La Zimbabwéenne a poursuivi sa spectaculaire semaine
dans la piscine de Manchester
Le plancher joue aux intermédiaires entre du mauvais hip hop francophone de white-trash post-longueuillois et mon amour naissant pour la musique de prédilection de mes malpropres de voisins d'en-bas, aficionados et mélomanes, dramaturges qui s’ignorent aussi bien qu’ils ignorent tout le reste de l’humanité; qui se crient des noms par-dessus leurs disques et se crissent des déficiences dans l’insonorisation de l’Est de la ville. Tantôt, j'ai passé un 33 tours des Pixies pour les enterrer, mais ils ont juste mis plus de basse sur leur stéréo.
Les lattes à terre tremblent, maintenant. J'ai choisi d'endurer.
Pis j’fous toujours rien, les nouvelles arrivent pas alors je taponne su mé bloyes pis dans l'Photoshop.
Mais la vie, c'est comme la diarrhée : ça débloque quand on ne s'y attend pas. Voilà qu’une amie s’essaie à me soudoyer pour aller avec elle à un party après le travail : au cas où la date de madame tourne pas comme prévu, elle aura pas l'air conne toute seule comme un carré aux dattes laissé pour compte chez Couche-Tard. Je m'enligne pour jouer les chaperons à la belle étoile. Déjà, j'ai dissé un party de karaoké au trash Astral 2000 et deux invitations à aller voir le match Canadiens-Boston sur écran géant avec on the side les oeufs dans le vinaigre assorti à mon ennui.
La vie, c'est comme la diarrhée, dis-je. Ça débloque là où ne l'a pas décidé. Avril 2008, le reflet de la télé morte me renvoie le reflet de ma face comme celui d’une superstar. La maison est vide et je m'ennuie de dimanche passé, quand j'avais déridé la visite en faisant des bonnes jokes d'eau stagnante.
