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Courrier des lecteurs : correspondance intra-blogues
et intra-internet

03 août 2007

Dans le but de rapprocher les cultures et les pollueurs de web de tout acabit, j'entreprends aujourd'hui une série de virulentes lettres ouvertes à certains membres éminents de ce que l'on appelle désormais d'une manière entendue et complice : la blogosphère.
Aujourd'hui : lettre ouverte à Philémon.

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Monsieur,

Étant un homme qui reste facilement accroché pendant plusieurs jours à une phrase ou une réplique anodine (les récents exemples en date étant l'invention des « East Coast Longues Fourches », dont les deux derniers mots furent responsables (à retardement) d'un long fou rire en solitaire dans le métro, et la désormais célèbre réplique de l'épicurien Chabot : « Moi, je suis un sensualiste »), je me dois de vous mentionner mon trouble vis-à-vis un des commentaires affichés sur votre site web par un de vos pertinents lecteurs.

En effet, je suis complètement incapable d'éliminer de mon esprit l'inhabituelle utilisation de l'impératif pour le verbe « morigéner ». À un point tel que je songe effectivement à me faire imprimer un nouveau t-shirt : « MORIGÉNEZ-MOI » tel que prescrit sur vos internets.

En attendant que cela me passe, que pensez-vous de ce projet et de ses conséquences plausibles ?
Avez-vous quelque suggestion à formuler, voyez-vous une objection à ce mariage et, si oui, quel est l'âge du capitaine ?

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Frederic Rappaz, en rose et morve™
www.rappaz.net

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MISE À JOUR - En réponse aux épistoles intra-internet amorcées aujourd'hui, la réponse de Philémon à cette lettre ouverte :

« Ma foi, que voilà une entreprise noble et digne d'intérêt. Je ne peux que lever bien haut mon glaive et - non non, celui en acier - qu'est-ce que je disais? Ah oui, lever bien haut en portant un toast et deux oeufs brouillés à votre démarche. Inutile de dire que je veux des photos et - oserais-je l'espérer? - la chance de tâter ledit gaminet.

Le capitaine a 42 ans, mais ne lui dites pas car il les fait.

Bien à vous.

Le fond de l'hère. »

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