Le français au Québec, c'est sacrer sacré
10 mai 2007
À l'instar de plusieurs autres jurons québécois, le mot crisse (du grec χριστός) peut s'avérer un verbe très agréable à conjuguer lorsqu'on le fait correctement (je m'en crisse) et en bonne compagnie (nous nous en crissons). Mais lorsqu'on emploie ce mot comme nom ou adjectif, et qu'il faut le mettre au pluriel, ça craint. C'est pas super beau.
Observons cet esthétisme discutable dans les exemples suivants :
- Ils n'ont pas voulu m'accorder de prêt, les crisses.
- Ce sont des crisses de mangeux de marde.
- Les crisses de banques.
Ce sont des exemples choisis au hasard, sans rapport avec ma situation financière actuelle ni celle qui prévaudra dans les six prochains mois.
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