Les animaux au service de l'homme (1 de 2)
J'ai décidé d'occuper mon printemps à dresser des écureuils pour l'attaque. On en a beaucoup en ville, ce sont des créatures sans peur et sans reproche, et ils prolifèrent sans que personne n'ait pu déterminer leur utilité.
Donc, une fois la St.Patrick passée, je m'y mets. Une vraie armée de l'ombre avec des grosses queues poilues. Ils guetteront les gens qui sortent leurs ordures, organisant une véritable psychose dans la ville et ses arrondissements. Ils rongeront les tibias pour invalider leurs proies, celles-ci s'affaibliront sur les galeries en se vidant de leur sang, qui coulera goutte à goutte entre les lattes de bois franc traité sous pression grâce à Thompson Water Seal.
Puis le citoyen toujours vivant aura le coeur dévoré par l'écureuil.
Ensuite, l'animal mangera les rognons.
Ça va sentir la peur, mais pas juste ça : les citadins terrorisés à la seule idée de sortir s'enfermeront dans leurs appartements, où les déchets domestiques s'accumuleront. Il y aura moins de déchets dans la grande décharge municipale, David Suzuki viendra tout content pour nous congratuler et, je sais pas moi, remettre les clés du Japon au maire de Montréal.
En revanche, il y aura épidemie de peste dans les maisons. On aura des bubons partout. On ne fait pas de sélection naturelle sans casser des oeufs.
