Le lever du coude
Ici et là se disséminent les signes que je me transforme en vieux bonhomme. Au retour du travail, mardi après-midi, je me suis tapé une sieste de quelques heures, pour me lever à 21 heures 30, et... partir sur la brosse.
Précaution qui s'avéra d'une justesse inestimable, puisque je ne regagnai pas ma couchette avant 4 heures 15 ce matin, pour me réveiller exactement deux heures plus tard, sans trop me souvenir de mes derniers instants d'éveil, à part le fait que j'ai (plutôt inutilement) retardé d'un quart d'heure la sonnerie de mon réveil.
À sept heures, rêvant d'une soupe aux tomates (remède ultime et personnel contre tout les maux qui existent sur terre, dont évidemment la gueule de bois) que je n'eus jamais le temps de préparer, je me présentai au boulot finement pompette et le sourire facile.
Je m'embourgeoise. Je prévois mes beuveries et m'astreint à une stricte discipline physique et mentale, afin d'assurer le succès de ces dérapages, et assumer avec brio les lendemains de levers de coude.
