Lettre au roi du rock'n'roll
C'est aujourd'hui le premier jour du mois, j'ai tourné la page de mon calendrier Elvis.
J'aime bien la photo de juin: Elvis y est photographié à l'arrière d'une vieille voiture bien old school qui n'était ni vieille ni old-school à l'époque, en 1956.
Et bien sûr, la photo est accompagnée d'une autre citation stupéfiante du King:
«You got in moods sometimes where you're happy, you get in moods sometimes where you're sad...
I guess everybody feels that way. It's human nature ».
Vois-tu, Elvis, je ne sais pas si on peut parler de bad moods, mais ces temps-ci nous vivons une période de pétage de plombs intensive (trademark). Mais je fais attention car je sais que je pourrais recommencer à devenir bizarre. Je m'efforce de demeurer sain d'esprit, je scrute mes gestes et analyse mes pensées avec la plus grande prudence.
Totalement improductif, je reste assis sur le rebord de mon lit, insensible au monde extérieur, à ce qui se passe hors de la pièce, à la pluie qui tombe encore dehors, au loyer à payer, aux travaux à débuter et au nouveau nid à trouver.
Le lecteur CD veut -exceptionnellement- collaborer. Tu me pardonneras de me taper une orgie intense de citrouilles, c'est juste ce qu'il me fallait...
Tu salueras John Lennon de ma part. Dis lui que Yoko semble bien se porter, malgré ses 70 ans, et que cette semaine, je l'ai vue sur le journal. Dis lui aussi que par les temps qui courent, on aurait peut-être besoin de lui ici-bas.

