Paqueter sans se paqueter
Grande joie. À huit jours du déménagement j'ai enfin commencé à mettre en boîte l'ensemble de mes possessions terrestres. Timide commencement, il faut que je l'avoue, qui consiste surtout à classer en piles approximatives des livres qui, pêle-mêles, sentent le vieux dans les boîtes dans lesquelles ils sont arrivés ici il y a un an, et sceller avec du duct tape des cartons qui ont été ouverts mais dont le contenu (souvent des disques compacts, puisque personne ne se sert plus de ça), à peine déplacé, n'a pas été regardé depuis longtemps.
C'est déjà mieux que rien. Et je compte sur le carnage du temps des Fêtes, où j'ai jeté au hasard tout un tas de vieilleries que je trimbalais partout depuis une décennie, pour alléger considérablement ma charge de travail cette année.
D'ailleurs, simplement en jetant un oeil sur le contenu des boîtes que je viens de fermer cet après-midi, j'ai déjà remarqué un paquet de choses qui auraient pu prendre le chemin des poubelles, mais si je commence à faire un tri, j'y serai encore le 30 juin. Je me garde ce plaisir pour le prochain mois. Un peu con, quand on sait que l'Armée du salut est juste à côté, mais dans les circonstances on va couper au plus court.
Bizarre quand même que pendant toutes ces années j'aie fait des listes et des listes de choses que je prévoyais acheter le jour où je cesserais d'être au seuil de la misère... et qu'une fois que j'en ait eu les moyens, mon seul désir soit de me débarasser de tout ce qui est encombrant et de vivre avec le moins de meubles possibles. Un lit, un laptop, un garde-manger plein. Un jour j'aurai un grand condo vide au sommet d'une tour.
