Juin, ou comment gaspiller trente jours de sa vie
Je suis heureux de constater que j'ai survécu à un autre déménagement, mon quatorzième depuis mes dix-huit ans (à moins que j'en oublie).
Il aura fallu six bras, quatre voyages de Ford Faux-cul, un greatest hits des Cure, et un concierge me harcelant pour que je lui rende les clés de l'immeuble, pour que mes effets personnels et moi-même accomplissions sans anicroche le trajet du point A au point B.
Caméléon a quant à elle pris la route de Québec; nous nous sommes en effet separés après plus de 2 ans et demi de vie commune.
Bref, tout s'est bien déroulé; j'en suis d'ailleurs le premier surpris.
Apres le déménagement, on a bouffé dans un Thai. Je me suis étouffé avec la soupe trop épicée, et en soirée j'ai épongé mon stress en allant boire dans ce bar cool, le Missy, que personne ne sait trop qu'il est cool -à part moi.
Maintenant, mon principal objet de préoccupation est de rendre habitable my brand new taudis.
Une tache à laquelle je me consacre, tout en refoulant ma honte d'avoir gaspillé complétement mon mois de juin 2003 à grands coups de quarts de travail de 13 heures et d'interminables journées sans sommeil.
