Mais déjà les choses vont mal. Le 13 octobre (2002), j'explose parce que je crois que mon ancien propriétaire, ou son concierge, ou son concierge remplaçant, a jeté ma boite de livres.
Fouillant frénétiquement dans mon garde-robe à la recherche des biens disparus, le carton usé d'une de mes vieilles boites, une de celles que je trimbale d'une ville à l'autre, et d'un appartement à l'autre, depuis six ans, cède. Son contenu se répand sur le sol.
Je veux tout détruire. C'est l'incident banal, en apparence anodin malgré son caractère désagréable, qui me pousse presque à franchir la mince frontière entre la sanité et la démence. Comme Michael Douglas, qui se voit refuser un petit déjeuner chez McDonald's, dans Falling Down (L'Enragé), et qui ouvre le feu dans le restaurant...
«Je lui ai dit que si (...) ça ne fonctionnait pas, je disparaitrais et changerais d'identité. Je ne blague pas. C'est vrai. » (13 octobre 2002)
Mon obsession pour New York se réveille, s'exacerbe, et je fomente un plan pour m'y rendre le 12 décembre, un mois plus tard...
aliénation évitée, effectivement. Désolée d'avoir écrit ces paroles, ça a falli me rendre folle d'avoir cette chanson dans la tête pendant plus de deux heures... j'espère que ça a eu cet effet là juste sur moi.
moi c'était une tranche de pain. Et un couteau à pain. En novembre. Il y a un ou deux ans, je n'ai aucune notion du temps. J'avais commencé à m'entamer le doigt, j'étais rendue assez profond dans la chair et j'étais telleemnt enragée que je ne le sentais pas.
C'est vrai ça... c'est épeurant des fois de voir ce que peut faire la rage... ça m'arrive souvent de crier ou d'enrager pour des choses plus ou moins importantes... c'est un peu paniquant de voir comment on peut perdre le contrôle parfois.
Frederic Rappaz © 2002-2005
Tous droits réservés
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I'm leaving today
I want to be a part of it, New York, New York
These vagabond shoes
Are longing to stray
And make a brand new start of it
New York, New York...