Poisson frais et alcool frelaté
Ce soir, on va souper dans un restaurant crade d'un quartier peu fréquentable (et je ne parle pas d'Hochelaga cette fois-ci, puisqu'il est extrêmement fréquentable depuis que j'y habite), restaurant dont le tenancier, cuisinier ascendant alcoolique qui, entre autres fâcheuses tendances, ne se rappelle jamais de nous même si on y va tous les mois, refuse catégoriquement de servir le riz en sauce tomate qu'il vient pourtant de nous proposer, prétextant que la tomate en boîte est un mets négligeable, que l'on trouve au dépanneur. Le type s'appelle Sylvestre. Si tu habites Verdun, ça se peut que tu saches de qui je parle (ah merde, j'ai vendu la mèche).
rppz > Penses-tu que Saoul-vestre va ENCORE nous avoir oublié ?
sof > Oui, je pense. Il est frappé d'amnésie le pauvre homme.
rppz > S'il veut pas être frappé par quelque chose d'autrement plus contondant que l'amnésie, il a intérêt à pas lésiner sur la sauce tomate.
Le moment fort d'un souper chez Sylvestre, c'est toujours lorsqu'il défile le menu, à la manière d'une incantation : « J'en ai du sôôômon, j'en ai les creuvettes, j'en ai (insérer poisson ou fruit de mer ici) ». Ensuite, vous choisissez l'accompagnement, il vous amène une portion gigantesque, et au final ça goûte pareil que la fois d'avant.
Mon défi ce soir sera de lui demander : « Est-ce que vous avez de la raie ? »
