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De l'observation de panneaux et des manières d'améliorer l'état du réseau routier de la nation

10 mai 2007

En roulant (c'est-à-dire : en servant de co-pilote) vers Toronto samedi dernier, j'ai réalisé une chose : les noms de villes au Québec sont souvent beaucoup trop longs. Pourquoi Salaberry-de-Valleyfield ? Pourquoi St-Stérile-de-Wendover ? Pourquoi Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, quand une est déjà bien assez ? Pourquoi des noms tellement longs que quand tu finis de les prononcer tu es déjà rendu au village suivant ?

Si l'on réduisait dès maintenant la longueur des dénominations municipales, nous pourrions faire des économies substantielles sur la quantité de tôle nécessaire pour fabriquer les pancartes, puisque les mots prendraient moins de place.

Les argents ainsi épargnés pourraient être investis dans notre réseau routier, de manière à doter les autoroutes du Québec d'une chaussée de meilleure qualité résistant mieux aux misères de l'hiver; de cônes oranges plus beaux et plus brillants dans les phares de la nuit; de sorties plus excitantes (avec souper au restaurant, boîte de nuit, etc.); de pancartes « Attention aux chevreuils » avec des néons mauves tout le tour; de glace noire, mais au chocolat; d'un Arc de triomphe à l'entrée de St-Hyacinthe; de gros véhicules avec des grosses brosses en-dessous pour nettoyer la chaussée, comme en ville. Ou encore acheter un Hummer à chaque enfant défavorisé qui ne mange pas à sa faim en se marchant jusqu'à l'école chaque matin nu-tête sans déjeuner dans la neige pour être victime d'intimidation et se faire taxer son lecteur mp3.

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