«These vagabond shoes, are longing to stray / Right through the very heart of it »
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Départ improvisé en fin d'après-midi. Direction Québec. Trois heures de route pour participer à une... épluchette de blé d'inde.
La route
Coincé dans les embouteillages, le trajet entre Montréal et Québec débuta lentement, mais se déroula avec calme. J'ignorai le morne spectacle de l'autoroute Felix-Leclerc, et en profitai pour éplucher, dans sa totalité, la correspondance sud-américaine de William S. Burroughs.
Jetant un regard furtif sur le paysage, à mi-chemin entre les deux cités, j'aperçus avec gaieté une biche qui broutait dans un talus une végétation quelconque, hallucinogène peut-être, à quelques mètres du pont Laviolette.
Le banquet
Grouillante d'activité, la bourgade banlieusarde de Saint-Emile avait sorti ses plus belles chaises de plastique blanc, pour que j'y posâsse mon postérieur et que dans cette reposante position je me fisse les incisives sur quelque épi de maïs jaunâtre.
Dans une succession rappelant les fastes récoltes estivales de jadis, chaque épi, à peine extirpé d'un chaudron fumant, se trouvait de gré ou de force inséré dans la motte de beurre reposant à l'air libre, pour ensuite être saupoudré, mais avec une prudente modération, de chlorure de sodium.
La ville
Les épis abandonnés sans ménagement aux soins cruels de mon système gastrique, les dents soigneusement récurées, nous nous dirigeâmes, ma cavalière et moi, vers le centre-ville de Québec.
Pour la première fois depuis des siècles, je déambulai sur Grande-Allée. J'y retrouvai cette sensation, depuis longtemps oubliée, de me sentir agressé par chaque personne que je croisais.
Flairant de nouveaux dangers pour ma santé mentale précaire, nous nous réfugiâmes dans un sympathique et hygiénique bistro des bas quartiers, abreuvé de Ramones, de Weezer et de houblon frais.
Le retour
Le lendemain matin, Québec m'infligea une température de calotte polaire. Je parvins miraculeusement à survivre au Cheez Wizz passé date, et regagnai mes habitudes urbaines dans une grisaille automnale vaguement déprimante.
Je suis une personne âgée maintenant. Veuillez m'ouvrir les portes lorsque j'entre au dépanneur et/ou au bistrot.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Quelque chose me revient en mémoire, à propos de cette contravention dont les sympatiques miliciens locaux m'ont gratifié en début de semaine:
Le policier: « 781031, c'est encore bon, ça ? »
Moi: « certainement, c'est ma date de naissance »
Vacances dans six jours...
« car n'ayant rien à faire au milieu de la nuit, à l'heure où tout le monde dort, ils appréhendent le premier être humain qu'ils voient passer. » (Jack Kerouac, Le vagabond américain en voie de disparition, 1960).

Le retardé qui me tient lieu de voisin d'étage n'a pas reçu mon poing sur sa gueule, mais moins de cinq heures après avoir énoncé ici mes fantasmes belliqueux à son endroit, il s'est produit comme qui dirait une altercation, lorsque cet emmerdeur a commis l'outrage, ce matin, de m'adresser la parole au dépanneur du coin.
Après lui avoir servi mes avertissements (ne pas me parler, ne pas cogner à ma porte, foutre la paix à mon courrier...), il est rentré en claquant la porte de l'immeuble, et en passant devant mon appartement, il nous a traité, moi et mes 60 kilos, de « gros crisse ».
Puis il a hurlé comme un enfant durant cinq ou dix minutes -je pouvais l'entendre si je me tenais dans la salle de bain, mais je m'en suis vite lassé.
1) J'estime que, d'ici l'automne 2004, j'aurai rencontré et categorisé tous les freaks de cette cité, et que je pourrai mettre les voiles pour m'établir ailleurs. Mes estimations pourraient se réaliser, bien sûr, dans la mesure ou nous faisons abstraction de certains impondérables, tels les pannes de courant majeures, les combustions humaines spontanées ainsi que la chute définitive de notre civilisation.
2) Si je n'ai pas obtenu d'ici mercredi après-midi, sans faute, les documents dont j'ai besoin pour régler quelque formalité pécuniaire stupide et embarassante, je connais un ex-employeur qui apprendra, comme un autre avant lui, la manière d'épeler "normes du travail" dans les deux langues officielles, et aussi dans sa langue maternelle, quelle qu'elle soit.
3) Ce n'est qu'une question d'heures avant que mon déficient de voisin reçoive mon poing sur la gueule, ou pourquoi pas même les deux.
PATRONYME
Elle dit : non, bobino
UnVagabond dit : cesse de me donner des noms féminins
UnVagabond dit : des ÉPITHÈTES
Elle dit : cest toujours mieux qu'une épathite
MOTS DE JEUX, JEUX DE MOTS
UnVagabond dit : je viens de me faire arrêter par la peau lisse hehe
=v= dit : Oh, ils utilisent Oeil d'Olé?
UnVagabond dit : oeil d'olé ???
=v= dit : Oil Of Olay
UnVagabond dit : où est le rapport ?
=v= dit : peau lisse = crème hydratante = Oil Of Olay
UnVagabond dit : cesse ces calembours indignes de ton rang
=v= dit : j'les écris en faisant des pets en dessous de mes bras
MOTS DE JEUX, JEUX DE MOTS (suite)
UnVagabond dit : je viens de me faire arrêter par la peau lisse hehe
Luz dit : ce fut un frein !
UnVagabond dit : hein ?????
Luz dit : arrêter ... frein
UnVagabond dit : qu'est-ce que vous avez tous cette nuit avec vos jeux de mots plates ?
MORPHOLOGIE PARTICULIERE
UnVagabond dit : je suis sourd et j'ai du poil dans la main
Le Baron vous répond dit : bref t'as pas changé ahha
CIRQUE
UnVagabond dit : t'as manqué un bon show nerf herder
=v= dit : ouais j'sais, j'ai passé vraiment proche d'y aller
UnVagabond dit : j'ai rarement vu un tel cirque
PATRONYME (2)
UnVagabond dit : Bruno...
Elle dit : ahahaha ouash, ça fait prénom de crasseux
DIARHEE VERBALE
Stolen Bikes Ride Faster dit: mon âge avance et tire avec lui l'irrépressible train de mes rancoeurs qui fonce a vive allure et emporte avec moi le bonheur que je n'ai jamais su atteindre
PATRONYME (3)
+PAT+ dit : j'ai vu un gars qui s'appelle ******* Belpaire
+PAT+ dit : c'est pas cool si t'es une fille et que tu t'appelles de même.... surtout si t'as pas de boules
MANGER
UnVagabond dit : j'ai faim pi j'ai dormi 3 heures quelle misère
Elle dit : ma foi va te nourrir
UnVagabond dit : je me vois dans l'obligation de me SUSTENTER
Elle dit : suce tenter? oui cela me tente ahahahaha
UnVagabond dit : hahahhaha ça tombe bien, je te propose un arrangement
«Voici ma version des choses»
«Voici (...) ce que je ne finirai peut-être pas d'écrire si jamais la futilité de la chose me sautait aux yeux»Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?
La chanson de la semaine (et du mois, et de l'année...), que j'écoute vingt fois par jour et que j'ai en tête constamment, est Boys of Summer des Ataris.
C'est une reprise de Don Henley, anciennement des Eagles. Ca me dégoute vaguement. Comme le jour où j'ai appris que cette petite chanson géniale, triste à crever, perdue au milieu de l'obscur Pisces Iscariot des Smashing Pumpkins, n'était pas l'oeuvre de Billy Corgan mais plutôt une reprise des Fleetwood Mac.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Pas nouveau comme concept, mais je voulais un billet du genre au moins une fois.
Je vous présente, parmi tous les mots, phrases ou expressions cherchées sur Google, Yahoo et autres, ceux qui ont attiré sur ce sittoueb ma horde quotidienne d'internautes déviants.
En général, les mots « confection » et « vagabond » sont ceux qui m'amènent le plus de visiteurs, suivi de très près par « Avril Lavigne buttcrack »...
Voici les autres. L'orthographe et l'impertinence d'origine ont été respectées:
café donne cellulite?
tattouage coquin
poils embarassant
se débarasser des mites
je dois me couper les cheveux tres courts
société confection sale
une pharse qui peut ce lire de droite a gauche et de gauche a droite
anguille sexe zoophilie
photo de femme penetre par des animaux
photo toxicomane
photo serveuse mac do
photo douanier nu
laidronne photo
délire saoul photos
beaucoup photo de avril lavigne nu
"craqués" and "cul" and "vidéo"
chandail de groupe musique comme iron maiden
avoir les paroles de la chanson i'm just kids de simple plan
melodie passe partout demain c'est ma fete
mangez poutine song
voici les cles de ton bonheur
beauceron t-shirt
liste de nom et prenom de personne vivant a Granby
fille de Matane nue
tournoi de pétanque à victoriaville
Narcotiques Anonymes Toronto
ville de longueuil bar de danseuses
drôle au sujet d'un voyage à Tijuana
potteux
suce-moi
fanny lauzier a radio quebec a noel
claude raymond
confection rideau
club vagabond
hip-hop de vagabond
fred lunettes
lunettes old school
...et pour clore le sujet, je vous laisse cliquer sur celui que je préfère.
Ouais ça ne commente pas beaucoup dans le coin ces temps-ci.
Vous lisez oui ou merde ou c'est la chaleur qui vous écrase ?
Vers neuf heures ce matin, il n'y avait presque personne dans le dernier wagon du métro, et dans tout le métro d'ailleurs.
Le passage à la lunetterie s'étant avéré moins onéreux qu'anticipé, je me retrouvais avec cet argent en trop qui me brûlait là, à travers la fesse droite, à la hauteur du porte-monnaie.
Entre des disques et des livres, j'ai opté pour la seconde option. Des trucs que je n'aurais pas le temps de lire, écrits par des types qui commencent par K, et d'autres trucs que j'ai lu il y a longtemps, et aussi d'autres trucs que je n'ai pas trouvés.
Fidèle à un rituel auquel je ne déroge jamais depuis des années, j'ai ouvert chacun des livres, sans savoir si je les lirais ou pas, et j'ai inscrit, à l'intérieur de la page couverture, mon nom, et la date d'aujourd'hui -le jour, la date, le mois, l'année.
La prochaine fois qu'un 9 août tombera un samedi, j'aurai 30 ans et ce n'est pas à ce genre de choses que j'aime penser.
Il y a deux nuits, assis sur un muret, je me suis demandé s'il était sain pour moi d'être supervisé, ou s'il était sain d'être seul.
Je ne suis arrivé à aucune conclusion particulière, mais le fait est que je tergiverse avant d'entrer seul chez moi, et que de lunetterie en librairie j'évite le paddock de magnifique façon.
La cuisance de ce monumental échec a peut-être stimulé le désir de prendre une revanche car, vingt-quatre heures plus tard, dans l'aube embrumée déjà s'ourdissaient de nouveaux plans. Only making plans for Nigel.
Partis pour le bout du monde, j'ignorais si nous allions atteindre la destination prévue, mais je me répétais qu'au moins, nous atteindrions une destination quelconque, inattendue, et que ça rendrait toujours l'aventure intéressante.
Mais je ne m'attendais jamais à me rendre nulle part. Nous n'avons même pas dépassé... Longueuil. C'est l'échec le plus cuisant, le plus monumental que j'ait connu jusqu'ici.
A dix heures du matin, apres avoir quitté la route, nous avons désespéré à la gare, à cause des tarifs prohibitifs et du temps qui filait trop vite. Après m'être échoué un bon moment sur le trottoir, je suis retourné à mes occupations habituelles: manger des mets chinois... que j'ai été incapable de finir...
Maintenant le temps passe très très lentement.
Dans un mutisme presque absolu, je fixe la nappe poissonneuse et colorée, en regrettant les longues envolées verbales et nocturnes de jadis, alors même que ce crépuscule et ces heures interminables se prêteraient à la conversation.
Jusque à moi montent et me torturent un amalgame de souvenirs douloureux ainsi que l'odeur d'une mouffette écrasée sur Papineau.
Et je songe à commander des mets chinois.
L'autre moitié des préparatifs étant réglée, nous partirons tôt demain matin, de l'argent dans le porte-monnaie et une boule dans l'estomac, en espérant cette fois entendre le réveil et se lever à l'heure prévue.
J'élabore depuis la nuit dernière des plans incertains.
La moitié des préparatifs sont réglés.
L'autre moitié du travail n'est pas de mon ressort.
Il y a eu parfois, dans les dernières heures, une espèce d'agréable petite boule qui s'est formée dans mon estomac.
Ce qu'il y a de bien en vieillissant, c'est que nos goûts se raffinent. Nous devenons plus éclairés dans le choix de nos divertissements.
Un dimanche matin à neuf heures, après avoir insulté des touristes toute la nuit, quoi de plus satisfaisant que de se déchiqueter l'index de la main droite avec son canif en tentant d'extraire un bouchon de liège du goulot d'un excellent Bouvreuil de dépanneur, et de se saigner dessus en visionnant pour la troisième fois de trop les très intellectuelles évolutions des vedettes de Jackass.
Un lundi matin à neuf heures, en rentrant d'un dur weekend de labeur, quoi de plus satisfaisant que de déguster un savoureux litre de Marquis de Méricourt, ce vin rouge dont le bouchon, gage de qualité, se dévisse au lieu de se déboucher, tout en appréciant, le rictus aux lèvres et le doigt dans le nombril, les subtilités de la première saison des Osbornes. La fatigue et les dieux du vin et/ou du métal aidant, je me suis couché après que le bouledogue ait dégueulé dans l'épisode numéro huit.

L'infirmier de l'hôpital Saint-Luc - celui qui, pour des raisons qui demeurent nébuleuses, m'a crié « rock and roll » - m'a joyeusement massacré en me faisant une prise de sang, il y a huit jours.
Depuis ce temps, un vaste périmètre jaune, vert, brun, rouge et violacé s'est forme sur mon bras gauche.
Une douzaine de centimètres de chair tuméfiée cerne le minuscule endroit où le salaud m'a piqué, ce qui me donne l'air d'un comédien au chômage sortant d'une audition pour la suite de Trainspotting et/ou d'un type à qui la gangrène est après bouffer un membre. C'est très esthétique, plus rapide et moins dispendieux qu'un tattouage. Ça fait plus mal par contre.