L'abondance retrouvée
Pourtant plongé tête première dans la marge de crédit, suite à mes honteux errements budgétaires de jeudi dernier, puis renfoncé de plus belle par l'achat (essentiel) de mon billet pour les Pixies, samedi, j'ai constaté avec stupéfaction, en ce début de semaine, que mes coffres s'étaient mystérieusement renfloués, et que le découvert de mon compte de banque s'en trouvait effacé.
Remboursement d'impôts providentiel, oeuvre d'un mécène anonyme, ou découverte d'une manière inédite de multiplier ses avoirs de façon exponentielle, tel un Jésus mercantile, un fils de God Money, bénis soient les riches, en vérité je vous le dit et ainsi de suite ?
Aucune idée...
Mais en attendant de trouver la solution à l'heureuse énigme, j'achète, comme prévu, mon billet pour le concert des Darkness.
Ami(e)s et ennemi(e)s de Québec Citi, s'il fait beau le 21 juin vous risquez, au Vieux-Port, à l'extérieur, de vous amusez beaucoup plus que moi, reclus le lendemain soir avec ces headbangers britanniques de mauvaises familles dans un aréna de Verdun-là-où-c'est-Vert-et-Brun, mais peu importe...
Acheté aussi: mon billet pour la visite prochaine, au Café Campus, du groupe emblème de mon passage contemplatif en Alabama, en décembre dernier.
My Morning Jacket aura rendu presque sublime la succession de tous ces villages bucoliques aux patronymes plus alléchants les uns que les autres: Mobile, Montgomery, Troy, Greenville, Tuskegee...
Terminant enfin cette folle orgie de dépenses, je prévois me procurer tout à l'heure Under The Volcano, roman de Malcolm Lowry dont l'action se déroule à Cuernavaca, au Mexique, et que j'ai trouvé en librairie pour cinq dollars, dimanche, mais je n'en avais que trois, alors je suis ressorti avec d'incompréhensibles nouvelles au sujet de l'occupation de la France en quarante-quelque.
