Dry Drunk Emperor
« C'est quoi ça ?! »
Sécurité maximum au Théâtre Olympia pour TV on the Radio hier soir. J'arrive en retard, comme d'habitude et comme partout. J'enjambe un banc de neige immense sur Ste-Catherine. Ça doit pas être le fun être nain un lendemain de tempête. Contourne trois ou quatre fumeurs et franchis les portes. Le show vient de commencer, apparemment. Un manteau immense, une haleine de boisson, écran de buée dans les lunettes, j'ai une dame à droite qui veut me faire placer les bras en croix, pendant que je m'entortille dans ma chaîne de porte-monnaie, d'où je réussis à sortir un gros billet de concert plié en deux.
Le(s) bras en moitié de croix, le droit tendu avec le billet déplié au bout des doigts, je me fais fouiller le long du corps, d'un coup j'aurais apporté un couteau. Et du côté gauche j'ai un sac en bandoulière, ouvert pour que l'autre agent en toise sommairement le contenu.

Je réponds : « Du gel. »
Il cogne sa lampe de poche sur la boîte de Dax en métal.
« Du gel, de la pommade. Pour les cheveux ! »
Je pense pouvoir passer et, un petit bout de ticket déchiré en moins, j'essaie de me diriger vers le vestiaire (complet), quand il taponne le devant du sac, un zipper qu'il n'avait pas ouvert.
« C'est quoi ça ? »
Je dézippe : « Du Speed Stick. »
« Hein ? »
« Du Speed Stick ! »
Une fois de l'autre côté, l'Olympia est immense. Et c'est ultra-plein. Essayé de voir Tévé dans la Radio pour la quatrième fois. Rien vu. J'avais bu une bière et descendu une bouteille de rouge à moi tout seul à la maison, avant de partir, en écoutant tout mon iTunes sauf YouTube on the Radio, paradoxalement. J'ai vaguement souvenance d'un ou deux coups de fil, mais sans plus. D'une autre bière là-bas. Du show, pas grand chose.
Pour ceux qui s'étonnent que je traîne la pommade et le déodorant avec moi, dans mon sac, et qui se demandent si c'est une habitude : oui, c'en est une.
