Du semi-confort matériel et de la
satisfaction qui en découle
(Beverly Hills, that's where I want to be?)
Ayant éludé la question du loyer d'avril, que j'ai dû assumer seul, je me suis hier lancé à fond la caisse dans un marathon de dépenses, qui m'a fait dilapider la quasi-totalité de ma paie hebdomadaire. Maintenant, je n'ai presque plus d'argent; je m'en trouve fort satisfait.
Entouré de mes rarissimes possessions matérielles, je me vautre dans le plaisir de rester enfermé chez moi (dans mon taudis semi-confortable) malgré les invitations à sortir et les coups de sonnettes incessants des livreurs de pizza égarés.
Je me complais et je défie quiconque d'ébranler ma satisfaction, futile peut-être, mais néanmoins réelle.
Je profite du lecteur DVD, bon marché mais fonctionnel et encore tout brillant, exempt de poussière, que j'ai acheté jeudi soir. Et je me repasse inlassablement le tout nouveau Treasures from the vault de Weezer, malgré les caprices du téléviseur défectueux, abandonné dans le salon par la mythique Raphaëlle -mon âme soeur inconnue, qui déserta l'appartement avant que je n'investisse les lieux, en février.
