Rock and roll et pauvreté
10 avril 2004
Je suis pauvre comme (quelqu'un qui n'a pas de) Job, sauf que j'en ai une.
Réduit à manger des spaghettis vulgairement arrosés de jus de tomate en canne, Saint-Henri-style, baby. À la cuisine, isolé et indigent, pauvre de contacts réels mais riche des plus beaux contacts virtuels, des plus encourageants courriels. Je vide mon compte de banque et ma boîte de réception. Le frigidaire se découvre de nouvelles formes de vie, et je m'invente une nouvelle nuit de travaux forcés.
Frederic Rappaz © 2002-2008
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