Nous arrivons à Ottawa par une journée pluvieuse, mais nous nous ennuyons un peu... Alors on téléphone aux copains, qui s'amènent.
On se débouche une bière, comme ça très à l'aise, puis après ben on a une fringale.
Donc on se rend au supermarché, on se balade dans les allées, et on se présente devant le commis, à qui on paie nos achats.
Plus tard on sort en ville. L'alcool aidant, on fait quelques conneries dans les rues d'Ottawa.
Le lendemain, on se retrouve la tête dans le cul, tout nous parait gris, on n'a plus d'argent, et on tente de se faire oublier au milieu de la foule.
Mais après tout, y'en a toujours des plus gros et plus moches que nous... Et puis on est des inconnus dans cette ville ! Personne ne nous connait !
Quoique ce serait bien quand même si quelqu'un se souvenait un peu de nous...
J'en suis revenu de mon voyage au Canaduh.
Avant de quitter Ottawa, j'ai pu constater que, même en territoire étrange(r), certains restaurants osent servir cette bizarrerie québécoise nommée "poutine".
L'infecte concoction a surement contribué a mon dégout soudain pour la Capitale nationale, que je quittai un coup de tête a 4h30 mercredi matin, lassé de voir, par les fenêtres de ce restaurant de George Street, les mêmes clochards déambuler en fixant le trottoir.
Je connus un des plus médiocres voyages d'auto-stop de ma carrière.
Le retour au Quebec fut à peine moins horrible que les 5 heures de calvaire vécues en aout 1997 sous le soleil de plomb du chemin des Patriotes.
Et les déprimantes municipalités ontariennes de Casselman et Walkley sont venues s'inscrire, sur la liste des pires trous pour faire du stop, ex aequo en seconde position apres un village beauceron nommé Scott, aux abords duquel je frolai le désespoir à quelques reprises, il y a de nombreuses années.
Trois heures apres notre depart, mercredi, mon a(l)colyte et moi n'étions qu'à trente minutes d'Ottawa. Il fallut un montréalais secourable pour ranimer un chauvinisme que je ne soupconnais point, et m'amener aux portes de la civilisation.
De ce séjour a Ottawa, Ontario, je conserve de vibrants souvenirs... le souvenir de m'être perdu à plusieurs reprises au centre-ville, le souvenir de Billy-Bought-a-Tie, ce grand héros canadien qui m'a vendu de magnifiques lunettes, et surtout ces ours... tous ces ours polaires... dont j'ai pris des photos... que je vous montrerai demain... peut-être... si vous etes sages...
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Pourtant vers 22 heures, la ville semblait vouloir s'animer un peu.
La Capitale avait renvoyé à ses banlieues la meute de fonctionnaires qui encombrent les trottoirs durant la journée, et après deux jours d'averses, les nuages daignaient enfin marquer une trêve.
Déjà, j'avais involontairement identifié tous les vendeurs de weed et une punk grrl éclopée m'avait offert une tulipe en échange d'un bagel.
Les autochtones débraillés et reniflants, âmes indispensables à toute ville canadienne, redoublaient d'ardeur dans leurs processions hasardeuses.
Vous voilà rempli d'espoir...puis soudainement, tout s'éteint.
Sauf évidemment la flamme devant notre phallus national.
Retranché sur Bank Street, la Guinness du Royal Oak Pub a un gout fade.
Et c'est en vagabondant jusqu'à l'aube dans les rues de cette ville triste que je fut renforcé dans ma décision de ne point poursuivre plus à l'ouest mon voyage au Canada.
Billy Bought a Tie... et un vagabond bought a pair of glasses.
Il ne m'a fallu que quelques heures pour découvrir, lundi, le véritable héros d'Ottawa: Billy Bought a Tie, taciturne propriétaire de la meilleure friperie en ville.
Grâce à lui, j'ai maintenant l'air du parfait Weezer fan avec les lunettes qu'il m'a vendu. A un montant discutable, je dois l'admettre, mais la reconnaissance aussi doit se payer.
J'ai revu Billy, cet après-midi, de l'autre côté de la rue Rideau où il tient boutique. Impassible devant les insultes d'une mère en furie, il lui a signifié son intention de ne plus jamais la laisser entrer dans son commerce. On ne se fout pas de la gueule de Billy Bought a Tie...
Le syndrome respiratoire aigu sévère (a.k.a. pneumonie atypique) n'a pas atteint Ottawa, mais j'ai prévu les coups avec ce masque d'ours polaire qui m'aide à semer la terreur dans la cité, particulièrement dans ce bureau de poste de Sparks Street, ou l'on a voulu me ficher dehors tout à l'heure.
Je vous montrerai les photos à mon retour à Montréal...
C'est hier (dimanche) à 16h20 que je traversai, à pied, la frontière qui sépare le Québec de l'Ontario.
Cette dernière province a une drôle d'odeur, peut-être parce que j'ai uriné derrière la pancarte nous souhaitant la bienvenue en territoire ontarien.
C'est avec les doigts encore un peu humides que je montai dans une camionnette, quelques minutes plus tard, pour cordialement serrer la main de chaque musicien d'un groupe punk de Guelph qui roulait vers Ottawa apres quelques spectacles a Montréal.
Le bassiste s'est énervé un peu en ecoutant MxPx mais nous avons su contenir ses ardeurs. Quant au batteur, il a propulsé, avec succes, une orange sur un panneau de signalisation.
On m'a offert du Tégla C, puis j'ai retrouvé mes camarades devant le Parlement d'Ottawa. La camionnette est repassée et tous les membres du groupe ont hurlé mon nom. Je suis maintenant une célébrité dans la capitale de ce pays.
La première phrase écrite sur ce site était: «je crois que nous traversons une période de pètage de plombs intensive».
Lorsque les pétages de plombs sont contrôlés, les résultats peuvent être stupéfiants. Il se passe tant de choses que la tête me tourne...et l'année 2003 sera glorieuse.
Un an après avoir (apparamment) foutu sa vie en l'air, il ne peut qu'observer la justesse de ses efforts, et c'est le coeur gorgé de joie et d'eau de pluie qu'il prendra la route pour quelques jours, ne sachant aucunement ce que lui réserve l'avenir, sauf un travail lors de son retour triomphal, et la certitude d'être protégé par les plus célestes des créatures humaines.
Assis sur mon cul à Montréal pour encore quelques heures, seul après toutes ces heures qui ont passé trop rapidement, je me dis que si la reconnaissance éternelle est une qualité qui se perd de nos jours, il y aura au moins un vagabond pour la cultiver, et une personne pour être digne de la recevoir.
D'ici au départ prévu pour demain midi, je dois dormir un peu, et cesser de m'inquièter pour la pauvre Ontario-malade-du-SRAS qui ne sait rien du nouveau fléau qui l'attend, c'est-à-dire moi.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?1) Le riz était blanc ce midi, contrairement au cuisinier.
2) Le jour où elle fit irruption dans ma vie, elle promenait un gros chien blanc qui me sauta dans l'entrejambe dès qu'il me vit. Elle devait faire de même quelques heures après.
3) L'enfant buvait un lait qui lui aussi avait été battu.
4) Au réveil, elle m'a demandé de mettre ma main droite entre ses jambes. Le matin est venu; elle aussi.
L'année 2003 sera glorieuse ou ne sera pas, mais je dois avouer que les premières tentatives d'auto-stop de cette saison naissante me laissent sur mon appétit.
On est loin des affres de ce catastrophique voyage nocturne effectué en décembre dernier, mais jusqu'ici, les vagabondages ont été assez ennuyeux.
Je vous propose ici un bref survol de mes brèves rencontres des dernières semaines:
Mardi 6 mai
Montréal - Ste.Julie: Quinquagénaire courtois, mais moins intéressant que le chien couché à ses pieds. M'a demandé si j'étais «percé ailleurs»; j'ai répondu non.
Ste.Julie - St.Hyacinthe: Le plus fascinant automobiliste rencontré jusqu'ici cette année. Un belge du Lac Saint-Jean avec un drôle d'accent. Il m'a dit qu'il n'avait pas de travail, pas de maison, rien, seulement sa voiture et des gens chez qui squatter. J'aurai aimé tirer ça au clair, mais je ne l'ai côtoyé que 5 minutes...
St.Hyacinthe - Victoriaville: M'a dit au bout de deux minutes, en levant le volume de la radio: «Tu vas m'excuser, j'aimerais écouter la conversation téléphonique». Je lui en suis encore reconnaissant.
Victoriaville - St.Nicolas: A eu des entretiens téléphoniques bizarres au sujet de "marchandises" qu'il fallait vendre, de "clients" à rencontrer. J'ai regardé le paysage et tendu l'oreille, attendant qu'il se trahisse. Je me suis presque endormi en tendant l'oreille. Ai conclu qu'il n'avait pas d'occupation criminelle, mais je demeure méfiant car il portait une moustache bien touffue, et cela ne me dit rien de bon.
St.Nicolas - Québec: M'a fixé tel un revenant. Probablement que ma cravate l'impressionnait. Il conduisait un Wesfallia, je lui pardonne tout.
Dimanche 18 mai
Montréal- Victoriaville: l'ex-bloc de nuit en cavale traumatise un témoin de Jéhovah portugais de 19 ans en exposant les mille et unes raisons valables pour quitter un emploi. Pour nous faire taire, le jeune paniqué n'a eu d'autre choix que de nous faire écouter l'immonde musique de All-American Rejects. Lorsqu'on a un album des Cure dans sa voiture, ceci est une faute de goût impardonnable.
Victoriaville- Québec: avocat acadien homosexuel urbanophobe, s'est longuement plaint de la ville et de ses habitants tout en nous faisant l'éloge de pêcheurs à l'instruction discutable. Doit être de retour à Edmunston (Nouveau-Brunswick) à l'heure qu'il est. Qu'il y reste avec ses 18 mille concitoyens...
Mardi 20 mai
Québec - St.Nicolas: Le vent s'engouffrait par les fenêtres ouvertes de la voiture, alors j'ai dû faire semblant d'entendre ce qu'elle disait. Elle a eu la bonté de faire de même. M'a raconté l'accident qu'elle venait de voir. C'est probablement pour ça qu'elle m'a fait monter.
St.Nicolas - Montréal: Vieux sec au volant d'une camionnette, livrant du mobilier de bureau. Il a eu la décence de ne pas m'adresser la parole pendant presque deux heures consécutives. Tant mieux, je n'avais pas envie de discuter des deux orignaux crevés («la mère pi son p'tit») qu'il avait vu le matin même sur l'autoroute 40 («pour moué c't'une vanne qui les a frappé»).
« Frère Toc, au lieu de rester là, à genoux, avec les pupilles dilatées et l'air ahuri d'un animal ayant reçu en son for intérieur la visite inattendue du fermier, tâchez de vous rapprocher de l'oeuvre divine en vous abreuvant à cette source de sagesse et de pertinence que sont les Conversations inutiles ! »
DES MOYENS DE SE RAPPROCHER DE DIEU
UnVagabond dit: que fais tu cocu ?
une bitch ctune bitch dit: je donne des high five au pape
SOUVENIRS D'ENFANCE
Noémi dit : du TANG!!!!
Noémi dit : wow...
Noémi dit : c'est toute mon enfance que tu bois...
UnVagabond dit : hahahahaha je bois le jus de tes entrailles
MÉCHANCETÉ
Fit_Pearl dit : oui desolée..........c pcq c toujours moi ki tiens le kodak alors les fotos de moi sont rares
UnVagabond dit : calisse haha
Fit_Pearl dit : koi?
UnVagabond dit : ta photo: tu as l'air de chuter d'un arbre
CUL-DE-SAC MUSICAL
UnVagabond dit : tu es un fan de gouines of the stonédje ?
Furet5000 dit : oui avec le chanteur Joe-tête-de-pierre
UnVagabond dit : je trouve ça mauvais
Furet5000 dit : quoi?
UnVagabond dit : Queens of the stone age
Furet5000 dit : que dire pour te convaincre du contraire?
UnVagabond dit : rien, tu ne réussiras pas à m'ébranler
RAGE AGAINST THE EMO KIDS
UnVagabond dit : veux-tu voir?
=v= dit : certain j'veux!
=v= dit : j'y pense jour et nuit
=v= dit : j'en pleure
=v= dit : cé tellement emo ce que je vis
UnVagabond dit : hahahahahahahhahahahaha
BLO(W)G JOB
L'Escouade Anti-Craque de Fesse dit : Elle en mange? Ça doit etre douloureux
UnVagabond dit : qu'est-ce qui est doule ou reux ?
L'Escouade Anti-Craque de Fesse dit : manger des phallus
UnVagabond dit : je sais pas moi, qu'est-ce t'en dit ?
L'Escouade Anti-Craque de Fesse dit : j'en dit que oui, elle en mange plusieurs
UnVagabond dit : oui mais on parle de toi
L'Escouade Anti-Craque de Fesse dit : alors je mange plusieurs phallus? c'est des choses qui arrivent...m'en rend pas toujours compte
UnVagabond dit : un a la fois ?
L'Escouade Anti-Craque de Fesse dit : nonon
L'Escouade Anti-Craque de Fesse dit : j'suis capable juska deux
BLO(W)G JOB...encore...
UnVagabond dit: when you call my name it's like a little prayer, down on my knees i want to take you there
+PAT+ dit: non !
C'était pourtant bien parti cette fois, mais évidemment il fallait encore y aller de grossièretés... C'est dans la disgrâce que nous mettons fin à ce chapitre des Conversations inutiles, et je me console avec les rares commentaires sympathiques que j'en reçois:
Slowbine dit: ton site est coquet, bravo
Slowbine dit: deux fois bravo
Ici, c'est le téléphone public d'où j'avais appellé l'opératrice, la fois où je lui avais fait croire que l'on m'attaquait. Elle m'avait cru et avait tenté de me calmer pendant qu'elle m'envoyait des secours.
Je m'étais senti si mal qu'après avoir raccroché je n'ai plus jamais fait de farces aussi stupides au téléphone.
Là c'est la clinique où j'ai amené Caméléon il y a quelques semaines, mais ce qui est vraiment intéressant c'est la banque juste en face. Nous montions sur le toit, Rock et moi, lorsque nous avions onze ans, pour lancer des roches en bas.
Derrière l'église que tu vois, juste à droite, se trouve un vaste cimetière où nous allions vagabonder à peu près à la même époque, et même avant...
Et dans cette église ont eu lieu les funérailles de ma grand-mère. J'avais 13 ans.
Ici c'est l'école que j'ai fréquenté en 5ème et 6ème année. J'ai détesté cela. Et puis j'étais tout petit.
Là, c'est le parc Rond-Point. J'y ai joué quelques matchs de baseball. Je jouais à l'arrêt-court. Mon uniforme était bleu et usé. Pas aussi glorieux que je l'avais imaginé. Et puis j'étais tout petit.
Dans cette direction, un peu plus loin, il y a la rue Gareau, qui n'était même pas terminée lorsque je suis arrivé dans le quartier. Je roulais à bicyclette sur ce chemin de cailloux. Il y avait une usine où l'on fabriquait des urinoirs, et le Costco s'appellait encore Club Price. J'avais 9 ans.
Puis derrière, tu ne peux pas les voir d'ici, mais il y a les rues dans lesquelles j'ai longuement vagabondé, été comme hiver, et l'automne aussi, mais surtout l'été.
J'habitais avec mes parents, à existaient encore à cette époque.

«I was feeling sick, I was losing my mind
I heard about these treatments from a good friend of mine
He was always happy smile on his face
He said he had a great time at the place»
(Ramones Gimme Gimme Shock Treatment -1977.)
Mesdames et messieurs employé(e)s du chic hôtel Loews-Le Concorde du Vieux-Québec, veuillez prendre note de la surprenante disparition de deux couteaux, une grosse théière en acier et deux jolies nappes blanches.
Sans prétendre vous donnez de leçons, peut-être serait-il justifié de resserrer la surveillance dans les cuisines de votre restaurant tournant huppé.
Deux jeunes démissionnaires en cavale, légèrement éméchés par les deux pichets de bière ingurgités a l'immonde Pub Ozone, juste en face, se seraient faufilés sans problèmes dans vos quartiers généraux pour y faire une visite non-guidée et impromptue.
I like all the different people / I like sticky everywhere
Look around, you bet I'll be there
Summer is readyyyyyyyyyyyyyy when you aaaaare
I like all the different people / I like every kind of fair
Summer is readyyyyyyyyyyyyyy when you aaaaare
Question du jour: Deux tits valent mieux cunt ?
Un pichet de St-Ambroise, une Black Velvet, une pinte de rousse, un sommeil léger, deux heures pour se réveiller, six heures de déprime, deux heures de paranoia, deux heures d'accalmie, huit heures de travail, deux heures de colère, un majeur dressé bien haut, une idée derrière la tete, un regain d'énergie, un problème semi-reglé, un pichet et demi de sangria, une promenade laborieuse, un mauvais coup manqué, quelques rumeurs cocasses, quatre bières dégueulasses, un type qui me suivait, une bouteille d'eau, Fred. écoeuré pas mal, un chauffeur de taxi même pas assez drole, un spaghetti aux tomates, zzzzzzz...
Nous nous étions assis au comptoir, sur de hauts tabourets. C'est un détail qui fait partie essentielle d'une tournée des tavernes digne de ce nom.
J'eus tant de mal à faire parler la quinquagénaire poudrée aux seins tombants et à la haute chevelure jaune qui faisait office de serveuse que je renonçai à la questionner.
Je me dois toutefois de souligner la clémence dont elle fit preuve lorsque j'inondai de bière son comptoir.
Les films diffusés sur les téléviseurs m'empêchaient de soutenir une conversation respectable avec mon a(l)colyte. Nous décidâmes de saluer Humpfrey Bogart sur le mur et d'affronter la cruelle lumière du jour.
Dans le bar de la rue du Pont, le serveur était beaucoup plus sympathique. L'homme de bon conseil nous suggéra une grosse bière. Nous optâmes pour une Laurentide et une Labatt 50.
Ce sont les petits détails qui comptent... Lorsqu'on veut faire la tournée des tavernes, il faut boire de la vraie bière de taverne.
Il faut aussi manger des langues de porc et des oeufs dans le vinaigre. Ce que nous fîmes, à mes frais, mais cette dépense ne me déplaisait point.
Nous avons passé les heures suivantes à engouffrer notre monnaie dans le juke-box. Nous avons imposé au moins 4 fois aux buveurs locaux Here I Go de Whitesnake. Elvis a joué aussi, c'était inévitable.
La nuit tombait peu à peu. Se sentant inspiré, un vieil homme très maigre -dont la moitié droite du visage semblait avoir disparu dans un malencontreux accident - a profité d'une de mes séjours aux toilettes pour offrir à ma compagne une autre grosse Laurentide.
Une fois la bonne vieille bière des familles consommée, nous avons salué le serveur (qui nous remercia de ne pas avoir été des clients "dérangeants"), nous avons renoncé aux langues de porc marinées qui restaient et jeté un dernier regard affectueux au Elvis du juke-box.
Nous sommes sortis: Saint-Roch était maintenant sombre, mais sur le coin de la rue du Pont et de l'avenue Saint-Joseph, une lueur blanche éclairait le soir nouveau.
La lueur d'un vieillard aux cheveux et à la barbe blanche hirsute, portant sur la tête un casque des Expos, de ceux que l'on donnait aux spectateurs enthousiastes du Stade, il y a quinze ans.
Sous les yeux d'un agent de sécurité indifférent, nous essayâmes les fauteuils roulants dans le hall de l'hôpital.
En sortant, je saluai avec courtoisie un vieillard arborant sans gêne sur son impressionante toison hirsute un casque des Expos, de ceux que l'on donnait aux spectateurs enthousiastes du Stade, il y a quinze ans.
Lorsqu'il se dirigea vers nous, sa barbe, tout aussi blanche et hirsute, le précéda.
Il nous montra avec fierté une image découpée dans le quotidien local. Le vieillard y était photographié, à la une, serrant la pince d'un politicien déchu.
Lorsque, curieux, je demandai à l'homme casqué si la femelle joufflue qui apparaissait, sur la photo, entre le politicien et lui, était son épouse, il nous répondit par la négative... mais s'empressa de préciser que bientôt il trouverait celle qui saurait lui donner un héritier.
Et le clochard de nous citer en exemple le défunt chanteur Yves Montand qui, plusieurs années avant de devenir ce cadavre que l'on aime exhumer, avait engrossé une femme de quarante ans sa cadette.
Je me suis demandé de quoi cet hypothétique héritier pourrait, justement, hériter - à part peut-être ce casque tricolore des Expos, de ceux que l'on donnait aux spectateurs enthousiastes du Stade, il y a quinze ans - mais je me suis abstenu d'aborder le sujet avec notre nouvel ami.
Nous en avons plutôt pris congé, sans même risquer une photo.
Je le regrette maintenant. Après tout, j'en garde un vibrant souvenir.
Mais notre destinée nous amenait vers la glorieuse Basse-Ville de Québec...
ZOOPHILIE
=v= dit : on joue un jeu de rôles
=v= dit : bon, moi va me laver ...à la prochaine caneton -xxxx-
UnVagabond dit : je veux le rôle de celui qui se lave
=v= dit : non, ce mois-ci, c'est mon tour
ZOOPHILIE (2)
L'Escouade Anti-Craque de Fesse dit : petit zèbre
UnVagabond dit : zèbre caneton, on vient qu'on sait plus
PASSE-TEMPS
Wilbrun dit : je me suis découvert un nouveau passe temps cette nuit
UnVagabond dit : hahahah bienvenue dans le club
UnVagabond dit : le club des boutons et du poil dans la main
Wilbrun dit : ahahah non pas ce genre de passe temps
PLUIE D'INJURES
Poignée de Chassi dit : ce n'est même pas drôle ce qu'il a écrit
UnVagabond dit : il me déçoit
UnVagabond dit : il est rendu trop commercial
Poignée de Chassi dit : il pu
UnVagabond dit : il s'est embourgeoisé
Poignée de Chassi dit : il est devenu une matante
L'HOMME DE LA SITUATION
UnVagabond dit : je me vois fort bien massacrer I'm Your Man de Leonard Cohen dans un karaoké où j'étalerais mes talents de crooner manqué
=v= - burn girl prom queen - dit : haha en tout cas j'veux être présente! j'ai toujours rêvé de voir qqn qui chantait plus mal que moi se faire ridiculiser devant une foule
UnVagabond dit : hahahahaha I'm your man !
TROISIEME SEXE
UnVagabond dit : i want toubi the girl with the most cake
Poignée de Chassi dit : i want toubi the boy with the most bite
UnVagabond dit : nous inversons nos sexes respectifs
...Pour conclure, parmi toutes ces Conversations plus Useless que jamais, il arrive que l'un d'entre nous se dévoile et nous livre quelque touchante confidence:
Wilbrun dit : j'ai enfin vaincu ma marmotophilie
UnVagabond dit : ah bravo
C'est hier soir que j'en suis revenu de Québec après y avoir passé 48 heures.
Nous y avons expérimenté quelques coquines péripeties, et ce à peu de frais.
La fille du magasin de disques nous a offert de petits gâteaux.
Le gardien de sécurité de l'Hotel-Dieu ne m'a même pas jeté de regard mauvais lorsque j'ai essayé les fauteuils roulants.
Au bar, on nous a donné plein de biscuits pour accompagner nos oeufs dans le vinaigre et notre langue de porc marinée.
Finalement, j'ai eu MAILLE À PARTIR -sans l'avoir cherché, même pas un peu...- avec la clientèle de la taverne Jos Dion où j'ai failli me faire casser la gueule.
C'est Québec.
Souvent, je déteste cette ville. Surtout pour ses habitants.
Je suis maintenant à la maison; je suis à la recherche d'un repas digne de ce nom,
après avoir été engraissé durant deux jours aux Crispers sel et vinaigre et à la bonne vieille bière old school des familles.

(USELESS) CONVERSATION ÉLECTORALE
Go Ducks Go coin coin dit : as-tu exercé ton droit de vote?
Go Ducks Go coin coin dit : j'aimerais bien exercer mon droit de fornication
Vagabond Hotnights dit : je me suis exercé au droit de cuissage
Go Ducks Go coin coin dit : as tu visité les urnes?
Go Ducks Go coin coin dit : les isoloirs?
Vagabond Hotnights dit : hahaha j'ai été décu par l'isoloir, je m'attendais a mieux
Go Ducks Go coin coin dit : ahaha
Vagabond Hotnights dit : j'ai causé scandale en tentant de me l'introduire dans l'urne
Go Ducks Go coin coin dit : hahahahaha l'urne était pas mal haute
Go Ducks Go coin coin dit : tu as un comportement déviant
AUTRE (USELESS) CONVERSATION ÉLECTORALE
Go Ducks Go coin coin dit : les vieux mets en, la chienne m'a pogné au bureau de vote... jétais le seul jeune
Vagabond Hotnights dit : tu n'as pas osé te pencher
Go Ducks Go coin coin dit : oui, pour ramasser un sein!
ÉGALITÉ
UnVagabond dit : en loooooong et en large
+ PAT + dit : enlarge your pen !
+ PAT + dit : moi je suis pour l'égalité des sexes: tout le monde 8 pouces
GROSSE SURPRISE
Leyn dit : ma mere doi haluciné d'entendre ce genre de zik dans ma chambre
UnVagabond dit : elle hallucinera encore plus lorsqu'elle nous surprendra nus dans ta chambre
QUAND LE MALHEUR FRAPPE SOURNOISEMENT LES JEUNES FILLES
JACKASS Ass kicked by a girl dit : je savourais la vie comme je l'entendais quand soudain je me suis réveillée un matin et puis j'étais en manque
RUMEUR
Luz dit: mon boss m'a dit: "heille fred a une blonde"
UnVagabond dit: quel fred ?
Luz dit: toi
UnVagabond dit: hahaha je suis heureux de l'apprendre
Luz dit: tu aurais du me voir partir a rire
UnVagabond dit: qui est leureuzélue ?
Luz dit: je lui ai demandé où il avait pris sa source puis il m'a dit que tu avais de belles conversations avec une autre fille qui a un blog
UnVagabond dit: oh blog potins ici
UnVagabond dit: de belles conversations ? laquelle ?
Luz dit: hahahah je ne le sais pas, je vais voir ton blog et j'ai jamais lu ça
Luz dit: il fabule
UnVagabond dit: de qui il parle, nom de Dieu !
Luz dit: j'en ai aucune idée, ça il va falloir que tu demandes à lui parce que j'ai abandonné la conversation assez vite quand il m'a dit ça
UnVagabond dit: voyons... où est passée ta curiosité légendaire ?
Luz dit: hahaha mais je peux me renseigner si tu veux !
UnVagabond dit: oui j'aimerais bien car il y a anguille sous Rush
...Ça termine cette édition des Conversations inutiles... En espérant vous croiser et discuter avec vous AU SEIN de ce club secret:
Poignée de Chassi dit :je suis membre du club Vagabond
UnVagabond dit : tu peux maintenant goûter au plaisir de partager avec d'autres membres
D'autres Conversations inutiles? Voici les versions 0001, 0002 et 0003.