Rock & Roll Suicide
J'ai juste tourné les 27 ans, âge absurde, mythique et surréel, et passé out quelque part le soir même où je suis rentré de New York. Juste pour me rendre compte que la ville dans laquelle je revenais, la mienne, celle où j'habite comme résidant impermanent, celle où je fonde ma dynastie, celle où sur cette pierre je bâtirai mon église, est un lieu fort étrange, qui conserve toute son étrangeté même après s'être frotté, avoir zigné quelques jours avec la métropole des Métropoles.
Tout à Montréal, ce n'est pas qu'un mauvais cliché, c'est aussi un fait réel, scientifiquement prouvé, n'est que débaucherie, rock and roll, fucked up relationships, et frenchkissage de son voisin (ou voisine) dans le plus pur chaos. Un furieux mélange de relents de libertinage d'il y a trois siècles et d'alcoolisme tibétain.
Vingt-sept ans, âge absurde, mythique et surréel, est aussi, dans un autre ordre d'idées, l'âge où le mâle hétérosexuel blanc d'Amérique du Nord se rend compte que l'humanité à un crush indiscriminé sur lui, et qu'il peut jouer autant sur le terrain de chasse des nouveaux trentenaires que sur celui des pisseuses de 19 ans. Ça m'occasionne plusieurs envies furieuses, celle de m'enfermer dans ma chambre, et d'autres plus furieuses encore.
