Huit heures sans elle sont aussi longues qu'une vie sans bras droit
Vendredi matin, je me plaignais d'être Laure-less. Je le suis toujours. Ils me l'ont enlevée. Ça brise la base la plus solide sur laquelle repose mon bonheur au travail, c'est-à-dire : la routine. Son bureau à ma gauche, cruellement inoccupé, crie son nom en même temps que moi, et le logo Windows qui danse sur son écran en veille me nargue. Tout ce que je peux faire pour passer le temps est regarder
« la montagne » à droite, en écoutant chanter le cancer climatisé. Mais Laure est beaucoup plus divertissante.
Dimanche dernier, à la maison, j'ai sorti d'une boîte (on prépare un autre déménagement avec Mathilde alors, oui, on croûle encore et toujours sous les boîtes) un vieux livre que je désirais lire à nouveau. Sur le coup, je n'ai pas vraiment porté attention au titre. Ce n'est que le lendemain que j'ai constaté la coïncidence. Coïncidence que je considère comme une preuve supplémentaire de l'absence ressentie et du bouleversement de mon quotidien :

