous mes yeux cernés défilent les feuilles sales jonchant mon périmètre, que je parcours affamé mais mieux portant.

Montréal.
Mardi.
Maintenant le soleil se cache.
Ce soir, la cité et moi conjuguerons nos efforts. En son centre, je paverai la voie vers le Dieu du soleil.

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Jeux de mots dans la rue

octobre 07, 2003

«Need money for a penis enlargement. I'm a little short. »
(aperçu il y a quelques minutes, coin Beaudry et Sainte-Catherine...)
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Huitzilopochtli et nous

octobre 07, 2003

Jadis ceux qui nous précédèrent sur cette terre imaginèrent des Dieux à l'apparence humaine, mais qui savaient demeurer des Dieux.
C'était là chose fort pratique, puisque cela permettait à ces divinités de se changer en colibri, ou d'annoncer leur retour plusieurs siècles à l'avance, si cela leur chantait.

Aujourd'hui les Dieux de notre mythologie sont tous des humains qui ne sauraient en aucun cas se comporter comme des Dieux.

Ben Affleck peut pas se changer en colibri, man.

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Que ma volonté soit faite

octobre 05, 2003

Officiel: je suis enrhumé.
Gisèle, prends un papier et du crayon que je te dicte mes dernières va-dont-chier.

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Rage against the Iroquois

octobre 05, 2003

Yakari (même nu à dos d'ours) ayant personnellement confirmé sur ce blog qu'il n'était pas mon mystérieux agresseur du 30 septembre dernier, j'analyse d'autres hypothèses plausibles, et suspecte ce drôle d'individu:

et cet autre sinistre personnage:

D'autres hypothèses ?

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La grippe musicale

octobre 05, 2003

UnVagabond contre l'hiver, exemple numéro 33: tout le monde renifle et tousse et s'amuse à épandre ses microbes et sa salive et vous crache à la gueule tout le temps.
Alors vous vous enrhumez vous aussi, question de faire comme tout le monde, et votre occupation principale consiste à contaminer le plus de gens possible en attendant que ça passe.

Ce n'est pas encore l'hiver, je ne suis pas encore enrhumé, mais depuis deux jours, le processus est joyeusement enclenché.
Dois-je en ces circonstances faire comme tout le monde et moi aussi renifler, tousser, cracher, épandre et contaminer ?

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Nouvel âge

octobre 04, 2003

Ultra-lucidité.

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Il a plutôt mal vieilli

octobre 04, 2003

Je ne veux pas étirer indûment cette histoire qui déjà traîne en longueur, mais j'ai finalement découvert l'identité secrète du terrible Iroquois, vedette de l'incident avec l'Iroquois.
Il s'agirait, selon mes sources, de ce jeune autochtone jovial qui a de toute évidence, mal tourné.



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The boy of summer

octobre 04, 2003

Pas envie de vous ennuyer avec ça à chaque journée qui passe, alors je le dis tout de suite: je déteste l'hiver, je déteste quand il fait froid, ces jours ci on se les gèle en &%$#$## et ça me fait chier, je suis en t?%$##}¬.

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Cure

octobre 03, 2003

«I'm on warm milk and laxatives Cherry-flavored antacids »
(Nirvana "Pennyroyal Tea", 1993.)

Eh ben moi, Kurt, je suis sur les aliments hyper-protéinés, le pepto-bismol, les épinards et le nectar de pruneaux.
Je t'épargne les détails.

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Protéger et servir

octobre 03, 2003

«C'est quoi ? Y t'empêche de t'endormir ? »
(Un autre brillant policier du Service de Police de la Ville de Montréal, patrouillant le Centre-Sud, lorsque je lui demandé poliment s'il pouvait faire son travail et expulser l'Iroquois ivre mort et puant étendu devant ma porte).

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Aveu

octobre 02, 2003

C'est dommage car, encore la semaine dernière, je me trouvais dans une forme éblouissante, fitter, happier, more productive, ainsi de suite. Depuis deux ou trois jours par contre, je peine à m'extirper de ce qui me semble être un long sommeil. Le moindre effort devient un fardeau difficilement surmontable... à moins de circonstances exceptionnelles, comme lorsqu'on est poursuivi par un fou furieux, mais bon, c'est exceptionnel justement...
Physiquement, je vais mal. Mon estomac est en feu, mais pas moi. Dehors il fait tout le temps noir, et dans mon esprit c'est embrouillé. Je m'ennuie de la lumière du jour.

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Leçon de vie

octobre 02, 2003

La nuit dernière, je croyais qu'il allait surgir de n'importe où, me foudroyant de son regard de psychopathe, brandissant son arme pleine de clous rouillés, et ce même si je n'avais jamais vu ce type auparavant, parmi les freaks qui peuplent mon quadrilatère.
Mais déjà cette nuit, je m'en préoccupe beaucoup, beaucoup moins.

J'ai toutefois retenu une leçon de l'incident avec l'Iroquois.
Je peux continuer à m'attaquer aux gens... mais pas physiquement.

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Hysteria collective

octobre 01, 2003

Entendu la nuit dernière à la radio: Love Bites de Def Leppard, avec les voix robotisées dans l'intro de la chanson.
Jadis, ce slow langoureux provoquait chaque vendredi soir un irrésistible besoin féminin de téléphoner compulsivement au Combat des Clips de Musique Plus.

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