Histoires de vacances et de chaudes journées d'été passées à l'intérieur pour gens en vacances qui passent les chaudes journées d'été à l'intérieur
Je vais vous chanter la banane.
La banane des gens heureux.
Lundi matin, jour trois de vacances qui en compteront neuf, je me réveille au dépanneur d'en face, entre un footballeur glabre et un mongoloïde barbu à des endroits isolés. J'écoute les moteurs qui startent par une fenêtre aux stores vénitiens qui claquent. Et les criards régionaux crient comme s'ils devaient mourir demain.
Mon projet dominical de planter au moins un clou sur les deux prévus à l'horaire ne s'est finalement pas concrétisé. Changement de plans, spending warm summer days indoors : du couch allergénique du salon, j'ai analysé l'ensoleillement variable des différentes sections du plancher de bois franc, la nullité des stores, ai mis le tout en opposition avec les nécessités respectives des différentes formes de végétation présentes. Éventuellement bifurqué vers l'agriculture, plus précisément vers l'affection platonique envers les cactus.
Au magasin de chinois, celui qui n'a pas un dépanneur ni un restaurant de poulet du Colonel Tawo, mais un fleuriste-boutiquiste de n'importe quoi qui a un Bouddha dessus, ainsi qu'un propriétaire de chien vif, inodore et autonome, qui se promène nez contre terre dans des rayons encombrés, on m'a procuré un service fameux et sympathique, des prix avantageux, des ristournes et des bons d'achat de la Défense nationale, en plus de me guider deux coins de rues plus loin pour posséder un récipient en terre cuite qui n'était plus en stock.
J'ai rempli le bain de terre et réglé la pomme de douche sur « raindrops ». Puis j'ai disposé les transplantés selon l'ergonomie en vigueur et l'attirance envers les rayons du soleil.
J'ai bon espoir que Phern, le cactus débandé, va retrouver sa vigueur des beaux jours. Il n'érecte qu'avec difficulté, mais il fait des bébés sur son flanc. Et on a un nouveau rejeton piquant pas de nom avec du poil péruvien, c'est-à-dire une belle barbe blanche que nous tisserons comme du chanvre le moment venu, pour fabriquer des gants de boxe doux doux (comme des animaux de compagnie) qui sonneront comme une caresse sur ta joue.
Quand je suis retourné pour renouveler mon stock de terre à cactus à la seconde boutique, qui n'est que fleuriste, sans cossins et sans chiens, j'avais flairé le principe :
- C'est combien ?
- Hmmm... je vais devoir appeler de l'autre côté.
- C'était 4,99$ à l'autre place.
- 4,99 ? D'accord.
beep beep beep
- ...
- ...
effets sonores comme dans l'intro de Money de Pine Floyd sur les ondes de CHOM
- C'est votre frère ?
- C'est mon mari.
- (rires niais)
Sourires.
On est copains. Why can't we be friends, comme disait War ?
And so this is Christmas, worry's over.
Hey, y'a quelqu'un qui se débarasse de ses vieux magazines sur Joliette. C'est ta chance de relire un grand dossier sur notre première ministre Kim Campbell.
Aujourd'hui, je m'attaque aux fusées géantes de St-Léonard (bientôt sur votre écran en super italiano-fuséo-roquettoscope) et à l'idéologie des stores.

Quant aux crochets du plafond, un sujet tabou que je n'ai jamais abordé avec vous, je ne me suis pas résolu à les risquer. C'est une occupance périlleuse s'il en est une, car il faut se prérequir d'un excellent escabeau et posséder un doigté certain, qui évitera une pluie de gyproc dans mon oeil et un tattoo de feu sur ta peau sauvage.

