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Bienvenue chez vous

17 février 2006

I can't live in a country where an anti-abortion redneck homophobic neo-con asshole is elected prime minister. I'm leaving Canada. Fuir Stephen Harper et les cons-servateurs. Vous aussi, n'est-ce pas ?
Mais voilà: pour aller où ? Dans les contrées progressistes des États-Unis d'Amérique ? Peut-être pas. Il y a peut-être mieux.

I'm moving to Rappazland. Vous êtes invités d'ailleurs.
Rappazland, un pays merveilleux construit sur les ruines de nos ambitions...

À Rappazland, il y a de tout, en abondance, et personne ne manque jamais de rien. Les chiens jappent, parfois même à l'envers, juste parce qu'ils aiment ça. Même les gens jappent. Rappazland, c'est Tom Sawyer et Peter Pan en un. C'est Renoir qui buttfucke Norman Rockwell en plein milieu d'un déjeuner sur l'herbe.

Chaque matin vous vous réveillerez au son de l'aurore boréale, et un harfang des neiges vous (éjac)ululera gaiement dans un rai de bonheur et de clarté aubépine.

Rappazland est peuplé de gens de toutes les formes et de toutes les couleurs, au milieu duquel tu évolues dans un bonheur parfait, et toutes ces têtes hochent dans ta direction, et tous les sourires te sourissent. Partout où tu vas, se trouvent des êtres merveilleux qui te lancent:
« Bonjour chez vous! Bonjour chez vous! »
Partout où tu vas ce n'est que splendeur, splendosité, et bonjour-chez-vous.

Quand tu viens au monde à Rappazland, tu reçois la visite de trois créatures fantasmagoriques qui te guideront dans la voie à suivre et te fournirons les réponses à toutes les questions: l'alexandresavard du passé, l'alexandresavard du présent, et l'alexandresavard de l'avenir.

À Rappazland, la bière rafraîchit en t'attendant dans des contenants d'eau de source virés à l'envers dans chaque corridor.

À Rappazland, ya rien qui pue. Tu peux fumer des pelures de bénanes pi ça pupa.

À Rappazland, les filles chizent des étoiles.

À Rappazland, tu peux faire des tours de pélican.

À Rappazland, quand tu te coupes un doigt, c'est du schnaps aux mûres qui coule.

À Rappazland, tu peux te marier avec une chèvre, juste poulefonne.

Rappazland change de couleur quand tu veux, c'est comme un View Master devant tes yeux.

À Rappazland, tu peux faire ça en arrière du rocher.

À Rappazland, tout le monde à un p'tit singe capucin pour faire le ménage.

À Rappazland, toutes tes cicatrices d'acné disparaissent instantanement, garanti ou argent remis.

À Rappazland, Black et Decker sont pu en chicane, pi le Clan Panneton est revenu ensemble comme une grande famille.

À Rappazland, tu peux pêcher des poissons d'argent, des dorés dorés, des achigans magiques, des perchaudes enchantées, des barbus tout nus, des crappaz soleil, des raies. Pis les poissons se font jamais faire mal. Les poissons ont des jambes, mais cachées en dessous d'eux, pis toi y te pousse des branchies.

Who needs Canaduh when you've got Rappazland !
Joignez-nous maintenant, à grands coups de bonjour-chez-vous.

Quand tu arrives à Rappazland, ils te donnent une montre !!!

À Rappazland, ya même du monde qui ont l'air de ça:

Sans oublier les ballounes:

Rappazland est accessible via taxi. Lorsque celui-ci atteint les 88 miles à l'heure, tu te retrouves chaussé de Nike futuro-cagilifrigilistiques genre 2015, tu vois la face de Apu Nahasapeemapetilon et aussi celle de Flea, qui te souffle de l'air chaud à la vitesse du son pi d'l'avoine à travers la fente entre ses deux dents d'en avant; et là tu te ramasses BANG dans Rappazland, ou t'entends un gros gros écho qui te dit et te re-dit: « BONJOUR CHEZ VOUS, BONJOUR CHEZ VOUS, BONJOUR CHEZ VOUUUUUUUUUUS ».

Pour aller à Rappazland, peu importe d'où tu pars, LE TAXI COÛTE TOUJOURS 7.70$ !
$7.70

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