À mon réveil ce midi
04 avril 2004
À mon réveil ce midi, il grisaillait. Puis il a plu, merdouillé, ultimement neigé. Toujours il ventre et sur ma route les gens sont tous terriblement vieux ou terriblement laids. Je cherche, de café en café, de pawn shop en pawn shop la manière d'époiler la laideur.
Prudemment je vous ai fui, prudemment je vous décaféine. Imprudemment, je rentre et je m'éventre entre quatre murs. Vagabondages pour claustrophobe.
J'incendierai les lavoirs, incendierai les devoirs, incedierai l'obligation d'élever ce cerveau à l'ignition.
J'atermoierai tout.
Frederic Rappaz © 2002-2008
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