À la suédoise
Ouais, eh bien on repart. Encore. Dans dix dodos, je remballe tout, toutes les boîtes qui n'ont pas été ouvertes depuis le déménagement en septembre. Il me semble que ça fait cent ans de déménagements, je ne compte même plus. Je m'ennuie de l'Est, de la rue Ontario, je n'imagine même pas passer un été loin d'elle. Mais je me raproche quand même, du moins de quelques rues. Je me rapproche surtout de la maison de Leonard Cohen, en fait. Mon passage dans Foutremont, fut foutrement plate, et bref. Jean Lapierre est parti pendant que j'y étais, c'est au une bonne chose de faite. Je déprime déjà depuis une semaine à l'idée de rembarquer tout ça, et surtout à l'idée de quitter Mathilde, brillante quilleuse et femme du monde. Je serais bien resté là dans le fond. Même malgré le concierge, le chauffage qui ne chauffe jamais, et la 161 Van Horne qui passe toujours trop tôt les samedis matins.
Ce soir, c'est un grand soir : je vais chez Ikea pour la première fois de ma vie. Tout le monde est excité pour moi. On en ressort transformé, parait-il. Mon relevé de carte de crédit risque d'en ressortir dans le même état.
