Frederic is bathing, having a haircut, cleaning and beautifying the home (with flowers, for example), wearing festive clothing and refraining from unpleasant conversation

Voilà c'est fait. C'est le jour de mon anniversaire annuel. On m'a exceptionnellement souri à la maison, respecté au travail, et jeté de l'argent dans la rue pour que je me trouve du linge décent. Même Facebook m'a dit bonne fête avant de me voler mes informations personnelles, puis mon âme (et, accessoirement, mon temps et ma productivité).
Tout le monde m'a serré la main; j'ai sûrement attrapé les germes.
Au bureau (où j'ai été accueilli à bras ouverts, chansons, friandises et cartes de souhaits démesurées peintes avec la bouche par les meilleurs handicapés), nous sommes en rénovation ces temps-ci. Les ouvriers en sont à retirer les vieux tapis, et à repeindre un à un les murs. Un bleu foncé et triste semble jusqu'ici devancer une gris-beige calamiteux dans la course à la succession de l'actuel vert-brun foireux.
Profitant de cette journée très spéciale où je croyais bénéficier d'un léger capital de sympathie parmi celles et ceux qui m'entourent quarante heures par semaine, j'ai cru bon d'y aller de ma suggestion : peindre tous les murs du bureau en blanc, avec de grosses lignes noires verticales. L'idée n'a pas été retenue. Pourtant, je la croyais appropriée.
Note à moi-même : ne plus jamais faire preuve de pro-activité dans un contexte professionnel.
