No fun in Acapulco
ACAPULCO (GUERRERO) -
Les 18 et 19 décembre, j'ai passé vingt heures en autobus, entre New York et Atlanta.
Le second plus long trajet de ce voyage jusqu'ici, fut celui entre Puerto Vallarta, que j'ai quitté à 20h30 le 1er janvier, et Acapulco, où je suis arrivé hier à quinze heures.
Je me suis éloigné rapidement des voyageurs qui congestionnaient le terminus d'autocars, et me suis empressé de contourner les désagréables chauffeurs de taxis qui me sautent littéralement dessus dès ma sortie du central (« ¡Taxi, amigo! ¿Hotel, zocalo ? »), et que je ne prends même plus la peine de regarder.
Je suis un as des autobus de ville mexicains maintenant. Je les aime tellement que j'en oublie de descendre...
Ou plutôt: je rate la rue où je devrais descendre, car, à Acapulco, installer des plaques indiquant les noms des rues ne semble pas occuper une grande part du budget municipal.
Je me suis promené, par une chaleur étouffante, avec tout mon bagage, chargé comme un âne, pour trouver le vieil Acapulco, où se trouvent les hôtels les moins dispendieux, en m'entêtant et refusant catégoriquement d'avoir recours à un taxi.
Je loge maintenant dans un joli hôtel rose et blanc, dans une rue non-identifiée. Cette ville est inhospitalière, sale, bruyante et polluée. J'y cherche des traces du King...

