Variations sur le thème des Artistes Peintres de la Bouche et du Pied, et nouvelles expressions de l'esprit de bottine des familles
Session de réflexion et de cabotinage dans la cuisine autour de ces fameuses cartes de Noël reçues la semaine dernière et réalisées par le regroupement de créatifs estropiés connu sous le nom d' « Artistes de la Bouche et du Pied ». Nous réféchissions au fait que c'était un peu déprimant pour ces gens-là, non pas d'avoir un handicap, mais plutôt de travailler d'arrache-pied tout l'été pour peindre des paysages froids et enneigés, afin que les cartes soient prêtes pour l'hiver suivant. Le tout réalisé de surcroît par un temps caniculaire, sans avoir jamais la possibilité de s'éponger le front avec le revers de la main (qu'ils n'ont pas).
Cet art marginal suscite bien des questions.
Combien y a-t-il d'aspirants peintres de la Bouche et du Pied ? Combien d'années d'handicap faut-il pour maîtriser la technique et cesser d'être un simple Artiste de la Bouche et du Pied sans reconnaissance, et enfin faire partie de la minorité d'élus qui aura la chance de réaliser la célèbre collection de cartes de souhaits pour le temps des Fêtes ? Le pied d'athlète peut-il ruiner une carrière ? Et la bouche d'athlète ? Est-il mal vu dans le métier d'être fine bouche ? Un artiste dont le travail a été plagié dira-t-il s'être fait couper l'herbe sous le pied ? Combien de jeux de mots pourra-t-on faire encore avant d'en avoir assez ? Que faire si un Artiste Peintre est accepté au sein de la confrérie mais se révèle, une fois arrivé à l'échelon supérieur de la Bouche et du Pied, être absolument mauvais ? Toute la famille désapointée parcourera la série annuelle :
— En tout cas, ce gars-là peint comme un vrai pied !
— Tu m'enlèves les mots de la bouche !
NDLR :
Esprit de bottine : Avoir recours à un humour un peu facile dans le but d'amuser.
