Nostalgies
PUERTO VALLARTA (JALISCO) -
L'hôtel Azteca, que l'on m'avait recommandé et qui semblait fort convenable, était malheureusement complet hier soir, ce qui est peu surprenant lorsque l'on considère le nombre impressionant de touristes américains et canadiens qui passent leurs vacances de Noel à Puerto Vallarta.
J'optai donc pour un autre endroit, quelques mètres plus loin sur la rue Madero (même nom de rue que celle où je séjournais à Guadalajara).
Une grosse dame sympathique, bien que vaguement confuse, m'offrit de visiter les habitaciones situées à l'étage, dont une grande pièce dépourvue d'insectes, mais néanmoins sale, sommairement peinte d'un jaune moutarde peu râgoutant.
Le plancher ne semble pas avoir été nettoyé depuis le départ des voyageurs qui m'y ont précédé, il y a une douteuse tâche de couleur sang sur un des murs, et remplacer l'ampoule grillée de la salle de bains n'aurait tué personne...
À 125 pesos la nuit, j'outrepasse mon budget quotidien, mais je n'ai que moi à blâmer pour ne pas avoir voulu chercher plus longtemps, hier soir, dans cette petite ville encore inconnue. Je compte bien y remédier...
Cepandant, ce ne sont ni les murs crottés ou la rue bruyante, d'où me parvient musique et cris, qui m'ont empêché de trouver le sommeil la nuit dernière.
C'est plutôt que je m'ennuie déjà des nuits fraîches dans ma paisible petite chambre de la Posada San Pablo, bien peinard sur les toits de Guadalajara, à écouter aboyer les chiens errants.
