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Un Vagabond à New York City (2)

06 septembre 2003

PENN STATION
Le train entré en gare à 20h20, j'errais au milieu des voyageurs sans but particulier, sinon trouver le moyen de m'extirper de ces couloirs et d'émerger du flot de voyageurs.

Ni les lumières de la ville aperçues précédemment par les fenêtres du train, ni ces omniprésents drapeaux américains suspendus au plafond de la gare, ne me persuadaient que j'étais parvenu à destination.

J'ai compris que le but était atteint lorsque l'escalier roulant m'a mené sur la 7ème avenue.

PREMIERE RENCONTRE
Deux types, au sommet des escaliers, vendaient des trucs, des fleurs je crois, et criaient des choses auxquelles je n'ai porté aucune attention.
Dehors il y avait New York. New York le soir. Déjà, des taxis jaunes.
Déjà, beaucoup de taxis jaunes.

Et surtout, une chaleur intense, une humidité rassurante qui vous entoure, vous englobe et vous surprend d'autant plus que vous avez quitté un Montréal assombri par les nuages et passé une journée dans les bus et les wagons climatisés.

Je souhaitais régler, dès mon arrivée, la question de l'hébergement, et je m'engouffrai, après quelques brefs appels logés d'une boite publique, dans Penn Station, pour trouver le chemin du métro newyorkais.

PREMIER VAGABONDAGE
Sans trop comprendre les subtilités des sinueux parcours du métro, je me suis engagé dans le premier wagon venu, pour en descendre au coin de la 103è rue et Central Park West.

L'hôtel se trouvait une avenue à l'ouest de l'endroit ou j'étais sorti du New York sous-terrain, ce qui ne m'a pas empeché de prendre illico la mauvaise direction.
Je ne trouvai donc pas l'hôtel, d'autant plus qu'il n'y avait rien à comprendre parmi les notes et les chiffres confus, imprécis, que j'avais inscrit sur ma main gauche. Il a fallu téléphoner une seconde fois.

HOTEL
Au Central Park Hostel, j'ai payé pour deux nuits. J'ai regardé les lieux, pas extraordinaires mais propres et somme toute bien tenus -pas d'insectes en vue... du moins pas encore- puis je suis redescendu au lobby pour décider de la suite de cette première soirée en tête à tête avec New York City.

J'amenai avec moi mon unique bagage, qui devait m'accompagner durant tous les vagabondages qui ont peuplés ces trois jours et ces trois nuits.

SECONDE RENCONTRE
Dans le lobby de l'hotel, j'ai feuilleté un Village Voice.
Au Roseland Ballroom, 52è rue, il y avait ce soir là Iggy Pop and the Stooges.

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