Les cantiques
26 janvier 2006
La Presse, achetée le lendemain des élections en me rendant au travail, traînait sur ma table de cuisine. Toujours pratique de garder ça à portée de main, les toilettes sont pas trop loin et ça pourrait servir.
En page A11 de l'édition de mardi, quelque chose qui rejoint tout à fait un des points de vue que j'exprimais le matin du vote, lundi le 23, dans une entrée intitulée « Des élections et des pommes de terre », et qui correspond au sentiment ressenti après l'agression électorale nocturne dont j'ai été victime quarante-huit heures avant, sur la rue Rachel. Je lisais ce passage de Foglia juste tantôt, et j'appréciais la justesse de l'intervention:
« La même rengaine toutes les maudites fois. Tous ces clichés comme des cantiques jamais revisités, jamais personne pour se demander, cout'donc, c'tu vrai ?
N'oubliez pas d'aller voter là.
Oui môman.
N'oubliez pas là!
Arrête.
C'est important là.
Tais-toi.
Je pompais en écoutant Nicoloff et ses invités redirent leurs redites. Y'a des pays où y voudraient aller voter mais y peuvent pas... Tu me la sors encore une fois, celle là, pis j'y vais pas.
Ça a pris moins d'une minute. (...) ce prêchi-prêcha de dernière minute, outre de véhiculer des faussetés, n'a jamais convaincu un seul citoyen d'aller voter. Hier il en a coinvaincu au moins un de ne pas y aller. Moi. »
Source: Pierre Foglia « Le Canada s'est couché content », La Presse, 24 janvier 2006.
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