Vivre avec Wayne
Mon ancienne colocataire, qui avait quitté l'appartement le matin du 1er avril, est passée hier, vers 21 heures, chercher le reste de ses affaires, qu'elle n'avait pas eu la possibilité de déménager à sa nouvelle adresse. C'est ainsi que j'ai perdu l'accès à la télévision non-cablée et au magnétoscope, le tout en plein milieu de la digestion à laquelle je m'abandonnais depuis peu, ainsi que d'un épisode de la sixième saison des Simpsons (épisode #2F07: «Sir, you look like a man who needs help satisfying his wife ») entamé aux trois quarts.
J'ai en revanche hérité d'un bureau noir dont elle ne voulait plus.
Je suis sorti faire un tour, question d'acheter un p'tit Seven Up avec, sur la bouteille, la photo de Wayne Gretzky, le Great One, ce great canadian dont le profil droit devrait logiquement apparaitre au revers des pièces de 25 cents en lieu et place de celui d'Elizabeth II, qui indiffère tout citoyen pourvu de raison d'un bout à l'autre de cette vaste contrée rouge et blanche entailleuse d'érables.
En revenant, je n'avais plus de table dans ma cuisine.
