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La revue de presse inutile

04 août 2004

Le «pyromane de Centre-Sud», qui a allumé deux incendies en moins de 36 heures dans les derniers jours de juillet, s'est muté, gracieuseté d'un porte-parole du service des incendies de la Ville de Montréal, en «pyromane du Plateau».
Pendant que le poste de quartier 21 m'envoie des avis dans ma boîte aux lettres, me sommant de vérifier mes avertisseurs de fumée, de ne pas laisser de déchets traîner dans la cour arrière et de me renseigner sur le plan d'évacuation de mon immeuble, le Plateau Mont-Royal me surprend par derrière et me vole mes pyromanes !
Laissez nous nos rôdeurs ! Laissez nous nos incendiaires de ruelles ! Laissez nous nos allumeurs d'ordures !

Le Journal de Montréal aurait bien voulu imputer au so-called «pyromane de Centre-Sud et/ou Plateau» la responsabilité des quelques autres incendies criminels survenus, par exemple, à Verdun. C'était presque avec dépit que l'on mentionnait qu'il n'y avait pas de lien entre ce brasier et ceux des nuits précédentes.
Même La Presse s'en est mêlee. Pendant que Pointe-Saint-Charles flambait à bouche que veux-tu (on devait apprendre plus tard que les flammes avaient été provoquées non pas par un pyromane machiavélique mais par un enfant de quatre ans qui jouait avec des allumettes !), elle titrait à sa une de mardi: «Vague d'incendies».
Faute de mieux, notre bon gros journal épais du mercredi a cru bon de nous informer, le 4 août, que Montréal venait de vivre une nuit sans incendie criminel. Incroyable !

Vague d'incendies ou pas, suis-je donc le seul à remarquer -et c'est là que je voulais vous amener avec ce pénible préambule- que tous ces feux se produisent à peine quelques jours après l'inhumation du regretté Sacha Distel, flamboyant interprète de L'incendie à Rio.
Coïncidence ?

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