New Delhicatessen
J'ai soupé au restaurant indien hier. Pas cet indien-là, l'autre indien. Plus l'indien style feu le Mahareshi Mahesh Yogi. J'ai mangé ses restes (de table).
Lentilles, épinards, soupe daal, pain naan, oignons, samosa, nourritures à l'esthétisme discutable et aux épices assez fortes pour repousser deux attaques terroristes à sept heures moins le quart, papadums, lentilles, champignons, épinards, soupe daal, dal, dahl, dhal, dosa, rasgulla, khoo kheer passé date et lentilles, lentilles, lentilles, lentilles, lentilles, lentilles.
Dans mon ventre existe un alligator, deux, une demie-douzaine. Dans mon estomac, une course de fennecs, et tout autour des parieurs enturbannés qui lèvent leurs poings et leurs roupies en grosses coupures vers un ciel gris.
Des rêves peuplés d'interruptions et de réveils en sursaut, conséquence d'éructations venant de mon propre œsophage jaune cari.

