Bières et boîtes
«I was trying to feel some kind of a good-by . . . I don't care if it's a sad good-by or a bad good-by, but when I leave a place I like to know I'm leaving it. If you don't, you feel even worse»
(J.D. Salinger "The Catcher in The Rye" -1951.)
Or donc, j'ai trouvé un nouveau taudis à habiter. Ma compagne verdâtre et moi partons demain.
Tout à l'heure, j'ai marché de chez moi jusqu'à l'arrêt d'autobus en me disant que ce serait la dernière fois. J'ai remarqué des noms de rues que je n'avais jamais retenu en 13 mois. Je savoure mon départ.
Il a été moins long que prévu d'empaqueter mes effets personnels. Tout ce que ça m'a pris, c'est un coup de pied au cul et trois bières : une pour me rafraichir parce que faire le ménage me donnait chaud, une deuxième pour m'encourager à continuer, une dernière pour m'étourdir en contemplant les boites empilées dans le salon.
Pour faire changement, je vais essayer de terminer le tout comme il faut demain. Le déménagement, pas la bière. C'est comme ça.
