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La paix retrouvée

06 janvier 2004

Je me suis réjoui immédiatement d'une première différence, dimanche après-midi, lorsque j'eus rejoint, après mon arrivée en autocar, le centre de Cuernavaca, et que je me mis à la recherche d'un hôtel. Le prix des chambres est beaucoup moins élevé dans ce coin du pays, à plus forte raison depuis que les vacances de Noël sont terminées.

À peine peut-on remarquer une légère augmentation des tarifs, dans les comidas corridas (sortes de cafétérias familiales que l'on retrouve partout au Mexique), par exemple la fin de semaine, alors que les résidants de México viennent passer leur weekend à Cuernavaca.

Je trouvai encore plus réjouissant de constater qu'à Cuernavaca, les Mexicains s'occupent à leurs activités habituelles sans que celles-ci ne soient absolument dépendantes de l'afflux touristique.

Il m'est donc enfin possible, pour la première fois peut-être depuis Guadalajara, de goûter la liberté de me balader au centre-ville, de m'attarder devant une quelque boutique, d'observer le menu qu'un restaurant affiche sur le trottoir, ou simplement de m'arrêter trois secondes sur le coin d'une rue sans être interpellé par un indésirable, vendeur de souvenirs, de croisières, de tatouages mal faits ou de substances illicites.

Cette cité ensoleillée est agréable, relativement calme malgré l'activité normale qui agite une ville d'un million d'habitants.

Après quarante-huit heures pénibles à me perdre dans Acapulco, je peux vivre ici comme je vis chez moi, et j'envisage de m'y attarder aussi longtemps qu'il me plaira de vagabonder autour de l'hideuse statue de Benito Juárez, de flamber mes pesos aux arcades, d'acheter un café digne de ce nom en face du zócalo, d'ingurgiter quantité de piments farcis au restaurant Taxco de l'avenue Galeana, et d'observer les putes au coin de ma rue.

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