Ill communication (5)
Moi je n'écris pas pour moi. Pas QUE pour moi. J'écris pour toi, lecteur fictif et/ou lectrice fictive, et j'écrivais pour toi avant même que je puisse soupçonner la présence de lecteurs et lectrices réel(le)s. Parce que ce n'est pas une fucking thérapie. Parce que c'est plus qu'une simple manière de vidanger mon esprit de tout ce qui y passe, tout ce qui s'y bouscule, tout ce qui y vagabonde. C'est aussi un projet. Un projet parmi tant d'autres, peut-être pas le plus important, surement moins important que d'autres, mais un projet quand même. Parce que c'est comme ouvrir un micro et parler: il faut que je te devine, que je croie en ta présence, que j'aie la foi en ta présence, même (et surtout) lorsque tu ne la manifestes pas. Alors je t'imagine, je t'invente. Je te parle à toi, je t'écris à toi. Je nous rends les communications moins impossibles.
